Les repas de Noël étaient des repas d’exception dans la société traditionelle et se devaient d’être abondants. Souvent, ils se terminaient par des pâtisseries confectionnées à partir des ingrédients de la production domestique : œufs du poulailler, fruits du verger.

Beaucoup de ces pâtisseries étaient non seulement des friandises mais aussi des éléments symboliques de la fête de Noël : elles faisaient partie des présents, du décor de la table ou du sapin, et elles pouvaient avoir des vertus magiques de protection contre les maléfices.

En France, chaque région avait sa spécialité : cornues en Limousin, cugnots dans l’Est, springerle en Alsace, pompe ou fougasse en Provence, où l’on servait traditionnellement les treize desserts...

Au Canada, ressemblant aux beignets de carnaval que l’on fait en Lorraine, les beignes et les croquinoles (de forme rectangulaire) saupoudrés de sucre fin ou de sucre à glacer constituaient un savoureux dessert. On les servait froids, parfois accompagnés de confitures de petits fruits sauvages, de gelées ou de crème. À cela venaient s’ajouter toute la gamme des biscuits de Noël et des bonbo Pour en lire plus

Les repas de Noël étaient des repas d’exception dans la société traditionelle et se devaient d’être abondants. Souvent, ils se terminaient par des pâtisseries confectionnées à partir des ingrédients de la production domestique : œufs du poulailler, fruits du verger.

Beaucoup de ces pâtisseries étaient non seulement des friandises mais aussi des éléments symboliques de la fête de Noël : elles faisaient partie des présents, du décor de la table ou du sapin, et elles pouvaient avoir des vertus magiques de protection contre les maléfices.

En France, chaque région avait sa spécialité : cornues en Limousin, cugnots dans l’Est, springerle en Alsace, pompe ou fougasse en Provence, où l’on servait traditionnellement les treize desserts...

Au Canada, ressemblant aux beignets de carnaval que l’on fait en Lorraine, les beignes et les croquinoles (de forme rectangulaire) saupoudrés de sucre fin ou de sucre à glacer constituaient un savoureux dessert. On les servait froids, parfois accompagnés de confitures de petits fruits sauvages, de gelées ou de crème. À cela venaient s’ajouter toute la gamme des biscuits de Noël et des bonbons, dont le fameux sucre à la crème.

Trois autres desserts se retrouvaient également sur la table lors des repas festifs de Noël : la bûche de Noël, le plum-pudding et le gâteau aux fruits.


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Petits gâteaux de Noël

Dessin à la gouache de Hans Haug représentant des petits gâteaux aux épices dits Schwowebredle, qui sont confectionnés à l'occasion de Noël. Les différents motifs sont découpés à l'emporte-pièce dans la pâte.

Photo : Musée Alsacien, Strasbourg, France
Collection : Musée Alsacien, Strasbourg, France

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Moule à gateau en forme d'étoile

Ce moule alsacien de stet servait soit pour des pâtes à biscuit, soit pour des pâtes levées, et était traditionnellement utilisé à Noël. Terre cuite glaçurée

Photo : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
XIXe siècle
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Maisons en pain d'épices

Selon la coutume allemande, les maisons en pain d'épices étaient décorées de glaçage et de bonbons aux formes et aux couleurs variées. Réplique du Château Frontenac réalisée par Jean Soulard, chef exécutif du Château Frontenac, Josée Martineau et Yvan Caron pour l'exposition Noël en Allemagne, présentée au Musée de la civilisation en 1994-1995. Les maisons en pain d'épices relèvent de la tradition allemande.

Château : Pierre Soulard, Musée de la civilisation,1994, maison : Benoît Paquet, 1986
Collection : Musée de la civilisation, Québec, Canada

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Estevenoun

Marmousets de pâte, offert par les parrains et marraines à leur filleuls le lendemain de Noël. Taille réelle ; hauteur : 295 mm

Photo : B. Delgado
Collection : Museon Arlaten, Arles, France

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La coutume voulait que, la veille de Noël, on aille chercher une énorme bûche de bois franc, appelée bûche de Noël, et qu’on la rapporte à la maison en grande pompe. Le soir de Noël, le maître de maison la plaçait dans l’âtre, procédait à des libations, en arrosant le tronc d’huile, de sel et de vin cuit et récitait des prières de circonstance. Dans certaines familles, c’était les jeunes filles de la maison qui allumaient la bûche avec les tisons de celle de l’année précédente, qu’on avait pris soin de conserver précieusement. Dans d’autres familles, c’était plutôt à la mère que revenait ce privilège. Les cendres de cette bûche avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable. Le choix de l’essence du bois, les pratiques d’allumage et la durée de combustion constituaient un véritable rituel pouvant varier selon les régions.

Cette coutume, remontant au XIIe siècle, avait cours dans la plupart des pays européens, notamment en France et en Italie, où la bûche de Noël était appelée ceppo. Au Québec comme en France, cette tradition aurait perd Pour en lire plus

La coutume voulait que, la veille de Noël, on aille chercher une énorme bûche de bois franc, appelée bûche de Noël, et qu’on la rapporte à la maison en grande pompe. Le soir de Noël, le maître de maison la plaçait dans l’âtre, procédait à des libations, en arrosant le tronc d’huile, de sel et de vin cuit et récitait des prières de circonstance. Dans certaines familles, c’était les jeunes filles de la maison qui allumaient la bûche avec les tisons de celle de l’année précédente, qu’on avait pris soin de conserver précieusement. Dans d’autres familles, c’était plutôt à la mère que revenait ce privilège. Les cendres de cette bûche avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable. Le choix de l’essence du bois, les pratiques d’allumage et la durée de combustion constituaient un véritable rituel pouvant varier selon les régions.

Cette coutume, remontant au XIIe siècle, avait cours dans la plupart des pays européens, notamment en France et en Italie, où la bûche de Noël était appelée ceppo. Au Québec comme en France, cette tradition aurait perduré jusqu’au dernier quart du XIXe siècle. La disparition de cette tradition coïncide avec celle des grands âtres, remplacés progressivement par des poêles de fonte. La grosse bûche fut alors remplacée par une petite bûche de bois, parfois rehaussée de chandelles et de verdure, qu’on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël.

Aujourd’hui, la bûche de Noël est devenue une pâtisserie traditionnelle, succulent gâteau roulé, glacé de crème au café ou au chocolat et décoré de feuilles de houx et de roses en sucre.


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Bûche de Noël

Affiche de pâtissier.

Photo : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
Collection : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France

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Bénédiction de la bûche de Noël

Projet pour une carte postale de P. Kaufman. Encre noire et aquarelle. L'aïeul place des rameaux de houx et récite des prières sur la bûche de Noël. La table est dressée et la fête de famille prend le pas sur les anciens rites agraires.

Photo : Musée alsacien, Strasbourg, France
Collection : Musée alsacien, Strasbourg, France

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En Provence, le repas traditionnel de Noël est appelé « le gros souper ». Il se termine par un nombre rituel de treize desserts symbolisant le Christ et les douze apôtres. Ils doivent être servis en même temps et chaque convive doit les goûter tous. Ils sont composés de pâtisseries et de fruits :

des fruits secs appelés les quatre mendiants, par analogie avec les robes des ordres mendiants : les raisins secs pour les Dominicains, les figues sèches pour les Franciscains, les noisettes pour les Augustins et les amandes pour les Carmes ; la pompe à huile; du nougat blanc et noir ; des fruits confits ou frais, en particulier pommes et raisins spécialement conservés pour Noël ; des confiseries comme les calissons ou les biscotins d’Aix ; et, plus récente, la bûche de Noël.

En Provence, le repas traditionnel de Noël est appelé « le gros souper ». Il se termine par un nombre rituel de treize desserts symbolisant le Christ et les douze apôtres. Ils doivent être servis en même temps et chaque convive doit les goûter tous. Ils sont composés de pâtisseries et de fruits :

  • des fruits secs appelés les quatre mendiants, par analogie avec les robes des ordres mendiants : les raisins secs pour les Dominicains, les figues sèches pour les Franciscains, les noisettes pour les Augustins et les amandes pour les Carmes ;
  • la pompe à huile;
  • du nougat blanc et noir ;
  • des fruits confits ou frais, en particulier pommes et raisins spécialement conservés pour Noël ;
  • des confiseries comme les calissons ou les biscotins d’Aix ;
  • et, plus récente, la bûche de Noël.

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Ce fameux dessert typiquement anglais, auquel on a attribué le nom de plum-pudding au XVIIe siècle, s’appelait auparavant hackin. Ce nom lui venait de ses multiples ingrédients, atteignant parfois le nombre de quatre-vingts et plus, qu’on hachait finement avant de les incorporer à la pâte. Souvent préparé le matin de Noël, ce dessert copieusement arrosé de brandy, que l’on flambait au moment de l’apporter à la table, était toujours servi avec grande cérémonie.

Le gâteau aux fruits est en fait un dérivé du célèbre <i>Christmas pudding</i> ou plum- pudding. Bien que la recette en soit simplifiée, ce gâteau renfermant quantité de fruits confits, de raisins secs, de dattes et de noix est d’autant plus délicieux qu’il est préparé longtemps à l’avance et arrosé régulièrement de brandy ou de rhum, avant d’être flambé lors du service.

Ce fameux dessert typiquement anglais, auquel on a attribué le nom de plum-pudding au XVIIe siècle, s’appelait auparavant hackin. Ce nom lui venait de ses multiples ingrédients, atteignant parfois le nombre de quatre-vingts et plus, qu’on hachait finement avant de les incorporer à la pâte. Souvent préparé le matin de Noël, ce dessert copieusement arrosé de brandy, que l’on flambait au moment de l’apporter à la table, était toujours servi avec grande cérémonie.

Le gâteau aux fruits est en fait un dérivé du célèbre <i>Christmas pudding</i> ou plum- pudding. Bien que la recette en soit simplifiée, ce gâteau renfermant quantité de fruits confits, de raisins secs, de dattes et de noix est d’autant plus délicieux qu’il est préparé longtemps à l’avance et arrosé régulièrement de brandy ou de rhum, avant d’être flambé lors du service.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les genss, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire certaines traditions de Noël au Canada ainsi que leur évolution, et en fournir des exemples;
  • comparer les traditions de Noël selon les cultures, notamment chez les francophones et les anglophones, et aussi à travers le temps;
  • comprendre que les cultures matérielle et populaire reflètent les changements historiques.

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