Marguerite Bourgeoys, «Mes filles, ma joie et ma couronne»

Œuvre de Antoine Plamondon (1804-1895).

Antoine PLAMONDON
Photo : Alain Comtois
1895
Huile sur toile
74 X 62.,5 cm
© Maison Saint-Gabriel.


Antoine Plamondon (1804-1895)

Antoine Plamondon est né le 29 février 1804 à l’Ancienne-Lorette (Québec), et il est décédé le 4 septembre 1895, à Neuville (Québec). Il fut redevable pour ses premières études au vicaire C.-J. Brassard Descheneaux de Québec, qui l’encouragea par la suite à devenir peintre. Il signa, le 1er mars 1819, un contrat d’apprentissage d’une durée de six ans avec Joseph Légaré.

Grâce au succès de ses premières oeuvres religieuses et de ses premiers portraits, il eut droit à des études à Paris où il entra, en juillet 1826, chez Jean-Baptiste Guérin, dit Paulin-Guérin, peintre à la cour de Charles X. Le 8 novembre 1830, l’ouverture d’un atelier à Québec annonce son retour. À partir de 1846, il se retire à Pointe-aux-Trembles (aujourd’hui Neuville, Québec). On se souvient de lui comme portraitiste, miniaturiste, peintre religieux, professeur de beaux-arts, polémiste et conférencier.

L’artiste reçut plusieurs distinctions honorifiques, dont une médaille de la Société littéraire et historique de Québec pour son portrait intitulé Pour en lire plus
Antoine Plamondon (1804-1895)

Antoine Plamondon est né le 29 février 1804 à l’Ancienne-Lorette (Québec), et il est décédé le 4 septembre 1895, à Neuville (Québec). Il fut redevable pour ses premières études au vicaire C.-J. Brassard Descheneaux de Québec, qui l’encouragea par la suite à devenir peintre. Il signa, le 1er mars 1819, un contrat d’apprentissage d’une durée de six ans avec Joseph Légaré.

Grâce au succès de ses premières oeuvres religieuses et de ses premiers portraits, il eut droit à des études à Paris où il entra, en juillet 1826, chez Jean-Baptiste Guérin, dit Paulin-Guérin, peintre à la cour de Charles X. Le 8 novembre 1830, l’ouverture d’un atelier à Québec annonce son retour. À partir de 1846, il se retire à Pointe-aux-Trembles (aujourd’hui Neuville, Québec). On se souvient de lui comme portraitiste, miniaturiste, peintre religieux, professeur de beaux-arts, polémiste et conférencier.

L’artiste reçut plusieurs distinctions honorifiques, dont une médaille de la Société littéraire et historique de Québec pour son portrait intitulé Zacharie Vincent, le dernier des Hurons (collection particulière, Toronto) en 1838 et un prix pour sa Chasse aux tourtes (Art Gallery of Ontario, Toronto) à l’exposition provinciale de Québec, en 1850. Élu vice-président honoraire de l’Académie royale canadienne en 1880, il figura à l’exposition inaugurale. La production connue d’Antoine Plamondon se chiffre à plus de quatre cents oeuvres.

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La vie et l’oeuvre de Marguerite Bourgeoys révèlent la personnalité d’une femme à la fois réaliste et mystique. Venue au Canada à l’heure de la fondation de Montréal, elle sut trouver des solutions appropriées à la construction d’un pays neuf et fut une intrépide pionnière. Dans ce pays, elle a soutenu les colons, accueilli les Filles du Roy, organisé, avant la lettre, des cours de préparation au mariage; elle a consacré ses énergies à la formation de la femme parce que la famille avait un grand prix à ses yeux. En 1653, elle y établit son oeuvre privilégiée, l’enseignement. Pour y assurer la pérennité, elle fonda une communauté de «filles séculières», les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, à une époque où il n’y avait, pour la vie religieuse féminine, que des communautés cloîtrées. Marguerite Bourgeoys deviendra, le 31 octobre 1982, la première femme, au Canada, à être canonisée.

© 1997, RCIP. Tous droits réservés.

L'Acadienne

Œuvre de Alma Buote (1894-1966).

Alma BUOTE
Photo : Noëlla Richard
1914
Huile sur toile
62,5 x 87,5 cm
© Musée acadien de l'Île-du-Prince-Édouard.


Alma Buote (1894-1966)

Alma Buote est née à Tignish, à l’Île-du-Prince-Édouard, en 1894. Fille d’un des fondateurs du premier journal hebdomadaire français de l’Île, elle a pu surprendre, assez tôt, son entourage par ses talents. Étudiante des cours d’art de Soeur Marie de Lorette, elle remporta le premier prix de peinture à l’huile parmi cinquante concurrents et ce, à l’âge de 14 ans. En 1915, la famille Buote déménagea à Trois-Rivières au Québec pour faire l’élevage de renards. Alma Buote y établit son studio jusqu’en 1930, date de la fermeture de la ferme de renards.

C’est à ce moment qu’elle et sa mère déménagent à New York où elle accepte un poste de dessinatrice de membres artificiels pour une compagnie médicale. Pendant la dépression économique, elle ouvre un studio sur la 5e avenue où elle fait des dessins de vêtements de mode pour femmes et enfants. Toute sa vie, elle a fait des cartes de souhait. Elle a aussi fabriqué des chapeaux pour femmes, fait de la peinture sur assiette ainsi que de la vente de matériaux d’artiste. Elle a ouvert Pour en lire plus
Alma Buote (1894-1966)

Alma Buote est née à Tignish, à l’Île-du-Prince-Édouard, en 1894. Fille d’un des fondateurs du premier journal hebdomadaire français de l’Île, elle a pu surprendre, assez tôt, son entourage par ses talents. Étudiante des cours d’art de Soeur Marie de Lorette, elle remporta le premier prix de peinture à l’huile parmi cinquante concurrents et ce, à l’âge de 14 ans. En 1915, la famille Buote déménagea à Trois-Rivières au Québec pour faire l’élevage de renards. Alma Buote y établit son studio jusqu’en 1930, date de la fermeture de la ferme de renards.

C’est à ce moment qu’elle et sa mère déménagent à New York où elle accepte un poste de dessinatrice de membres artificiels pour une compagnie médicale. Pendant la dépression économique, elle ouvre un studio sur la 5e avenue où elle fait des dessins de vêtements de mode pour femmes et enfants. Toute sa vie, elle a fait des cartes de souhait. Elle a aussi fabriqué des chapeaux pour femmes, fait de la peinture sur assiette ainsi que de la vente de matériaux d’artiste. Elle a ouvert une pharmacie après son retour à l’Île en 1958.

Vers la fin de sa vie, elle était une des directrices du "Tignish Arts Foundation". Elle donna des cours de dessin et fut correspondante pour trois journaux, de langues française et anglaise. Elle est décédée en 1966 des effets d’une ulcération cancéreuse.

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À l’âge de 20 ans, Alma Buote exécuta le tableau «L’Acadienne». Selon l’inventaire des tableaux que nous avons à Tignish, la période de 1908 à 1914 fut la plus prolifique de sa carrière. La dame représentée dans la peinture est habillée un peu plus élégamment que la femme acadienne typique de cette époque. Elle est assise près du foyer, entrain de faire de la dentelle. Certains établissent une comparaison avec une oeuvre de Whistler, «The Artist’s Mother»; par la similitude du sujet et par la disposition du personnage dans la peinture.

© 1997, RCIP. Tous droits réservés.

Grand portrait

Œuvre de Philomène Belliveau (1854-1940).

Philomène BELLIVEAU
Photo : Donald Savoie
vers 1900
Fusain
44 x 54 cm
© Musée acadien de l'Université de Moncton.


Philomène Belliveau (1854-1940)

Philomène Belliveau est née en 1854 à Memramcook au Nouveau-Brunswick. Elle fait ses études générales à Reed’s Castle (le Couvent des Religieuses du Sacré Cœur) à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). En 1889, elle se rend à Boston afin de suivre des cours de dessin et de peinture. Ses dessins au pastel attire l’œil de politiciens et membres du clergé; à partir de 1891 ses portraits sont en grande demande. De nombreuses mentions dans les journaux de l’époque font preuves non seulement de sa popularité mais aussi de ses talents. Après son mariage avec le Juge Garon à Montréal (1904), elle habite à Shédiac et Rimouski. Elle fait un voyage en Europe en 1925. Elle meurt à Rimouski en 1940.

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Avant l’invention de la photographie, les portraits se faisaient en peinture ou en dessin. La popularité des portraits dessinés qui ornaient les murs des maisons a persisté longtemps après l’avènement de la caméra, allant même jusqu’aux années 1920 et 1930 Pour en lire plus
Philomène Belliveau (1854-1940)

Philomène Belliveau est née en 1854 à Memramcook au Nouveau-Brunswick. Elle fait ses études générales à Reed’s Castle (le Couvent des Religieuses du Sacré Cœur) à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). En 1889, elle se rend à Boston afin de suivre des cours de dessin et de peinture. Ses dessins au pastel attire l’œil de politiciens et membres du clergé; à partir de 1891 ses portraits sont en grande demande. De nombreuses mentions dans les journaux de l’époque font preuves non seulement de sa popularité mais aussi de ses talents. Après son mariage avec le Juge Garon à Montréal (1904), elle habite à Shédiac et Rimouski. Elle fait un voyage en Europe en 1925. Elle meurt à Rimouski en 1940.

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Avant l’invention de la photographie, les portraits se faisaient en peinture ou en dessin. La popularité des portraits dessinés qui ornaient les murs des maisons a persisté longtemps après l’avènement de la caméra, allant même jusqu’aux années 1920 et 1930. Ce portrait au fusain, datant de la fin du siècle dernier, aurait été réalisé d’après une petite photographie ou bien d’après le modèle vivant.

© 1997, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que l’art peut avoir une influence sur la culture et être le reflet de cette dernière parce qu’il véhicule des questions sociales et éthiques;
  • reconnaître l’influence de l’expérience personnelle sur le processus créatif;
  • comprendre que notre réaction vis-à-vis de l’art est fondée sur nos propres expériences;
  • reconnaître la diversité des œuvres des artistes francophones du Canada;
  • apprendre à apprécier les œuvres d’artistes francophones historiques et contemporains du Canada;
  • découvrir le rôle que le curateur joue dans le choix, la recherche et l’interprétation des œuvres d’art destinées à une exposition.

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