Le 1er Corps canadien de la 1re Armée du Canada, qui s’était battu si longtemps en Sicile et en Italie, a été envoyé dans le nord-ouest de l’Europe, au printemps 1945. Lorsqu’il est arrivé dans l’ouest des Pays-Bas, il a libéré la région au nord de la Meuse. La forteresse de Brielle se trouvait sur le chemin de grandes villes comme Rotterdam et La Haye.

À la fin de la guerre, le Royal 22e Régiment a reçu l’ordre de neutraliser la place forte allemande de Hoek van Holland, près de Brielle.

Le 7 mai 1945, l’Allemagne, assiégée à l’est et à l’ouest, a déposé les armes. Le général Alfred Jodl, chef des Opérations pour le commandant suprême de l’armée allemande, a présenté la reddition sans condition de son pays à Reims. Le lendemain a été baptisé Jour de la victoire en Europe. Partout en Hollande, les Canadiens étaient fêtés et adulés. Tout Amers Pour en lire plus
Le 1er Corps canadien de la 1re Armée du Canada, qui s’était battu si longtemps en Sicile et en Italie, a été envoyé dans le nord-ouest de l’Europe, au printemps 1945. Lorsqu’il est arrivé dans l’ouest des Pays-Bas, il a libéré la région au nord de la Meuse. La forteresse de Brielle se trouvait sur le chemin de grandes villes comme Rotterdam et La Haye.

À la fin de la guerre, le Royal 22e Régiment a reçu l’ordre de neutraliser la place forte allemande de Hoek van Holland, près de Brielle.

Le 7 mai 1945, l’Allemagne, assiégée à l’est et à l’ouest, a déposé les armes. Le général Alfred Jodl, chef des Opérations pour le commandant suprême de l’armée allemande, a présenté la reddition sans condition de son pays à Reims. Le lendemain a été baptisé Jour de la victoire en Europe. Partout en Hollande, les Canadiens étaient fêtés et adulés. Tout Amersfoort a célébré l’événement. Les Hollandais se sont réunis autour du quartier général du Royal 22e Régiment et ont chanté les hymnes nationaux des deux pays.

Après un séjour d’une semaine à Maasluis, le régiment, avec les autres unités de la 1re Division d’infanterie canadienne, a reçu l’ordre d’effectuer une opération de nettoyage autour de Rotterdam et de La Haye. Tous les soldats allemands devaient être rassemblés et renvoyés en Allemagne. Le Royal 22e Régiment a été posté dans la forteresse de Brielle, qui avait été construite par les Allemands à l’embouchure du Rhin, entre la mer et la Nouvelle-Meuse. Les fortifications intérieures étaient remplies de ruines et entourées de barbelés, creusées de tranchées et ponctuées de casemates en béton. Il était difficile d’imaginer que de l’herbe et des fleurs puissent pousser là. Une deuxième ceinture de fortification avait été camouflée et présentait l’aspect de boutiques et de maison de la classe moyenne. Sur les murs de six pieds d’épaisseur, les Allemands avaient peint des fenêtres et de faux géraniums, ainsi que des représentations de femmes et d’enfants, de chats et d’oiseaux. Toutes les maisons contenaient des affûts de canon et de mitrailleuse.

Lorsque le régiment a pris possession de la forteresse de Brielle, il s’y trouvait plus de 4 000 Allemands. Le désarmement de l’ennemi a commencé sans délai à 8 h le 10 mai 1945. Chaque soldat allemand, avec ses armes et son matériel, devait se tenir au garde-à-vous. Les armes légères et les grenades lui étaient enlevées en premier. Une fois désarmés, les prisonniers étaient enfermés dans la forteresse. Toutefois, il restait encore à enlever les mines qui avaient été posées tout autour du fort. C’était une tâche dangereuse. Les prisonniers l’ont fait eux-mêmes, sous les ordres de leurs propres officiers. Chaque soir, le lieutenant-colonel Turcot donnait à leur colonel ses instructions au sujet des tâches à accomplir le lendemain. Le butin s’accumulait : armes, canons, munitions et matériel de toutes sortes.

Le 1er juin, une équipe d’officiers de la sécurité est venue au régiment pour examiner tous les prisonniers afin de séparer les soldats SS des autres combattants. Ils ont repéré une cinquantaine de membres des SS, qui ont immédiatement été envoyés vers un camp de prisonniers de guerre différent.

Ce n’est qu’après avoir pris toutes ces précautions que les vainqueurs ont commencé le processus de rapatriement. Tous les jours, des colonnes de centaines de prisonniers entamaient la longue marche jusque dans leur pays, escortés par des soldats canadiens jusqu’à la frontière allemande. Plus de 6 000 soldats sont retournés dans leur pays sous l’escorte du régiment.

Ce blason de fonte, rapporté par le Royal 22e Régiment, a été saisi dans le mess des sous-officiers dans la forteresse.

En mars 1945, le 1er Corps d’armée canadien, qui combattait en Sicile et en Italie depuis 1943, s’est déplacé vers le du nord-ouest de l’Europe. Tout le corps a été transporté dans le sud de la France où il a commencé le long voyage vers le front. Dans le cadre de ce déplacement, le Royal Canadian Regiment a descendu la vallée du Rhône en France, traversé des régions occupées d’Allemagne et de Belgique jusque dans le secteur d’Anvers, où les soldats se sont reposés et réorganisés pendant près d’un mois. De là, le régiment s’est rendu dans une zone de rassemblement à Eefde, aux Pays-Bas, et le 9 avril 1945, il commençait les opérations pour repousser les forces allemandes de la région au sud de l’Ijsselmeer (la mer intérieure) en Hollande orientale.

Apeldoorn, une ville de 72 000 habitants, était l’objectif. Même si les soldats ont rencontré en chemin plusieurs poches de résistance allemande, il y a eu très peu de pertes. Le 17 avril, le régiment a essuyé ses dernières pertes au combat lors de la prise d’Apeldoorn, où plus de 200 Allemands ont été faits prisonniers. À compter de ce moment, la résistance devant les Alliés s’est affaiblie puis a disparu.

En 1945, la 1re Armée canadienne s’est battue pour libérer la Hollande et pénétrer en Allemagne. Au cours des dernières semaines de la guerre, les Canadiens ont réussi à arracher la Hollande aux forces allemandes et à libérer la population des Pays-Bas. Depuis leur libération, les Hollandais ont une affection particulière pour le Canada et pour les soldats et les régiments qui les ont libérés. Depuis cette époque, les enfants hollandais rendent hommage aux soldats canadiens morts au combat en entretenant les tombes de ceux qui sont tombés aux Pays-Bas. La tradition se perpétue encore aujourd’hui, car les enfants hollandais participent à des offices à la chandelle à la mémoire des soldats canadiens qui se sont battus pour libérer la Hollande.

Lorsque les soldats canadiens sont arrivés dans les Pays-Bas, en 1945, les Hollandais étaient affamés et vivaient dans des conditions misérables. L’un des premiers pays occupés par les Allemands, la Hollande avait attendu cinq ans sa libération. Pour soulager les souffrances des Hollandais, les armées alliées ont conclu des ententes avec les Allemands pour que ceux-ci laissent les Alliés apporter de la nourriture et des fournitures dans les régions sous occupation allemande. Des mesures énergiques ont été prises pour prévenir les pertes civiles et toute nouvelle détérioration des bâtiments historiques de la Hollande. Les Hollandais ont manifesté une extrême reconnaissance à l’égard de leurs libérateurs et les ont accueillis dans leur pays à bras ouverts, comme le montre la brochure produite aux Pays-Bas pour les soldats alliés.

Même si la guerre n’était pas terminée, la libération de la Hollande a été joyeusement fêtée tant par la population hollandaise que par les soldats canadiens dans chaque village libéré de l’emprise allemande. Contrairement à d’autres régions où les Canadiens s’étaient battus, les Pays-Bas n’en voulaient pas aux soldats canadiens. Ils les accueillaient à bras ouverts. Les soldats défilaient devant des foules en liesse, des photographies de Hollandais aux côtés de leurs libérateurs ont été prises, et dans bien des villages on organisait des repas de fête et des danses avant que les soldats ne passent au combat suivant.

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Blason de fer forgé

Blason de fer forgé enlevé à la forteresse de Hook en Hollande. Aigle de fer noir tenant la croix gammée dans ses griffes.

Musée du Royal 22e Régiment.

PAYS-BAS
© Musée du Royal 22e Régiment.


Les édifices historiques et importants

Les édifices historiques et importants sont souvent victimes de la guerre.

Le Royal Canadian Regiment

© Le Royal Canadian Regiment


Affiche de remerciement créée par les enfants du lycée de Harderwyk, aux Pays-Bas, pour les membres du Lord Strathcona's Hors

Affiche de remerciement créée par les enfants du lycée de Harderwyk, aux Pays-Bas, pour les membres du Lord Strathcona's Horse. « Aujourd'hui, le lycée Christelyk de Harderwijk souligne avec une immense gratitude la libération de Harderwijk, le 18 avril 1945, par le 2 Canadian Armoured Regiment, Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians), commandé par le lieutenant-colonel MacAvity. »

Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)
1945-04-18
PAYS-BAS
© Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)


Feuillet distribué par les Hollandais pour accueillir les soldats alliés

Feuillet distribué par les Hollandais pour accueillir les soldats alliés et les remercier de leur aide. Vers 1944.

Musée et archives régimentaires du Princess Patricia's Canadian Light Infantry
vers 1944
PAYS-BAS
© Musée et archives régimentaires du Princess Patricia's Canadian Light Infantry


Trouw. Bienvenue à vous, soldats des armées alliées. Il y a cinq ans, des troupes étrangères envahissaient notre pays. Elles étaient venues pour usurper et pour opprimer. Nous avons détesté les voir arpenter nos rues et habiter nos maisons. Aujourd’hui, à nouveau, des soldats étrangers ont marché le long de nos canaux et sont entrés dans nos foyers. Cette fois-ci, ils sont venus en tant qu’amis, en tant que libérateurs! Nous les accueillons à bras ouverts! Pendant toutes ces longues années sombres, nous vous avons attendus.

Nous savions qu’un jour vous viendriez pour nous rendre notre liberté, la liberté qui nous a tant manqué. Aujourd’hui, vous avez combattu avec vaillance pour venir jusqu’à nous, et le grand jour de notre libération est enfin arrivé. Nous voulons simplement vous remercier de tout notre cœur. Nous vous souhaitons un agréable séjour dans notre pays et nous espérons que vous profiterez de la chaude hospitali Pour en lire plus
Trouw. Bienvenue à vous, soldats des armées alliées. Il y a cinq ans, des troupes étrangères envahissaient notre pays. Elles étaient venues pour usurper et pour opprimer. Nous avons détesté les voir arpenter nos rues et habiter nos maisons. Aujourd’hui, à nouveau, des soldats étrangers ont marché le long de nos canaux et sont entrés dans nos foyers. Cette fois-ci, ils sont venus en tant qu’amis, en tant que libérateurs! Nous les accueillons à bras ouverts! Pendant toutes ces longues années sombres, nous vous avons attendus.

Nous savions qu’un jour vous viendriez pour nous rendre notre liberté, la liberté qui nous a tant manqué. Aujourd’hui, vous avez combattu avec vaillance pour venir jusqu’à nous, et le grand jour de notre libération est enfin arrivé. Nous voulons simplement vous remercier de tout notre cœur. Nous vous souhaitons un agréable séjour dans notre pays et nous espérons que vous profiterez de la chaude hospitalité hollandaise. Évidemment, vous pouvez compter sur notre aide chaque fois que vous en aurez besoin! Que Dieu vous bénisse! »

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Libération de la Hollande

Libération de la Hollande : des Hollandais sont montés sur un char avec des membres du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians), 1945.

Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)
vers 1945
PAYS-BAS
© Musée régimentaire du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians)


Peinture à l'hulie, "Infantry, near Nijmegen, Holland"

Peinture à l'huile, Fantassins près de Neimègue, Pays-Bas, Colville, Capitane David (Alex) Alexander, 1946. Ce tableau intitulé Fantassins près de Neimègue, Pays-Bas, de l’artiste de guerre canadien, Alex Colville, montre des soldats canadiens de toute évidence épuisés, pendant les combats qui ont libéré les Pays-Bas de l’occupation allemande.

Captain David (Alex) Alexander Colville
vers
PAYS-BAS
19710261-2079
© Musée canadien de la guerre


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre la participation et le rôle des Forces canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • étudier les contributions, les sacrifices et les expériences vécues par les individus qui ont participé aux opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • identifier les principaux endroits où se sont déroulées les opérations militaires auxquelles a pris part le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • étudier les armes et la technologie employées par les soldats canadiens.

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