Dans la fête chrétienne de Saint Valentin, le 14 février, et dans la forme populaire qui consiste à échanger des cartes de souhaits et des cadeaux avec un être cher, nous retrouvons l’écho ancien des idées d’affection, d’amour et de mariage. Dans un mythe mésopotamien, nous trouvons le premier compte rendu d’un mariage célébré par un acte sacré. Les philosophes s’interrogent sur les origines de la passion entre homme et femme. Des images de rituels, gravées dans des monuments de pierre et expliquées dans des textes, nous rappellent la place essentielle qu’occupent l’affection, l’amour et le mariage dans la culture et dans les cœurs des êtres humains et, pour cette raison, au cœur de la culture.
Dans la fête chrétienne de Saint Valentin, le 14 février, et dans la forme populaire qui consiste à échanger des cartes de souhaits et des cadeaux avec un être cher, nous retrouvons l’écho ancien des idées d’affection, d’amour et de mariage. Dans un mythe mésopotamien, nous trouvons le premier compte rendu d’un mariage célébré par un acte sacré. Les philosophes s’interrogent sur les origines de la passion entre homme et femme. Des images de rituels, gravées dans des monuments de pierre et expliquées dans des textes, nous rappellent la place essentielle qu’occupent l’affection, l’amour et le mariage dans la culture et dans les cœurs des êtres humains et, pour cette raison, au cœur de la culture.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Tendrement, il la caresse, murmurant des mots d’amour :
« Oh ! Joyau précieux ! Oh ! Merveilleuse Inanna ! »
(Hymnes à Inanna, Reine du Ciel [no 7])

Dans un document vieux de 6 000 ans, on trouve le compte rendu d’un mariage entre la grande déesse mésopotamienne Inanna, déesse de l’amour, de la naissance et de la guerre, et Dumuzi, le dieu associé à la vie nouvelle et à la croissance sur terre. Dans de tels récits de l’ancienne Sumer et de diverses autres cultures, nous trouvons les premières réflexions sur les dimensions sacrées de l’amour et sur le don de vie nouvelle qui peut découler de l’amour d’un couple. Les couples étaient décrits entourés d’images de fleurs et de parfums. Ces récits et descriptions reconnaissent l’énergie féconde de la terre.
Tendrement, il la caresse, murmurant des mots d’amour :
« Oh ! Joyau précieux ! Oh ! Merveilleuse Inanna ! »
(Hymnes à Inanna, Reine du Ciel [no 7])

Dans un document vieux de 6 000 ans, on trouve le compte rendu d’un mariage entre la grande déesse mésopotamienne Inanna, déesse de l’amour, de la naissance et de la guerre, et Dumuzi, le dieu associé à la vie nouvelle et à la croissance sur terre. Dans de tels récits de l’ancienne Sumer et de diverses autres cultures, nous trouvons les premières réflexions sur les dimensions sacrées de l’amour et sur le don de vie nouvelle qui peut découler de l’amour d’un couple. Les couples étaient décrits entourés d’images de fleurs et de parfums. Ces récits et descriptions reconnaissent l’énergie féconde de la terre.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Couple affectueux

Couple affectueux

Cette plaque produite en série avait peut-être une importance magique ou religieuse. Elle a été découverte à Our, dans le sud de l’Iraq, par Léonard Woolley.

The British Museum
vers 1900–1600 avant notre ère
Terre cuite
10,5 x 6,2 cm
ANE 116812.
© The British Museum


« Eros is man’s conversion from the sensible to the super-sensible; it is the upward movement of the soul; it is a real force, driving the soul upwards to seek the world of forms. »

(Éros est la conversion humaine du sensible au supersensible ; c’est le mouvement ascendant de l’âme ; c’est une force réelle, qui hisse l’âme vers le haut pour chercher le monde des formes.)

(Anders Nygren, Agape and Eros, New York, Macmillan, 1937, I:127)

Dans le panthéon des dieux de la Grèce antique, Éros (Cupidon) est le fils de Pénia (la Pauvreté) et de Poros (la Richesse). Poros est imbue des vertus que sont la beauté, la bonté et le courage, mais aussi remplie de fougue et de ruse. Éros, le cruel dieu de l’Amour qui se tient à mi-chemin entre la moralité et l’immoralité, la chair et l’esprit, la sagesse et l’ignorance, la mortalité et la divinité, est le fruit de leur union. Éros a donné aux anciens Grecs un moyen de parler de l’expérience humaine de la di Pour en lire plus
« Eros is man’s conversion from the sensible to the super-sensible; it is the upward movement of the soul; it is a real force, driving the soul upwards to seek the world of forms. »

(Éros est la conversion humaine du sensible au supersensible ; c’est le mouvement ascendant de l’âme ; c’est une force réelle, qui hisse l’âme vers le haut pour chercher le monde des formes.)

(Anders Nygren, Agape and Eros, New York, Macmillan, 1937, I:127)

Dans le panthéon des dieux de la Grèce antique, Éros (Cupidon) est le fils de Pénia (la Pauvreté) et de Poros (la Richesse). Poros est imbue des vertus que sont la beauté, la bonté et le courage, mais aussi remplie de fougue et de ruse. Éros, le cruel dieu de l’Amour qui se tient à mi-chemin entre la moralité et l’immoralité, la chair et l’esprit, la sagesse et l’ignorance, la mortalité et la divinité, est le fruit de leur union. Éros a donné aux anciens Grecs un moyen de parler de l’expérience humaine de la division et de l’attente, du désir qui pousse tant les hommes que les femmes à chercher l’amour et ses dons : la sagesse et la beauté.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Amour en train de tailler un arc

Amour en train de tailler un arc

Représenté comme un homme, un adolescent ou un enfant, Cupidon peut être mignon, beau, délicieux, espiègle, dangereux, vengeur, et il incarne les combats et les bonheurs inhérents à l’amour.

Kunsthistorisches Museum, Gemäldegalerie

Huile sur bois de tilleul
135 x 65,3 cm
613, Inv. 275.
© Erich Lessing


« Ils parvenaient à connaître […] les temps qui les attendaient, lorsqu’il ne serait plus nécessaire de sacrifier à Dieu les jeunes bœufs, les béliers ou les boucs des troupeaux, lorsque tout se ferait de façon purement spirituelle ».
(Athanase, Lettres festales 19.3-4)

Le pape Gélase Ier (492–496) s’opposait aux rituels des Lupercales. La Saint-Valentin, le 14 février, a donc été élevée au rang de fête pour les jeunes amants. Les rituels de fertilité qui consistaient en purifications, en épreuves, en extravagances sexuelles et en sacrifices, pivot des Lupercales, ont été remplacés par les idées nouvelles de l’amour chrétien, sous l’influence d’un prêtre et martyr qui avait vécu non loin du mont Palatin, à Rome, et qui avait trouvé la mort en défendant le droit des amants de se marier. Les Lupercales ont peu à peu cédé la place à la Saint-Valentin, pour commémorer le don de l’amour au- Pour en lire plus
« Ils parvenaient à connaître […] les temps qui les attendaient, lorsqu’il ne serait plus nécessaire de sacrifier à Dieu les jeunes bœufs, les béliers ou les boucs des troupeaux, lorsque tout se ferait de façon purement spirituelle ».
(Athanase, Lettres festales 19.3-4)

Le pape Gélase Ier (492–496) s’opposait aux rituels des Lupercales. La Saint-Valentin, le 14 février, a donc été élevée au rang de fête pour les jeunes amants. Les rituels de fertilité qui consistaient en purifications, en épreuves, en extravagances sexuelles et en sacrifices, pivot des Lupercales, ont été remplacés par les idées nouvelles de l’amour chrétien, sous l’influence d’un prêtre et martyr qui avait vécu non loin du mont Palatin, à Rome, et qui avait trouvé la mort en défendant le droit des amants de se marier. Les Lupercales ont peu à peu cédé la place à la Saint-Valentin, pour commémorer le don de l’amour au-delà de la fertilité.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Louve du Capitole

Louve du Capitole

Les frères Romulus et Remus, allaités par la louve, sont les fondateurs légendaires de Rome. Ils ont participé à la première célébration romaine des Lupercales, v. 753 avant notre ère.

Corey Chimko
Musei Capitolini, Archivio Fotografico dei Musei Capitolini
vers Ve siècle avant notre ère
Bronze
75 cm
MC1181
© Musées Capitolins


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
• Expliquer l’histoire et le principe de la Saint-Valentin, comme ce dernier a évolué dans l’ancienne ville de Rome
• Faire preuve d’une compréhension de l’histoire de la cour et du mariage
• Communiquer les liens qui existent entre les fêtes chrétiennes et les festins païens
• Décrire comment, historiquement parlant, la notion de la romance était plus vaste que l’attraction physique, pour prendre une ampleur bien plus supérieure que le simple amour courtois dans le Moyen Âge, où l’amour passionné et divin est reflété dans les thèmes bibliques

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