William Osler

William Osler était pathologiste, professeur clinicien, essayiste et historien. Il fit autorité à cause de son influence sur l’enseignement de la médecine. Plusieurs caractéristiques de la formation médicale moderne, dont l’enseignement en laboratoire et au chevet des patients, ainsi que le système d’internes et de résidents dans les hôpitaux, étaient autant d’innovations dont Osler se fit le champion à l’aube du XXe siècle.

Irma Coucill
De la collection permanente du Temple de la renommée médicale canadienne

© RCIP 2001


L’intérêt d’Osler pour les sciences remonte à son enfance, qu’il passa à Bond Head, près du lac Simcœ, en Ontario. Dans les années 1850 et 1860, Osler s’intéressait notamment aux grenouilles, poissons, insectes et autres espèces vivantes des forêts et étangs environnants. Il examinait au microscope les spécimens recueillis, ce qui était un passe-temps populaire à l’époque victorienne.

Osler eut la chance d’avoir accès à un microscope et à une collection de spécimens montés sur lamelle, une nouveauté à l’époque. Il devint rapidement habile à disséquer, examiner, monter et cataloguer tout ce qu’il trouvait. Avec les années, sa collection prit de l’importance. Avant même l’âge de dix-neuf ans, Osler décida d’entreprendre des études de médecine. Il passait de longues heures à disséquer des cadavres humains et poursuivit ces importantes recherches pendant de nombreuses années. Pour en lire plus
L’intérêt d’Osler pour les sciences remonte à son enfance, qu’il passa à Bond Head, près du lac Simcœ, en Ontario. Dans les années 1850 et 1860, Osler s’intéressait notamment aux grenouilles, poissons, insectes et autres espèces vivantes des forêts et étangs environnants. Il examinait au microscope les spécimens recueillis, ce qui était un passe-temps populaire à l’époque victorienne.

Osler eut la chance d’avoir accès à un microscope et à une collection de spécimens montés sur lamelle, une nouveauté à l’époque. Il devint rapidement habile à disséquer, examiner, monter et cataloguer tout ce qu’il trouvait. Avec les années, sa collection prit de l’importance. Avant même l’âge de dix-neuf ans, Osler décida d’entreprendre des études de médecine. Il passait de longues heures à disséquer des cadavres humains et poursuivit ces importantes recherches pendant de nombreuses années.

Après ses études de premier cycle à l’Université de Toronto, Osler compléta ses études cliniques à Montréal et obtint son diplôme de l’Université McGill en 1872.

Osler voyagea ensuite en Europe et en profita pour acquérir une précieuse expérience de laboratoire. De retour au Canada en 1874, il devint chargé de cours à l’Université McGill. Il avait vingt-cinq ans. Au cours des dix années suivantes, il fit à Montréal des recherches originales en pathologie (branche de la médecine qui s’intéresse aux causes, à l’origine et à la nature des maladies), en biologie et dans le domaine clinique.

Jeune professeur à l’Université McGill, Osler était tellement intéressé par la découverte directe qu’il acheta avec ses propres deniers des microscopes pour tous ses étudiants. L’achat par Osler de quinze microscopes importés de France amorça la création du premier laboratoire de physiologie au Canada.

© RCIP 2001

Lamelle de microscope

Spécimen d’insecte monté sur une lamelle de microscope

Fabricant incertain
Collection d\’objets du University Health Network
XIX siècle
1921.3.1
© RCIP 2001


Lamelle de microscope

Spécimen humain monté sur une lamelle de microscope

Fabricant incertain
Collection d\’objets du University Health Network
XIX siècle
1921.3.1
© RCIP 2001


Meuble de rangement du matériel de microscopie

Armoire à microscopie utilisée par Osler.

Fabricant incertain
Collection d’objets du University Health Network
XIX siècle
1921.3.1
© RCIP 2001


Microscope no 2 de Potter

Microscope fabriqué par A.J. Potter, de Toronto, et utilisé par Osler alors qu´il était étudiant

Fabriqué par A.J. Potter, Toronto
Collection d\'objets du University Health Network
vers 1861
1921.3.3
© RCIP 2001


Les idées professionnelles et les découvertes d’Osler devinrent si connues qu’il fut invité en 1884 à devenir titulaire de la chaire de médecine clinique à l’Université de Pennsylvanie. Il quitta non sans réticence son Canada natal pour s’établir à Philadelphie, où il poursuivit son enseignement non traditionnel au chevet des malades plutôt que dans une salle de cours. Il était d’avis que le travail du médecin consistait à « généraliser la maladie et à individualiser le patient ».

En 1889, Osler devint médecin-chef du nouvel hôpital Johns-Hopkins à Baltimore où, pendant les seize années suivantes, il donna forme à une nouvelle école de médecine. Pendant ses premières années à ce poste prestigieux, Osler parvint à trouver suffisamment de temps dans son horaire chargé pour produire son ouvrage le plus célèbre et le plus important, intitulé The Principles and Practices of Medicine [Principes et prat Pour en lire plus
Les idées professionnelles et les découvertes d’Osler devinrent si connues qu’il fut invité en 1884 à devenir titulaire de la chaire de médecine clinique à l’Université de Pennsylvanie. Il quitta non sans réticence son Canada natal pour s’établir à Philadelphie, où il poursuivit son enseignement non traditionnel au chevet des malades plutôt que dans une salle de cours. Il était d’avis que le travail du médecin consistait à « généraliser la maladie et à individualiser le patient ».

En 1889, Osler devint médecin-chef du nouvel hôpital Johns-Hopkins à Baltimore où, pendant les seize années suivantes, il donna forme à une nouvelle école de médecine. Pendant ses premières années à ce poste prestigieux, Osler parvint à trouver suffisamment de temps dans son horaire chargé pour produire son ouvrage le plus célèbre et le plus important, intitulé The Principles and Practices of Medicine [Principes et pratiques de la médecine], publié chez D. Appleton and Company en 1892.

Il rassembla dans ce livre les connaissances qu’il avait acquises au chevet de ses patients, au laboratoire, dans la salle d’autopsie, dans les publications médicales et par ses contacts professionnels. Ce livre fut adopté dans de nombreux pays et sert encore aujourd’hui d’exemple d’un excellent ouvrage médical.

Osler était un auteur brillant et prolifique, très versé dans toutes les sciences humaines. Il aimait tellement les livres qu’il obligeait ses étudiants à se constituer une bibliothèque personnelle. Sa propre bibliothèque, qui contient des revues scientifiques et médicales, fait partie de la Bibliothèque de médecine de l’Université McGill, sous le nom de Bibliotheca Osleriana. Cette collection est également connue pour contenir les cendres du médecin lui-même.

À Johns-Hopkins, Osler fut responsable de la conception de l’hôpital selon un modèle allemand, dans lequel des médecins étaient en charge de sections données et se rapportaient à un médecin-chef. L’hôpital disposait d’un réseau d’internes à court terme et pour des périodes prolongées. Des laboratoires bien pourvus étaient consacrés à la recherche et faisaient partie intégrante de l’école de médecine et de l’hôpital lui-même. En outre, pour la première fois, une école de sciences infirmières fut mise sur pied en tant que composante d’un hôpital moderne.

Osler était d’avis que sa réussite professionnelle résultait du régime de vie strict qu’il s’imposait. Il croyait en la tenue de listes d’objectifs à long, moyen et court terme. L’un de ses meilleurs conseils était de « planifier la journée, puis vivre le moment présent ».

© RCIP 2001

The Principles and Practices of Medicine

Pendant ses premières années à ce poste prestigieux, Osler parvint à trouver suffisamment de temps dans son horaire chargé pour produire son ouvrage le plus célèbre et le plus important, intitulé The Principles and Practices of Medicine [Principes et pratiques de la médecine], publié chez D. Appleton and Company en 1892.

William Osler (publié chez D. Appleton and Company en 1892)
De la collection privée de A.H. Little
vers 1892
© RCIP 2001


Vidéo sur les méthodes d´Osler

Ce vidéo, gracieuseté du Temple de la renommée médicale canadienne, illustre quelques-unes des idées d´Osler à propos de l´enseignement et de l´apprentissage de la médecine.

« Aujourd’hui, on dirait qu’Osler était un homme du peuple. Le seul fait de le voir entrer dans la salle d’hôpital créait une commotion. Il croyait sincèrement que le meilleur endroit pour apprendre la médecine était au chevet des patients et non dans les livres. »

Gracieuseté du Temple de la renommée médicale canadienne

© RCIP 2001


Osler a passé les cinq dernières années de sa carrière à la prestigieuse Oxford School, à titre de professeur titulaire de médecine, et prit sa retraite à l’âge de 60 ans. Pendant la Première Guerre mondiale, il usa de son temps, de son influence et de sa popularité afin que les soldats soient correctement protégés contre la maladie et que les hommes inaptes ne soient pas enrôlés. Comme pendant toute sa carrière, il fit de son mieux pour transformer une infirmerie en un lieu clair et attrayant de repos, même dans les pires circonstances. Il poursuivit son œuvre jusqu’à sa mort en 1919.
William Osler fut parmi les premiers médecins à être élu au Temple de la renommée médicale canadienne.
Osler a passé les cinq dernières années de sa carrière à la prestigieuse Oxford School, à titre de professeur titulaire de médecine, et prit sa retraite à l’âge de 60 ans. Pendant la Première Guerre mondiale, il usa de son temps, de son influence et de sa popularité afin que les soldats soient correctement protégés contre la maladie et que les hommes inaptes ne soient pas enrôlés. Comme pendant toute sa carrière, il fit de son mieux pour transformer une infirmerie en un lieu clair et attrayant de repos, même dans les pires circonstances. Il poursuivit son œuvre jusqu’à sa mort en 1919.
William Osler fut parmi les premiers médecins à être élu au Temple de la renommée médicale canadienne.

© RCIP 2001

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant :

  • identifiera et appréciera la manière dont l’histoire et la culture façonnent les sciences et la technologie d’une société;
  • décrira les progrès scientifiques et technologiques passés et présents, puis présentera et appréciera leurs effets sur les individus et les sociétés;
  • décrira la manière dont les Canadiens ont participé aux sciences et à la technologie à l’échelle mondiale.

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