Crâne de Raoul Delorme

Crâne de Raoul Delorme.

Musée de la civilisation
vers 1928
1996 - 1164
© Musée de la civilisation


Le 7 janvier 1922, le cadavre de Raoul Delorme est découvert dans le quartier Snowdon à Montréal. L’Abbé Adélard Delorme, le frère de la victime, est accusé du meurtre. Dans la société québécoise catholique de l’époque, accuser un prêtre de fratricide est inimaginable. Le premier procès de l’Abbé Delorme se conclut par un plaidoyer de folie et donc, l’inaptitude à subir son procès. Un an plus tard, le docteur Brochu, surintendant médical de l’hôpital Saint-Michel-Archange où Delorme est interné, déclare que celui-ci ne présente aucun signe de démence. Le dossier est donc réactivé et l’Abbé Delorme doit subir deux nouveaux procès retentissants.
Le 7 janvier 1922, le cadavre de Raoul Delorme est découvert dans le quartier Snowdon à Montréal. L’Abbé Adélard Delorme, le frère de la victime, est accusé du meurtre. Dans la société québécoise catholique de l’époque, accuser un prêtre de fratricide est inimaginable. Le premier procès de l’Abbé Delorme se conclut par un plaidoyer de folie et donc, l’inaptitude à subir son procès. Un an plus tard, le docteur Brochu, surintendant médical de l’hôpital Saint-Michel-Archange où Delorme est interné, déclare que celui-ci ne présente aucun signe de démence. Le dossier est donc réactivé et l’Abbé Delorme doit subir deux nouveaux procès retentissants.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Lors du procès, le détective Georges Farah-Lajoie utilise une maquette démontable reproduisant les pièces de la maison Delorme afin de présenter les lieux présumés du crime aux jurés. À l’aide de cette maquette, dont le démontage des parties permet d’observer les divisions intérieures de chacun des étages, Farah-Lajoie raconte sa première visite sur la rue Saint-Hubert, explique la disposition des lieux et relate sa conversation avec le prêtre.
Lors du procès, le détective Georges Farah-Lajoie utilise une maquette démontable reproduisant les pièces de la maison Delorme afin de présenter les lieux présumés du crime aux jurés. À l’aide de cette maquette, dont le démontage des parties permet d’observer les divisions intérieures de chacun des étages, Farah-Lajoie raconte sa première visite sur la rue Saint-Hubert, explique la disposition des lieux et relate sa conversation avec le prêtre.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Maquette représentant la maison Delorme

Maquette en bois, démontable, représentant la maison Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1163
© Musée de la civilisation


La célèbre affaire Delorme représente l’une des premières causes où l’analyse balistique a été utilisée comme preuve. En effet, dans les années 1920, l’analyse balistique en est à ses tout débuts, tant au Canada qu’aux États-Unis. Ainsi, lors du second procès Delorme, le docteur MacTaggart présente les résultats des comparaisons qu’il a effectuées entre les trous de balles sur le crâne de la victime et une balle retrouvée lors de l’autopsie. De son côté, l’armurier Haynes, qui a vendu le pistolet à l’Abbé Delorme, examine des balles tirés par deux Bayard de calibre 25. Son témoignage révèle que celles-ci montrent des rayures similaires visibles à l’oeil nu, mais que celle tirée avec le Bayard de Delorme présente une strie distincte, sans doute causée par un défaut de l’intérieur du canon. Une maquette en bois reproduisant cette balle montre en blanc les rayures laissées par les rainures du canon l Pour en lire plus
La célèbre affaire Delorme représente l’une des premières causes où l’analyse balistique a été utilisée comme preuve. En effet, dans les années 1920, l’analyse balistique en est à ses tout débuts, tant au Canada qu’aux États-Unis. Ainsi, lors du second procès Delorme, le docteur MacTaggart présente les résultats des comparaisons qu’il a effectuées entre les trous de balles sur le crâne de la victime et une balle retrouvée lors de l’autopsie. De son côté, l’armurier Haynes, qui a vendu le pistolet à l’Abbé Delorme, examine des balles tirés par deux Bayard de calibre 25. Son témoignage révèle que celles-ci montrent des rayures similaires visibles à l’oeil nu, mais que celle tirée avec le Bayard de Delorme présente une strie distincte, sans doute causée par un défaut de l’intérieur du canon. Une maquette en bois reproduisant cette balle montre en blanc les rayures laissées par les rainures du canon lors de la sortie du projectile.

Le docteur Derome, alors directeur du Laboratoire de recherches médico-légales, est appelé à témoigner comme expert en balistique. Il explique la technique connue sous le nom de « roulement de balle », qu’il avait apprise à Paris. Cette technique consiste à rouler une balle sur du papier carbone ou étain, y imprimant ainsi l’empreinte des défectuosités et des rayures. Le papier est ensuite photographié à l’aide d’une projection oblique de lumière très intense, donnant ainsi une photographie mettant parfaitement en évidence toutes les caractéristiques de la balle.

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Balles

Analyse de balle reliée à l'affaire Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1183
© Musée de la civilisation


Rapport d'autopsie

Rapport d'autopsie dans l'affaire Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1183
© Musée de la civilisation


Maquette reproduisant une des balles

Maquette en bois reproduisant une des balles qui a tué Raoul Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1166
© Musée de la civilisation


« Roulement de balle »

Technique dite du « roulement de balle ».

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1183
© Musée de la civilisation


Lors du troisième procès, une nouvelle méthode d’analyse balistique est expérimentée par le docteur Derome : en versant un mélange à base de soufre dans le canon, que l’on retire après durcissement, on obtient une reproduction fidèle des rayures intérieures du canon.

D’autres analyses tendent à prouver la culpabilité de l’Abbé Delorme, en particulier l’analyse de l’écriture sur un colis expédié au chef de police Lorrain. Ce colis contenait la montre de Raoul Delorme. On fait alors appel à trois experts en analyse de documents, Charles Hazen, J.J. Lomax et Albert S. Osborne. En comparant l’écriture figurant sur le colis adressé au chef de police Lorrain et celle se trouvant sur des documents appartenant à l’accusé (chèque, billets, factures et autres) les experts relèvent une quinzaine de caractéristiques leur permettant d’affirmer que ces écritures sont de la même personne, soit celle de l’Abbé Delorme.

Malgré Pour en lire plus
Lors du troisième procès, une nouvelle méthode d’analyse balistique est expérimentée par le docteur Derome : en versant un mélange à base de soufre dans le canon, que l’on retire après durcissement, on obtient une reproduction fidèle des rayures intérieures du canon.

D’autres analyses tendent à prouver la culpabilité de l’Abbé Delorme, en particulier l’analyse de l’écriture sur un colis expédié au chef de police Lorrain. Ce colis contenait la montre de Raoul Delorme. On fait alors appel à trois experts en analyse de documents, Charles Hazen, J.J. Lomax et Albert S. Osborne. En comparant l’écriture figurant sur le colis adressé au chef de police Lorrain et celle se trouvant sur des documents appartenant à l’accusé (chèque, billets, factures et autres) les experts relèvent une quinzaine de caractéristiques leur permettant d’affirmer que ces écritures sont de la même personne, soit celle de l’Abbé Delorme.

Malgré des preuves accablantes, les jurés ne peuvent en venir à un accord sur l’innocence ou la culpabilité de l’Abbé Delorme. Le dossier est clos et Adélard Delorme est remis en liberté à l’automne 1924.

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Maquette reproduisant une balle et la coupe du canon de l'arme

Maquette reproduisant une balle et la coupe du canon de l'arme de l'Abbé Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1165
© Musée de la civilisation


Écriture sur un colis

Écriture sur un colis, relié à l'affaire Delorme.

Musée de la civilisation
1922 - 1924
1996 - 1183
© Musée de la civilisation


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • être amené à éprouver un enthousiasme et un intérêt durables à l’endroit de l’étude des sciences ;
  • reconnaître et comprendre l’influence que l’histoire et la culture exercent sur la science et la technologie au sein d’une société ;
  • être amené à éprouver un enthousiasme et un intérêt durables à l’endroit de l’histoire canadienne.

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