Röntgen faisant la démonstration de sa découverte

Wilhelm Conrad Röntgen (1845-1923) fit la démonstration des rayons X, qu´il venait de découvrir, en photographiant les os d´une main à l´université de Würzburg, en Allemagne, en janvier 1896.

Photo gracieuseté de Parke Davis
janvier 1896
Würzburg, ALLEMAGNE
© RCIP 2001


Les rayons X furent découverts accidentellement par le physicien Wilhelm Röntgen alors qu’il étudiait les rayons cathodiques produits par un courant électrique traversant un tube de verre. Même si le tube était enfermé dans une boîte en carton noire, Röntgen remarqua qu’un écran de platinocyanure de baryum, qui se trouvait par hasard à proximité, émettait une lumière fluorescente chaque fois que le tube à rayons cathodiques fonctionnait. En faisant d’autres expériences, il détermina que la fluorescence était due à un rayonnement invisible plus pénétrant que les rayons ultraviolets, auquel il donna le nom de « rayons X » à cause de leur nature inconnue.

En janvier 1896, Röntgen présenta ses travaux à la Société médicale de Würzburg. Il fit la démonstration de sa découverte avec une radiographie de la main d’un anatomiste célèbre du nom de von Kolliker.

Röntgen reçut en 1901 le premier prix Nobel Pour en lire plus
Les rayons X furent découverts accidentellement par le physicien Wilhelm Röntgen alors qu’il étudiait les rayons cathodiques produits par un courant électrique traversant un tube de verre. Même si le tube était enfermé dans une boîte en carton noire, Röntgen remarqua qu’un écran de platinocyanure de baryum, qui se trouvait par hasard à proximité, émettait une lumière fluorescente chaque fois que le tube à rayons cathodiques fonctionnait. En faisant d’autres expériences, il détermina que la fluorescence était due à un rayonnement invisible plus pénétrant que les rayons ultraviolets, auquel il donna le nom de « rayons X » à cause de leur nature inconnue.

En janvier 1896, Röntgen présenta ses travaux à la Société médicale de Würzburg. Il fit la démonstration de sa découverte avec une radiographie de la main d’un anatomiste célèbre du nom de von Kolliker.

Röntgen reçut en 1901 le premier prix Nobel de physique pour sa découverte.
Réseau canadien d’information sur le patrimoine
© RCIP 2001

Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique créé lorsque des électrons à grande vitesse bombardent une cible métallique et entrent en interaction avec les atomes de cette cible. Les deux composantes essentielles d’un appareil de radiographie sont un tube à rayons X et une source de haute tension électrique (la bobine d’induction). Ces deux éléments étaient communs dans les laboratoires de physique de la fin du XIXe siècle.

Le premier tube à rayons X fut le tube de Crookes, une ampoule de verre sous vide partiel contenant deux électrodes, conçue par l’expérimentateur britannique William Crookes. Lorsqu’un courant électrique traverse le tube, un faisceau d’électrons est émis à la cathode et se déplace vers l’anode. C’est ce que les expérimentateurs du XIXe siècle appelaient un « rayon cathodique ». L’interaction du rayon cathodique avec les molécules de gaz contenues dans le tube ainsi qu’avec la paroi de verre provoq Pour en lire plus
Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique créé lorsque des électrons à grande vitesse bombardent une cible métallique et entrent en interaction avec les atomes de cette cible. Les deux composantes essentielles d’un appareil de radiographie sont un tube à rayons X et une source de haute tension électrique (la bobine d’induction). Ces deux éléments étaient communs dans les laboratoires de physique de la fin du XIXe siècle.

Le premier tube à rayons X fut le tube de Crookes, une ampoule de verre sous vide partiel contenant deux électrodes, conçue par l’expérimentateur britannique William Crookes. Lorsqu’un courant électrique traverse le tube, un faisceau d’électrons est émis à la cathode et se déplace vers l’anode. C’est ce que les expérimentateurs du XIXe siècle appelaient un « rayon cathodique ». L’interaction du rayon cathodique avec les molécules de gaz contenues dans le tube ainsi qu’avec la paroi de verre provoquait une fluorescence. C’est ce phénomène qu’étudiait Röntgen. Les rayons X étaient un effet secondaire dû à l’arrêt brusque des électrons lorsqu’ils frappaient l’anode. Les tubes de Crookes produisaient des rayons X « mous » c’est-à-dire à faible énergie.

Un appareil de radiographie ressemble beaucoup à un appareil photographique. Les rayons X provoquent des modifications chimiques qui ont pour effet de noircir une plaque photographique. Comme les rayons X traversent certains tissus plus facilement que d’autres, si l’on place une partie du corps entre la source de rayons X et la plaque photographique, on obtient une image de la structure interne. Par exemple, les poumons contiennent principalement de l’air et n’absorbent pas les rayons X. Ils sont donc noirs sur une radiographie. Par contre, les os absorbent les rayons X et sont blancs sur une radiographie.

© RCIP 2001

Tube de Crookes

Le premier tube à rayons X fut le tube de Crookes.

Fabricant inconnu
Musée de la santé de Kingston
Date inconnue
994010011
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Pendant tout le XIXe siècle, les médecins avaient cherché des moyens de visualiser l'intérieur du corps humain. La découverte des rayons X révolutionna le diagnostic médical. On disposait enfin d'un moyen d'obtenir des images de processus morbides dans un être vivant.

La radiographie fut rapidement introduite dans plusieurs centres médicaux. Moins de deux mois après l'annonce de la découverte de Röntgen, le physicien John Cochrane produisit des radiographies dans son laboratoire du Collège militaire royal de Kingston. Il fit des démonstrations publiques, et des médecins des environs lui demandèrent d'utiliser son appareil de radiographie à des fins de diagnostic.

À l'automne 1896, l'Hôpital général de Kingston fut l'un des premiers au Canada à faire l'acquisition d'un appareil de radiographie. Celui-ci comportait une bobine d'induction capable de générer une tension de 100 000 volts, ainsi qu'un tube à rayons X.

Le nouvel appareil de radiographie fut testé sur des volonta Pour en lire plus
Pendant tout le XIXe siècle, les médecins avaient cherché des moyens de visualiser l'intérieur du corps humain. La découverte des rayons X révolutionna le diagnostic médical. On disposait enfin d'un moyen d'obtenir des images de processus morbides dans un être vivant.

La radiographie fut rapidement introduite dans plusieurs centres médicaux. Moins de deux mois après l'annonce de la découverte de Röntgen, le physicien John Cochrane produisit des radiographies dans son laboratoire du Collège militaire royal de Kingston. Il fit des démonstrations publiques, et des médecins des environs lui demandèrent d'utiliser son appareil de radiographie à des fins de diagnostic.

À l'automne 1896, l'Hôpital général de Kingston fut l'un des premiers au Canada à faire l'acquisition d'un appareil de radiographie. Celui-ci comportait une bobine d'induction capable de générer une tension de 100 000 volts, ainsi qu'un tube à rayons X.

Le nouvel appareil de radiographie fut testé sur des volontaires. Son utilité fut démontrée par une radiographie de la main d'un volontaire.

James Third, le technologue en radiologie de l'hôpital, était partisan de l'emploi des rayons X pour le diagnostic précoce de la tuberculose dans les poumons et les articulations.

© RCIP 2001

John Cochrane

John Bray Cochrane (1860-1946), professeur de physique et de chimie au Collège militaire royal du Canada, fut la première personne à Kingston, en Ontario, à construire et à utiliser un appareil de radiographie.

Photo gracieuseté de la Bibliothèque Massey du Collège militaire royal du Canada.
1860 - 1946
Photographie
© RCIP 2001


Reproduction d´un appareil de radiographie d´époque

Reconstitution de l´appareil de radiographie acquis par l´Hôpital général de Kingston à l´automne 1896.

Fabriqué par Bernard Ziomkiewicz
Musée de la santé de Kingston - prêté par le Département de physique de l´Université Queen´s
vers 1996
Appareil de radiographie original (reproduction)
© RCIP 2001


Radiographie d´une main

Radiographie de la main d´un volontaire, prise pour tester le nouvel appareil de radiographie de l´Hôpital général de Kingston

Hôpital général de Kingston
Musée de la santé de Kingston
vers 1896
Kingston, Ontario, CANADA
Radiographie
997029001
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Radiographie d´un tubercule du coude

Radiographie d´un tubercule du coude, prise par le Dr James Third. Malgré la mauvaise qualité de l´image, on peut voir la raréfaction des os et l´enflure des tissus mous.

Hôpital général de Kingston
Archives de l´Université Queen´s
Date inconnue
Kingston, Ontario, CANADA
Radiographie
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant :

  • identifiera et appréciera la manière dont l’histoire et la culture façonnent les sciences et la technologie d’une société;
  • donnera des exemples de la manière dont les sciences et la technologie ont influencé le diagnostic et le traitement des maladies humaines et ont fait de la technologie médicale une partie intégrante de notre vie;
  • décrira les progrès scientifiques et technologiques passés et présents, puis présentera et appréciera leurs effets sur les individus et les sociétés;
  • décrira la manière dont les Canadiens ont participé aux sciences et à la technologie à l’échelle mondiale.

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