Parmi les principaux producteurs d’ornements de Noël figure en tête de liste l’Allemagne qui, de 1875 jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, fournit une bonne partie des décorations ornant les sapins de Noël canadiens. Viennent ensuite l’Autriche, les États-Unis, le Japon, l’Italie, la Tchécoslovaquie et le Canada.

Les kugels, sorte de boules en verre destinées à protéger la maison des esprits maléfiques, furent les premiers ornements en verre fabriqués pour le sapin de Noël. Ils étaient produits à Lauscha, en Allemagne, vers 1830. Par leur forme, ces kugels et autres boules de Noël rappellent les pommes rouges décorant l’arbre du Paradis.

Parmi les principaux producteurs d’ornements de Noël figure en tête de liste l’Allemagne qui, de 1875 jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, fournit une bonne partie des décorations ornant les sapins de Noël canadiens. Viennent ensuite l’Autriche, les États-Unis, le Japon, l’Italie, la Tchécoslovaquie et le Canada.

Les kugels, sorte de boules en verre destinées à protéger la maison des esprits maléfiques, furent les premiers ornements en verre fabriqués pour le sapin de Noël. Ils étaient produits à Lauscha, en Allemagne, vers 1830. Par leur forme, ces kugels et autres boules de Noël rappellent les pommes rouges décorant l’arbre du Paradis.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Boules de Noël contemporaines

Boule en verre soufflé, décorée de peinture à l'émail de différentes couleurs, présentant des motifs fantaisistes et abstraits. La seconde est en céramique émaillée blanc, garnie de fleurs et de feuilles, peintes à la main avec une glaçure à l'oxyde de cobalt.

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995
Collection : Musée de la civilisation, Québec, Canada, nos 91-807 et 91-

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L’utilisation de petites bougies pour illuminer l’arbre de Noël remonte au milieu du XVIIe siècle. Toutefois, ce n’est qu’au début du XIXe siècle que la coutume s’installa vraiment en Allemagne et, peu après, dans les pays slaves de l’Europe de l’Est.

Les premières bougies étaient fixées au bout des branches du sapin au moyen de cire ou d’épingles. Arrivèrent par la suite les petites lanternes et les petits bougeoirs facilitant l’installation des chandelles. Les bougeoirs à pince firent leur apparition vers 1890. Quant aux globes de verre et aux lanternes, ils furent créés entre 1902 et 1914.

C’est à New York, en 1882, que l’on réussit pour la première fois à illuminer un sapin de Noël à l’électricité. Edward Johnson, associé de Thomas Edison, illumina un sapin de Noël avec une guirlande de 80 petites ampoules électriques, qu’il avait lui-même conçue. La production de telles guirlandes débuta vers 1890. Dès 1896, un premier sapin illuminé à l’électricité était dressé à Westmount, au Québec. En 1900, certains grands magasins installèrent de grands sapins Pour en lire plus

L’utilisation de petites bougies pour illuminer l’arbre de Noël remonte au milieu du XVIIe siècle. Toutefois, ce n’est qu’au début du XIXe siècle que la coutume s’installa vraiment en Allemagne et, peu après, dans les pays slaves de l’Europe de l’Est.

Les premières bougies étaient fixées au bout des branches du sapin au moyen de cire ou d’épingles. Arrivèrent par la suite les petites lanternes et les petits bougeoirs facilitant l’installation des chandelles. Les bougeoirs à pince firent leur apparition vers 1890. Quant aux globes de verre et aux lanternes, ils furent créés entre 1902 et 1914.

C’est à New York, en 1882, que l’on réussit pour la première fois à illuminer un sapin de Noël à l’électricité. Edward Johnson, associé de Thomas Edison, illumina un sapin de Noël avec une guirlande de 80 petites ampoules électriques, qu’il avait lui-même conçue. La production de telles guirlandes débuta vers 1890. Dès 1896, un premier sapin illuminé à l’électricité était dressé à Westmount, au Québec. En 1900, certains grands magasins installèrent de grands sapins illuminés afin d’attirer la clientèle.

La mode étant désormais lancée, cette coutume se répandit au Canada au fur et à mesure que s’effectua l’électrification des villes et des campagnes. Cette innovation technologique vint modifier l’habitude de ne dresser son sapin que le 24 décembre, à cause du risque d’incendie. Dès lors, il fut possible de l’installer plus tôt et de ne le défaire qu’au lendemain des Rois.


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Guirlandes de lumières

Dans les années 1950, la mode des sapins illuminés était largement répandue au Canada. Les grands magasins offraient d'ailleurs dans leurs catalogues des guirlandes de lumières multicolores et autres décorations pour les sapins de Noël, comme en témoigne cette page du catalogue de Noël de la compagnie Simpson-Sears, de Toronto.

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995
Collection : Musée de la civilisation, Québec, Canada

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Sapin de Noël contemporain

Épi de faîte en forme de couronne, boules de Noël aux couleurs vives et autres ornements à suspension décorent ce sapin à l'allure contemporaine. Au pied du sapin, un tapis blanc imitant la neige accueille oursons en peluche, petits personnages et cadeaux de Noël.

Photo : Benoît Paquet, Sainte-Foy, Canada, 1991

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Avec l’invention des guirlandes d’ampoules électriques, l’Amérique donna un nouvel aspect à l’arbre de Noël traditionnel. Dès 1912, les premiers arbres illuminés apparaissaient sur les places publiques de la ville de Boston. Les sapins extérieurs devinrent rapidement monnaie courante en Amérique. Après la Première Guerre mondiale, cette nouveauté gagna l’Europe et se généralisa finalement vers le milieu du XXe siècle.

Vers la fin du XIXe siècle, une autre variante de l’arbre de Noël traditionnel apparut également sur le marché : le sapin artificiel. Les plus anciens proviennent d’Allemagne et sont fabriqués à partir de fil métallique et de plumes d’oie ou de dinde, teintes en vert pour imiter les aiguilles du conifère.

Entre 1900 et 1950, la production de grands arbres, en plumes d’autruche ou de cygne, était destinée aux hôtels, magasins et grandes demeures bourgeoises.

Au Canada, la mode du sapin extérieur illuminé est très répandue. Le climat d’hiver combine nuit noire et blancheur de la neige, ce qui contraste avec la gaîté des décorations multicolores. D Pour en lire plus

Avec l’invention des guirlandes d’ampoules électriques, l’Amérique donna un nouvel aspect à l’arbre de Noël traditionnel. Dès 1912, les premiers arbres illuminés apparaissaient sur les places publiques de la ville de Boston. Les sapins extérieurs devinrent rapidement monnaie courante en Amérique. Après la Première Guerre mondiale, cette nouveauté gagna l’Europe et se généralisa finalement vers le milieu du XXe siècle.

Vers la fin du XIXe siècle, une autre variante de l’arbre de Noël traditionnel apparut également sur le marché : le sapin artificiel. Les plus anciens proviennent d’Allemagne et sont fabriqués à partir de fil métallique et de plumes d’oie ou de dinde, teintes en vert pour imiter les aiguilles du conifère.

Entre 1900 et 1950, la production de grands arbres, en plumes d’autruche ou de cygne, était destinée aux hôtels, magasins et grandes demeures bourgeoises.

Au Canada, la mode du sapin extérieur illuminé est très répandue. Le climat d’hiver combine nuit noire et blancheur de la neige, ce qui contraste avec la gaîté des décorations multicolores. Dans les banlieues, il y a presque autant de sapins à l’extérieur qu’à l’intérieur des maisons.

En Alberta, plus on approche du solstice d’hiver, plus les jours sont courts. Un ciel clair et une fraîche couche de neige servent souvent de toile de fond aux décorations lumineuses. Les rites conviviaux des fêtes civiles en Alberta font écho aux anciennes coutumes de l’Europe du Nord et aux pastorales médievales dans leur utilisation des feux et des lumières pendant le mois de Noël.

Dans un quartier d’Edmonton, les résidants parent leurs maisons de décorations lumineuses si nombreuses qu’on a surnommé cette rue Candy Cane Lane [l’allée des cannes de bonbon]. Certaines églises et certains organismes sociaux d’Edmonton offrent, à Noël et le lendemain, des repas festifs aux pauvres et aux sans-abri. Certaines églises proposent au public des concerts et spectacles de Noël.


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Candy-Cane Lane, à Edmonton

Un quartier d'Edmonton a établi, depuis les années 1970, une nouvelle tradition en décorant de manière très recherchée ses maisons et ses parterres. Certaines familles utilisent des milliers de lumières reproduisant différents motifs de Noël. Pendant le temps des fêtes, de nombreux citadins vont se promener sur «Candy Cane Lane» [l'allée des cannes de bonbons], pour admirer ces magnifiques décorations lumineuses d'hiver.

Photo : David J. Goa, 1994
Collection : Folklife Collections, Provincial Museum of Alberta, à Edmonton

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire certaines traditions de Noël au Canada ainsi que leur évolution, et en fournir des exemples; 
  • comparer les traditions de Noël selon les cultures, et aussi à travers le temps;
  • comprendre que les cultures matérielle et populaire reflètent les changements historiques.

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