« Tu est grand, Seigneur !, et bien digne de louange…

tu nous a faits orientés vers toi et…notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi […]

Elle t'invoque, Seigneur, ma foi, que tu m'as donnée, que tu m'as inspirée par l'humanité de ton Fils. »

Saint Augustin, évêque d'Hippone, Confessions, I, 1

Dès l'origine, Jésus a été perçu par ses disciples comme la révélation de la nature de la divinité. Plus leur réflexion sur Jésus s'approfondissait, mieux les chrétiens comprenaient que l'universalité et l'unicité de l'humanité de Jésus étaient riches de sens pour la condition humaine, sens qui n'allait pas sans problèmes, parce qu'il éveillait les résonances profondes de l'expérience hu Pour en lire plus
« Tu est grand, Seigneur !, et bien digne de louange…

tu nous a faits orientés vers toi et…notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi […]

Elle t'invoque, Seigneur, ma foi, que tu m'as donnée, que tu m'as inspirée par l'humanité de ton Fils. »

Saint Augustin, évêque d'Hippone, Confessions, I, 1

Dès l'origine, Jésus a été perçu par ses disciples comme la révélation de la nature de la divinité. Plus leur réflexion sur Jésus s'approfondissait, mieux les chrétiens comprenaient que l'universalité et l'unicité de l'humanité de Jésus étaient riches de sens pour la condition humaine, sens qui n'allait pas sans problèmes, parce qu'il éveillait les résonances profondes de l'expérience humaine du mal et de la souffrance dans ce monde. En cherchant à comprendre l'humanité de Jésus, les penseurs chrétiens ont buté sur un étrange paradoxe qui continue de fasciner l'imagination occidentale : pour sauver l'humanité, Dieu devait souffrir et être mis à mort par l'humanité.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Pietà

Cette statue mexicaine exprime avec beaucoup de vigueur l'humanité tragique de Jésus : méprisé, rejeté, torturé et crucifié, le Christ battu, incapable de se tenir debout, est soutenu par son Père céleste.

Artiste inconnu
Museo Nacional de Arte

sculpture
PMA: J99.1997
© The Provincial Museum of Alberta.


Jésus incarcéré

La statue est une représentation rude, non idéalisée, de Jésus ensanglanté derrière des barreaux, ce qui peut être vu comme un symbole de la nature divine demeurant enfermée dans toutes ces âmes humaines qui demeurent sourdes aux vérités spirituelles.

Iglesia San Javier

sculpture
PMA: J99.1996.
© The Provincial Museum of Alberta.


« Dieu nous aime tels que nous serons, non tels que nous sommes [aujourd’hui]. »

Augustin, évêque d’Hippone, Sur la Trinité

Bien que dans ses réflexions d’ordre psychologique, saint Augustin ait souvent fait état de l’égoïsme et de la corruption de l’esprit humain après la Chute, il n’était pas insensible à la gloire et à la sacralité de l’existence humaine. Le péché originel avait profondément marqué l’intégrité de la nature humaine et avait obscurci le fait qu’elle avait été créée à l’image de Dieu, mais n’avait pas entièrement corrompu cette réalité. L’esprit humain était encore imprégné de « traces de la divinité », de structures mentales reflétant la nature tripartite de la Trinité. Même si le miroir avait été obscurci, l’humanité était encore à l’imag Pour en lire plus
« Dieu nous aime tels que nous serons, non tels que nous sommes [aujourd’hui]. »

Augustin, évêque d’Hippone, Sur la Trinité

Bien que dans ses réflexions d’ordre psychologique, saint Augustin ait souvent fait état de l’égoïsme et de la corruption de l’esprit humain après la Chute, il n’était pas insensible à la gloire et à la sacralité de l’existence humaine. Le péché originel avait profondément marqué l’intégrité de la nature humaine et avait obscurci le fait qu’elle avait été créée à l’image de Dieu, mais n’avait pas entièrement corrompu cette réalité. L’esprit humain était encore imprégné de « traces de la divinité », de structures mentales reflétant la nature tripartite de la Trinité. Même si le miroir avait été obscurci, l’humanité était encore à l’image de son créateur divin. Dans le Christ, le pont entre la vraie image et la vraie réflexion avait été solidement établi. La nature sans péché de la divinité était entrée en communion avec la fragilité humaine. En tant que lien entre Dieu et la création, Jésus était le modèle de ce que la nature humaine avait été autrefois - et ce que nous devrions nous efforcer de devenir à nouveau.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Adam et Ève

Le Christ est le « second » Adam, tandis que Marie est la « seconde » Ève et le symbole prophétique de l'Église.

Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553).
vers 1538
Huile sur panneau
PMA:J99.135.
© Malcove Collection, University of Toronto.


« …le mystère étrange, annoncé depuis les siècles… c’est l’enfant qu’en ce jour Anne conçoit dans ses entrailles chastement, Marie, la servante de Dieu qui s’apprête à devenir la demeure du Roi des siècles pour recréer le genre humain. »

Vêpres de la conception de Marie par Anne

On ne saurait réellement saisir l’humanité de Jésus sans comprendre le sens de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, car c’est par Marie que Dieu est entré dans le monde effervescent de l’existence humaine. Pour de nombreux théologiens chrétiens, Marie est la « seconde Ève », la femme d’une pureté absolue qui avait donné naissance au Messie et effacé ainsi la tache du péché originel sur l’âme humaine. Pour d’autres, cependant, la vocation de Marie est bien plus terre à terre. Née par la grâce de Dieu du sein d’une femme stérile, Marie est le po Pour en lire plus
« …le mystère étrange, annoncé depuis les siècles… c’est l’enfant qu’en ce jour Anne conçoit dans ses entrailles chastement, Marie, la servante de Dieu qui s’apprête à devenir la demeure du Roi des siècles pour recréer le genre humain. »

Vêpres de la conception de Marie par Anne

On ne saurait réellement saisir l’humanité de Jésus sans comprendre le sens de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, car c’est par Marie que Dieu est entré dans le monde effervescent de l’existence humaine. Pour de nombreux théologiens chrétiens, Marie est la « seconde Ève », la femme d’une pureté absolue qui avait donné naissance au Messie et effacé ainsi la tache du péché originel sur l’âme humaine. Pour d’autres, cependant, la vocation de Marie est bien plus terre à terre. Née par la grâce de Dieu du sein d’une femme stérile, Marie est le pont mystique entre la stérilité et l’abondance, entre ceux qui vivent sans Dieu et ceux qui ont découvert la plénitude de la vie dans le Christ.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Vierge à l'enfant

Les représentations de la Vierge et de l'Enfant invitent les spectateurs à entrer dans le mystère de l'Incarnation, dans la fructification et la recréation du monde humain par la présence joyeuse du divin.

Aelbrecht Bouts (c.1460-1549).
16e siècle
Huile sur bois
Acc. no. 95/170. PMA:J99.1630.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


« La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère… »

Blaise Pascal, Pensées

La tension entre orgueil et misère qui travaille la pensée chrétienne, entre la conscience d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, et la compréhension intuitive de la Chute, retient depuis longtemps l'attention des théologiens et des philosophes. Pour Blaise Pascal, homme de science et philosophe chrétien français du XVIIe siècle, les deux natures de Jésus rétablissaient l'équilibre essentiel entre ces deux séries de qualités. Par sa vie humaine - et en particulier par sa souffrance sur la croix - Jésus avait connu la misère humaine. Par son union au Père, le Christ était la manifestation de la divinité. La compréhension des deux n Pour en lire plus
« La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère… »

Blaise Pascal, Pensées

La tension entre orgueil et misère qui travaille la pensée chrétienne, entre la conscience d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, et la compréhension intuitive de la Chute, retient depuis longtemps l'attention des théologiens et des philosophes. Pour Blaise Pascal, homme de science et philosophe chrétien français du XVIIe siècle, les deux natures de Jésus rétablissaient l'équilibre essentiel entre ces deux séries de qualités. Par sa vie humaine - et en particulier par sa souffrance sur la croix - Jésus avait connu la misère humaine. Par son union au Père, le Christ était la manifestation de la divinité. La compréhension des deux natures de Jésus ouvrait la voie, selon Pascal, à la sagesse rédemptrice qui n'est ni arrogante, ni fataliste. La vraie sagesse réussit à comprendre et à intégrer le paradoxe qui est au cœur de la religion chrétienne, à savoir que Jésus est à la fois Dieu et homme.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Masque mortuaire de Blaise Pascal

Le masque mortuaire de Pascal, à l'instar de sa pensée sur la connaissance de Dieu, marie la noblesse de la forme humaine à la fragilité tragique et incontournable de l'humanité.

Artiste inconnu
vers 1662
sculpture
PMA:J99.1693
© The Provincial Museum of Alberta.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre la nature de l’humanité de Jésus ;
  • être capable de décrire le développement de la théologie de l’humanité de Jésus à travers le temps ;
  • comprendre la relation entre la Vierge Marie et l’humanité de Jésus.

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