« Il est l’Image du Dieu invisible… »

Col 1, 15

L’image de Jésus, Fils de l’Homme, traduisait l’humanité de Dieu incarné; ainsi, dire de Jésus qu’il est la Vraie Image, est une façon d’explorer la divinité que recèle la nature humaine. Cette façon de percevoir la nature humaine comme une « image et ressemblance de Dieu » est apparue dans le débats sur l’iconographie chrétienne qui ont agité les VIIIe et IXe siècles. Elle allait droit à l’essentiel : comment comprenons-nous Jésus ? Comment une image peut-elle véhiculer la signification du Christ ? En cherchant à répondre à ces questions, les théologiens ont dû approfondir la nature humaine. Celle-ci a été perçue comme créée par le même Dieu et participant de la même créativité transcendante que celle de Jésus, la Vraie Image incréée de la divinité. Dans l’image d Pour en lire plus
« Il est l’Image du Dieu invisible… »

Col 1, 15

L’image de Jésus, Fils de l’Homme, traduisait l’humanité de Dieu incarné; ainsi, dire de Jésus qu’il est la Vraie Image, est une façon d’explorer la divinité que recèle la nature humaine. Cette façon de percevoir la nature humaine comme une « image et ressemblance de Dieu » est apparue dans le débats sur l’iconographie chrétienne qui ont agité les VIIIe et IXe siècles. Elle allait droit à l’essentiel : comment comprenons-nous Jésus ? Comment une image peut-elle véhiculer la signification du Christ ? En cherchant à répondre à ces questions, les théologiens ont dû approfondir la nature humaine. Celle-ci a été perçue comme créée par le même Dieu et participant de la même créativité transcendante que celle de Jésus, la Vraie Image incréée de la divinité. Dans l’image du Christ, la nature humaine se voyait renvoyée au centre de son être. Ainsi, la nature humaine en est venue à être comprise comme étant une image de Dieu, comme le Christ est l’image de la nature humaine.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Véronique

Le nom de « Véronique » renvoie à l'impression de la face du Christ sur le linge avec lequel sainte Véronique aurait essuyé son visage pendant la Passion, bien que le nom même de la sainte ait pu résulter d'une mauvaise interprétation du latin vera icon - vraie image - appliquée à des saintes reliques telles que la « Véronique ».

Heiko Schlieper (1931-).
Église catholique ukrainienne St. George the Victory Bearer.
vers 1996
Peinture sur enduit sec
PMA: PH93.1.328.
© The Provincial Museum of Alberta.


Luc peignant la Vierge

Selon la tradition, l'évangéliste Luc a non seulement été un écrivain de grand talent mais aussi un peintre accompli.

Jean Colombe et son atelier
Pierpont Morgan Library.
vers 1480
pachemin
PMA:J99.1866.
© The Provincial Museum of Alberta


« [Puisque] ce qui n’a ni quantité, ni mesure, ni taille par l’éminence de sa nature,… par cette réduction assume la quantité, la mesure et les caractères du corps, dessine alors ton panneau et propose à la contemplation celui qui a accepté d’être vu… »

Jean Damascène, Contre ceux qui rejettent les saintes icônes, I.

Pour les iconoclastes du VIII<sup>e</sup> siècle, aucun penseur n’était plus dangereux que saint Jean Damascène (v. 675-v. 749). Ardent défenseur des images, il a été qualifié de « perfide adorateur d’images » et de « détracteur de Jésus-Christ. » Dès lors que le divin s’est incarné, que l’éternel s’est particularisé en Jésus, il est devenu un sujet digne d’être représenté par une icône. Dieu n’était plus exclusivement un être divin, inaccessible à la sensibilité humaine. Pour en lire plus
« [Puisque] ce qui n’a ni quantité, ni mesure, ni taille par l’éminence de sa nature,… par cette réduction assume la quantité, la mesure et les caractères du corps, dessine alors ton panneau et propose à la contemplation celui qui a accepté d’être vu… »

Jean Damascène, Contre ceux qui rejettent les saintes icônes, I.

Pour les iconoclastes du VIII<sup>e</sup> siècle, aucun penseur n’était plus dangereux que saint Jean Damascène (v. 675-v. 749). Ardent défenseur des images, il a été qualifié de « perfide adorateur d’images » et de « détracteur de Jésus-Christ. » Dès lors que le divin s’est incarné, que l’éternel s’est particularisé en Jésus, il est devenu un sujet digne d’être représenté par une icône. Dieu n’était plus exclusivement un être divin, inaccessible à la sensibilité humaine. En Jésus de Nazareth, Dieu avait foulé la terre comme un homme, avait été violenté et rejeté comme homme, avait souffert et était mort en homme. Non seulement était-il approprié de représenter Jésus dans son humanité, mais cela constituait même un devoir sacré, parce que c’est uniquement par l’humanité du Christ, et aussi par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection que le sens de sa divinité s’éclaircit.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Saint Jean Damascène

Saint Jean Damascène, représenté avec une icône du Christ, a été l'un des grands apologistes de la tradition iconographique. La vie et les souffrances du Christ étaient pour lui le reflet des plus grandes gloires de l'humanité.

Heiko Schlieper (1931-).
Église catholique ukrainienne St. George the Victory Bearer.
1996
Peinture sur enduit sec
PMA:J99.1542.
© The Provincial Museum of Alberta.


« Marie dit alors : ’’Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur’’… »

Lc 1, 46-47

Marie Guyart est née à Tours, en 1599. Elle s’est mariée, a eu un enfant et est devenue veuve à l’âge de 19 ans. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de son fils, elle dirigeait les affaires de son beau-frère. En 1631, elle est entrée chez les Ursulines de Tours et a choisi le nom de Marie de l’Incarnation. En 1639, elle s’est embarquée pour la Nouvelle-France afin d’aller y établir une mission ursuline au service des communautés française et autochtone. Son don des affaires en a fait un des bâtisseurs de la vie religieuse et civile de la Nouvelle-France. Son couvent est rapidement devenu indispensable aux colons français. Avec ses sœurs, elle a fondé l’une des premières écoles pour filles ainsi qu’un refuge pour les orphelins. Sa foi ardente en Jésus, la Vraie Image, lui a pe Pour en lire plus
« Marie dit alors : ’’Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur’’… »

Lc 1, 46-47

Marie Guyart est née à Tours, en 1599. Elle s’est mariée, a eu un enfant et est devenue veuve à l’âge de 19 ans. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de son fils, elle dirigeait les affaires de son beau-frère. En 1631, elle est entrée chez les Ursulines de Tours et a choisi le nom de Marie de l’Incarnation. En 1639, elle s’est embarquée pour la Nouvelle-France afin d’aller y établir une mission ursuline au service des communautés française et autochtone. Son don des affaires en a fait un des bâtisseurs de la vie religieuse et civile de la Nouvelle-France. Son couvent est rapidement devenu indispensable aux colons français. Avec ses sœurs, elle a fondé l’une des premières écoles pour filles ainsi qu’un refuge pour les orphelins. Sa foi ardente en Jésus, la Vraie Image, lui a permis de contribuer au développement de la colonie et à l’épanouissement de plusieurs générations de jeunes femmes, dont certaines ont aussi embrassé la vie religieuse.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Arrivée des Ursulines et des Hospitalières en Nouvelle-France

En 1639, Marie de l'Incarnation a quitté le couvent des Ursulines de Tours pour venir fonder l'ordre des Ursulines en Nouvelle-France. Le couvent qu'elle a établi était une partie intégrante du projet d'expansion du territoire français, d'éducation des jeunes filles et d'enracinement de la communauté naissante dans les enseignements et la vie de Jésus.

Sister Marie-de-Jésus
Photo : François Lachapelle
vers 1928
Peinture
PMA:J99.1626.
© Musée des Ursulines de Québec.


Portrait de la vénérable Marie de l'Incarnation

En réponse aux visions qui lui montraient qu'elle était appelée en Nouvelle-France, Marie de l'Incarnation (1599-1672) a fondé la congrégation des Ursulines (1639) qu'elle a mise au service de l'Église et de la société civile.

Sister Marie-de-Jésus.
Photo : François Lachapelle, 1980.
vers 1672
peinture
PMA:J99.1626.
© Musée des Ursulines de Québec.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre la nature de la divinité de Jésus ;
  • être capable de résumer les développements clés de la théologie sur la divinité de Jésus à travers le temps ;
  • décrire les origines du couvent des Ursulines en Nouvelle-France et résumer ses influences sur la société de celle-ci.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons