L’arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du paradis, fort populaire durant l’Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l’installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d’Adam et Ève.

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporta à Paris, après son mariage avec le duc d’Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.

En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, Pour en lire plus

L’arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du paradis, fort populaire durant l’Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l’installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d’Adam et Ève.

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporta à Paris, après son mariage avec le duc d’Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.

En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie et se propagea ensuite chez les gens du peuple. À l’époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d’une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.


Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu’il ne devienne une pratique courante en Angleterre. Les divers éléments servant à son ornementation furent d’abord conçus à la maison, avant d’être produits en industrie. Au milieu du XVIIe siècle, l’illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques. D’autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.


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Le pêché originel

L'arbre du paradis est couvert de pommes rouges. En Alsace, la veille de Noël était consacrée à Adam et Ève. La faute d'Adam avait rendu nécessaire le rachat par le fils de Dieu fait homme. Cette évocation précédait la représentation de la Nativité. Catéchisme en images, n° 58 - Chromolithographie

Photo : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France

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Arbre de Noël parisien

Gravure de mode, qui présente des femmes et des enfants en costumes 1890, autour d'un arbre de Noël.

Photo : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France

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Salle à manger d'époque victorienne

Reconstitution réalisée à la maison Milot de la Place-Royale, à Québec. À l'extrême gauche, on voit un arbre de Noël « à la victorienne » installé sur une table recouverte d'une nappe blanche.

Photo : Musée de la civilisation, André Kedl, 1993
Musée de la civilisation,Québec, Canada

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La coutume de décorer un sapin pour Noël fut amenée aux États-Unis par les premiers immigrants allemands. Au Canada, cette tradition fut également introduite par un Allemand. En 1781, le général Von Riedesel plantait, à Sorel, le premier sapin de Noël en sol québécois. Cette coutume se répandit au cours de l’époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu’au cours des années 1930.

Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l’arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.

Loin de disparaître, la tradition du sapin naturel est plus vivante que jamais. Au Canada, la culture du sapin baumier est en pleine expansion. Chaque année, on abat plus d’un million de ces conif Pour en lire plus
La coutume de décorer un sapin pour Noël fut amenée aux États-Unis par les premiers immigrants allemands. Au Canada, cette tradition fut également introduite par un Allemand. En 1781, le général Von Riedesel plantait, à Sorel, le premier sapin de Noël en sol québécois. Cette coutume se répandit au cours de l’époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu’au cours des années 1930.

Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l’arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.

Loin de disparaître, la tradition du sapin naturel est plus vivante que jamais. Au Canada, la culture du sapin baumier est en pleine expansion. Chaque année, on abat plus d’un million de ces conifères, dont plusieurs dizaines de milliers sont exportés aux États-Unis, au Mexique, au Vénézuela et même en Allemagne.

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Sapin de Noël décoré à l'ancienne

Dressé dans le hall d'entrée du Musée de la civilisation lors de l'exposition Noël ancien, présentée durant la période des fêtes de 1993-1994, ce grand sapin arbore de nombreux ornements couvrant plus d'un siècle de production.

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1993
Collection: Musée de la civilisation, Québec, Canada

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Bûcheron avec deux sapins de Noël

Depuis plus de trente ans, la famille et les amis de Sandy Monez se rencontrent à la ferme familiale du centre de l'Alberta pour une course au sapin de Noël annuelle. Ensemble, ils vont dans la forêt du domaine familial, échangeant des souvenirs d'enfance et cherchant le sapin idéal.

Photo : Daryl-Noël Rydman, 1993
Collection : Collection privée

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  •  découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  •  décrire certaines traditions de Noël au Canada, et en fournir des exemples;
  •  comparer les traditions de Noël selon les cultures, et aussi à travers le temps;
  •  comprendre que les cultures matérielle et populaire reflètent les changements historiques.

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