Maintenant donc, demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.
(1 Corinthiens 13:13)

Le thème de l’amour se retrouve comme un fil d’or dans toute la Bible et la tradition chrétienne. Les hymnes anciens de mariage trouvés dans le Cantique des Cantiques font place à l’amant et à l’aimée. Ces textes ont leur parallèle dans d’autres écrits anciens trouvés dans tout le Proche-Orient. La passion, l’amour et la mort sont au cœur du Nouveau Testament, car la Bible, mieux qu’aucun autre texte ancien, nous donne un monde de récits et d’idées sur le sens spirituel de l’affection, de l’amour et du mariage.
Maintenant donc, demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.
(1 Corinthiens 13:13)

Le thème de l’amour se retrouve comme un fil d’or dans toute la Bible et la tradition chrétienne. Les hymnes anciens de mariage trouvés dans le Cantique des Cantiques font place à l’amant et à l’aimée. Ces textes ont leur parallèle dans d’autres écrits anciens trouvés dans tout le Proche-Orient. La passion, l’amour et la mort sont au cœur du Nouveau Testament, car la Bible, mieux qu’aucun autre texte ancien, nous donne un monde de récits et d’idées sur le sens spirituel de l’affection, de l’amour et du mariage.

© 2004, RCIP. Tous droits réservés.

Qu’il me baise des baisers de sa bouche.
Tes amours sont plus délicieuses que le vin…
(Cantique des Cantiques, 1:1-4)

Au premier siècle, le rabbin Akiba a déclaré que toute la Bible était sainte mais qu’un seul livre, le Cantique des Cantiques, était le « saint des saints ». Attribué au roi Salomon, c’est le livre dans lequel le thème de l’amour est représenté de la façon la plus touchante. Ici, nous avons la voix de l’amant et de l’aimée, chantant leur affection et se languissant l’un de l’autre, exprimant leur solitude et leur épanouissement, leur passion et leurs délices. Les rabbins juifs ainsi que les théologiens chrétiens et les mystiques voient dans ces anciens poèmes d’amour une description de la relation conjugale qui s’établit entre Dieu et les hommes. Ils reconnaissent aussi que l’amour du couple, en soi, est une expression de l’amour divin.
Qu’il me baise des baisers de sa bouche.
Tes amours sont plus délicieuses que le vin…
(Cantique des Cantiques, 1:1-4)

Au premier siècle, le rabbin Akiba a déclaré que toute la Bible était sainte mais qu’un seul livre, le Cantique des Cantiques, était le « saint des saints ». Attribué au roi Salomon, c’est le livre dans lequel le thème de l’amour est représenté de la façon la plus touchante. Ici, nous avons la voix de l’amant et de l’aimée, chantant leur affection et se languissant l’un de l’autre, exprimant leur solitude et leur épanouissement, leur passion et leurs délices. Les rabbins juifs ainsi que les théologiens chrétiens et les mystiques voient dans ces anciens poèmes d’amour une description de la relation conjugale qui s’établit entre Dieu et les hommes. Ils reconnaissent aussi que l’amour du couple, en soi, est une expression de l’amour divin.

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Amant et aimée

Amant et aimée

Hans Erni, dans Robert Graves (dir.), The Song of Songs (New York : C.N. Potter, 1973)
Provincial Museum of Alberta.
vers 1973
© Provincial Museum of Alberta


« For Cristes true love I do lyve and dye.
O true Valeyntyne is Oure Lord to me,
Al his body on the crosse he spredde,
And for that my soule his spouse shuld be. »

(C’est pour l’amour vrai du Christ que je vis et que je meurs. Mon Valentin est pour moi Notre Seigneur, Avec son corps écartelé sur la croix, Et pour ce sacrifice, mon âme sera son épousée.)

(John Lydgate, A Calendar, lignes 56-59)

Le mot « passion » est un terme grec qui signifie « souffrance ». Une bonne part du sens original est préservée dans notre usage de ce mot pour désigner les douleurs physiques associées aux derniers jours de la vie de Jésus, l’ardeur d’un amour naissant ou l’intensité des émotions qui accompagnent une mauvaise action. L’amour nous invite à oublier notre propre intérêt. L’amant aspire à se donner à l’autre, à faire tout ce qu’il peut pour combler l’être aimé. Les poètes et les philosophes croient que le sentim Pour en lire plus
« For Cristes true love I do lyve and dye.
O true Valeyntyne is Oure Lord to me,
Al his body on the crosse he spredde,
And for that my soule his spouse shuld be. »

(C’est pour l’amour vrai du Christ que je vis et que je meurs. Mon Valentin est pour moi Notre Seigneur, Avec son corps écartelé sur la croix, Et pour ce sacrifice, mon âme sera son épousée.)

(John Lydgate, A Calendar, lignes 56-59)

Le mot « passion » est un terme grec qui signifie « souffrance ». Une bonne part du sens original est préservée dans notre usage de ce mot pour désigner les douleurs physiques associées aux derniers jours de la vie de Jésus, l’ardeur d’un amour naissant ou l’intensité des émotions qui accompagnent une mauvaise action. L’amour nous invite à oublier notre propre intérêt. L’amant aspire à se donner à l’autre, à faire tout ce qu’il peut pour combler l’être aimé. Les poètes et les philosophes croient que le sentiment humain le plus puissant est l’amour, et que la passion révèle un paysage de significations humaines englobant à la fois le caractère le plus animé de la vie et la poignante douleur de la mort.

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Triptyque des lamentations du Christ

Triptyque des lamentations du Christ

Jean Bellegambe l’Ancien (v. 1470 ? v. 1534)
Muzeum Narodowe, Varsovie, Pologne/Bridgeman Art Library

Détrempe à l’œuf sur panneau
NMW 133448
© Muzeum Narodowe, Varsovie, Pologne


« Bénis soient ceux qui sont appelés aux noces de l’Agneau ».
(Révélations, 19:9)

Dans l’un des textes les plus envoûtants de la tradition mystique chrétienne, une carmélite espagnole, mystique et docteure de l’Église, Thérèse d’Avila (1515–1582), a décrit son union avec le Christ : « Il plut au Seigneur de me favoriser à différentes reprises de la vision suivante. Je voyais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle. […] [Il] tenait à la main un long dard en or, dont l’extrémité en fer portait, je crois, un peu de feu. Il me semblait qu’il le plongeait parfois au travers de mon cœur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. En le retirant, on aurait dit que ce fer les emportait avec lui et me laissait toute entière embrasée d’un intense amour de Dieu. […] [La] suavité causée par ce tourment incomparable est si excessive que l’âme ne peut en déceler la fin ni se contenter Pour en lire plus
« Bénis soient ceux qui sont appelés aux noces de l’Agneau ».
(Révélations, 19:9)

Dans l’un des textes les plus envoûtants de la tradition mystique chrétienne, une carmélite espagnole, mystique et docteure de l’Église, Thérèse d’Avila (1515–1582), a décrit son union avec le Christ : « Il plut au Seigneur de me favoriser à différentes reprises de la vision suivante. Je voyais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle. […] [Il] tenait à la main un long dard en or, dont l’extrémité en fer portait, je crois, un peu de feu. Il me semblait qu’il le plongeait parfois au travers de mon cœur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. En le retirant, on aurait dit que ce fer les emportait avec lui et me laissait toute entière embrasée d’un intense amour de Dieu. […] [La] suavité causée par ce tourment incomparable est si excessive que l’âme ne peut en déceler la fin ni se contenter de rien en dehors de Dieu. » (Autobiographie, chapitre XXVIIII, 13)

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L’extase de sainte Thérèse

L’extase de Sainte Thérèse

L’expression du visage de Thérèse dans ce chef-d’œuvre de Bernin montre que l’union dans l’amour nourrit l’ensemble de la personne : son esprit, son corps et son âme.

Giovanni Lorenzo Bernini (1598–1680)
Santa Maria della Vittoria, Rome/Bridgeman Art Library
vers 1647–1652
Marble
PHD 968
© Bridgeman Art Library


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
• Expliquer l’histoire et le principe de la Saint-Valentin, comme ce dernier a évolué dans l’ancienne ville de Rome
• Faire preuve d’une compréhension de l’histoire de la cour et du mariage
• Communiquer les liens qui existent entre les fêtes chrétiennes et les festins païens
• Décrire comment, historiquement parlant, la notion de la romance était plus vaste que l’attraction physique, pour prendre une ampleur bien plus supérieure que le simple amour courtois dans le Moyen Âge, où l’amour passionné et divin est reflété dans les thèmes bibliques

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