« Bats en brèche, mon cœur, ô Dieu en trois personnes; car pour le moment ce ne sont que coups légers, douce brise, lumière, et efforts pour amender; afin que je puisse me lever et me tenir debout, abats-moi, et tends tes forces pour briser, balayer, brûler et me refaire à neuf… Prononcez mon divorce, déliez ou rompez ce lien; prenez-moi avec vous, emprisonnez-moi, car, à moins que Vous ne m’asservissiez, jamais ne serai libre ni jamais chaste, à moins que Vous ne me violiez. »

John Donne, Poèmes sacrés, XIV

Au VIe siècle, le rapport entre Jésus et ses disciples prend une nouvelle signification, différente des approches contemplatives antérieures en Occident. L’image du Christ comme Fiancé de l’âme suggère qu’il existe une relation intime et un attrait profond entre le chrétien pieux et Jésus. Laisser Jésus entrer dans sa vie, ce serait vivre une expérience aussi profonde et envahissante sur le plan émotif que la pl Pour en lire plus
« Bats en brèche, mon cœur, ô Dieu en trois personnes; car pour le moment ce ne sont que coups légers, douce brise, lumière, et efforts pour amender; afin que je puisse me lever et me tenir debout, abats-moi, et tends tes forces pour briser, balayer, brûler et me refaire à neuf… Prononcez mon divorce, déliez ou rompez ce lien; prenez-moi avec vous, emprisonnez-moi, car, à moins que Vous ne m’asservissiez, jamais ne serai libre ni jamais chaste, à moins que Vous ne me violiez. »

John Donne, Poèmes sacrés, XIV

Au VIe siècle, le rapport entre Jésus et ses disciples prend une nouvelle signification, différente des approches contemplatives antérieures en Occident. L’image du Christ comme Fiancé de l’âme suggère qu’il existe une relation intime et un attrait profond entre le chrétien pieux et Jésus. Laisser Jésus entrer dans sa vie, ce serait vivre une expérience aussi profonde et envahissante sur le plan émotif que la plus passionnée des relations amoureuses, expérience qui purifierait l’âme du fidèle, la remplirait de l’amour du Christ et l’unirait mystiquement à Dieu.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Le Christ couronné d'épines

L'image du Christ couronné d'épines de Reni met bien en relief l'humanité et l'humilité du Christ. Sa passion le rapproche de ses disciples à un niveau très personnel.

Guido Reni (1575-1642).
vers 1622-1623
Huile sur toile
Acc. no. 90/179. PMA:J99.1712.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


« Le monde entier ne vaut pas le jour où le Cantique des cantiques a été donné à Israël, car toutes les Écritures sont saintes, mais le Cantique des cantiques est le Saint des Saints. »

Rabbin Aqiba, au Concile de Yabneh

Au Ier siècle, au Concile de Jamnia, des sages juifs se sont réunis pour déterminer quels textes devraient faire partie des saintes Écritures. Le rabbin Aqiba, un érudit juif estimé, a soutenu de façon convaincante que le Cantique des cantiques était d'inspiration divine et même que cet écrit remarquable était le sommet des Écritures juives. Les Juifs de cette époque voyaient dans le Cantique des cantiques un ensemble de poèmes sur la sainteté de l'amour de Dieu pour Israël. Pour les chrétiens, il s'agissait d'une allégorie sur l'intime relation entre le Christ et l'Église. L'éloquence de la poésie lyrique du Cantique et les descriptions sensuelles de l'union physique et spirituelle entre l'amoureux et sa bien-aimée expriment la profond Pour en lire plus
« Le monde entier ne vaut pas le jour où le Cantique des cantiques a été donné à Israël, car toutes les Écritures sont saintes, mais le Cantique des cantiques est le Saint des Saints. »

Rabbin Aqiba, au Concile de Yabneh

Au Ier siècle, au Concile de Jamnia, des sages juifs se sont réunis pour déterminer quels textes devraient faire partie des saintes Écritures. Le rabbin Aqiba, un érudit juif estimé, a soutenu de façon convaincante que le Cantique des cantiques était d'inspiration divine et même que cet écrit remarquable était le sommet des Écritures juives. Les Juifs de cette époque voyaient dans le Cantique des cantiques un ensemble de poèmes sur la sainteté de l'amour de Dieu pour Israël. Pour les chrétiens, il s'agissait d'une allégorie sur l'intime relation entre le Christ et l'Église. L'éloquence de la poésie lyrique du Cantique et les descriptions sensuelles de l'union physique et spirituelle entre l'amoureux et sa bien-aimée expriment la profonde passion de Jésus, l'amoureux de l'humanité, pour chaque être humain. Dieu, l'amoureux de l'humanité, appelle de ses vœux les relations amoureuses et les soutient toutes.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Cantique des cantiques IV

La riche palette de Marc Chagall et la joyeuse interaction des formes de son Cantique des cantiques traduisent l'amour ardent des futurs mariés.

Marc Chagall (1887-1985).
Musée national Message Biblique Marc Chagall.
vers 1958
Huile sur papier
PMA:J99.1647.
© Succession Marc Chagall/ADAGP (Paris)/SODRAC (Montreal) 1999.


« … la raison pour laquelle il faut aimer Dieu, c’est qu’il est Dieu; et la mesure, c’est de l’aimer sans mesure. »

Bernard de Clairvaux, Traité de l’amour de Dieu

Au début du XIIe siècle, peu d’individus incarnaient aussi parfaitement la pensée et la piété de l’époque que Bernard de Clairvaux (1090-1153). Entré au monastère à 22 ans, Bernard a pratiqué l’ascétisme de l’esprit et du corps - mangeant et dormant très peu - afin de se consacrer sans réserve aux choses spirituelles. C’était l’amour du Christ et le désir d’union au divin qui l’animaient. Ses écrits parlent des « désirs au tréfonds de l’âme sainte », de l’union avec Jésus par notre humanité commune. Le baiser de Jésus, un baiser d’une souffrance et d’une compassion infinies, permettait aux croyants de joindre leur humanité à celle de Jésus. Par ce ba Pour en lire plus
« … la raison pour laquelle il faut aimer Dieu, c’est qu’il est Dieu; et la mesure, c’est de l’aimer sans mesure. »

Bernard de Clairvaux, Traité de l’amour de Dieu

Au début du XIIe siècle, peu d’individus incarnaient aussi parfaitement la pensée et la piété de l’époque que Bernard de Clairvaux (1090-1153). Entré au monastère à 22 ans, Bernard a pratiqué l’ascétisme de l’esprit et du corps - mangeant et dormant très peu - afin de se consacrer sans réserve aux choses spirituelles. C’était l’amour du Christ et le désir d’union au divin qui l’animaient. Ses écrits parlent des « désirs au tréfonds de l’âme sainte », de l’union avec Jésus par notre humanité commune. Le baiser de Jésus, un baiser d’une souffrance et d’une compassion infinies, permettait aux croyants de joindre leur humanité à celle de Jésus. Par ce baiser, le fidèle épousait le Christ et était invité à entrer dans la chambre de Son amour, un lieu sacré, une chambre nuptiale, un endroit propice à « l’échange de joies et à la révélation de secrets. »

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Entrée de saint Bernard chez les cisterciens

Recherchant une vie monastique plus exigeante, Bernard a quitté son abbaye bénédictine en 1112 pour se joindre aux cisterciens.

Gaspar de Crayer (1584-1669).
Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario
vers 1660
Huile sur toile
Acc. No. 95/141. PMA:J99.1632.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


« C'est le soir que la femme court au pardon, elle qui de bonne heure a couru à la faute. Elle cherche le Christ le soir, elle qui savait bien l'avoir perdu en Adam le matin… Celle qui du paradis avait emporté l'incroyance se hâte pour emporter du sépulcre la foi. À partir de la mort, elle s'efforce de s'emparer de la vie, elle qui, à partir de la vie, s'était saisie de la mort. »

Pierre Chrysologue, Sermon sur l'Évangile selon Mt 28, 1

Pendant les vingt-neuf premières années de sa vie, sainte Marie d'Égypte (Ve siècle) n'avait que le nom en commun avec la Vierge Marie. Prostituée depuis l'âge de douze ans, elle s'est abaissée à toutes les formes d'exploitation et de haine de soi jusqu'à ce que, à l'âge de vingt-neuf ans, sa curiosité la pousse à se joindre à un pèlerinage pour l'Élévation de la Croix à Jérusalem. En arrivant à la porte de l'église, à Jérusalem, une force invisible et invin Pour en lire plus
« C'est le soir que la femme court au pardon, elle qui de bonne heure a couru à la faute. Elle cherche le Christ le soir, elle qui savait bien l'avoir perdu en Adam le matin… Celle qui du paradis avait emporté l'incroyance se hâte pour emporter du sépulcre la foi. À partir de la mort, elle s'efforce de s'emparer de la vie, elle qui, à partir de la vie, s'était saisie de la mort. »

Pierre Chrysologue, Sermon sur l'Évangile selon Mt 28, 1

Pendant les vingt-neuf premières années de sa vie, sainte Marie d'Égypte (Ve siècle) n'avait que le nom en commun avec la Vierge Marie. Prostituée depuis l'âge de douze ans, elle s'est abaissée à toutes les formes d'exploitation et de haine de soi jusqu'à ce que, à l'âge de vingt-neuf ans, sa curiosité la pousse à se joindre à un pèlerinage pour l'Élévation de la Croix à Jérusalem. En arrivant à la porte de l'église, à Jérusalem, une force invisible et invincible l'empêcha d'en franchir le seuil. La dépravation de son existence lui apparaissant soudain dans toute son horreur, elle pria la Bienheureuse Vierge Marie d'avoir pitié d'elle. À l'instant même, la barrière immatérielle qui lui bloquait l'entrée fut levée. Et ses habitudes spirituelles malsaines s'évanouirent presque aussi rapidement. Elle vécut jusqu'à la fin de ses jours dans la simplicité et la piété au désert d'Égypte, où elle fut un modèle de repentir, de pureté renouvelée et de retour à la plénitude de la vie.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Sainte Marie-Madeleine

Dans la tradition chrétienne, Marie-Madeleine et Marie d'Égypte sont devenues des figures emblématiques du repentir, car elles étaient identifiées à la prostitution, suivie du retour à la plénitude de la vie. L'artiste a bien saisi un écho de la vie passée de la sainte.

Michael Wolgemut (1434-1519) et Wilhelm Pleydenwurff (m.1494).
Das Buch der Chroniken und Geschichten (Le Livre des chroniques et des histoires)
vers 1493
Gravure
PMA:J99.1856.
© The Provincial Museum of Alberta.


Sainte Marie-Madeleine

Le regard implorant le ciel allié à une gracieuse sensualité expriment la profondeur de l'amour de Marie-Madeleine pour Jésus et font, ici encore, écho à son passé.

Gian Lorenzo Bernini (1598-1680)
Dôme de Sienne
vers 1661-1662
Sculpture
PMA: J99.1839.
© The Provincial Museum of Alberta.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre le concept de Jésus, comme Fiancé ;
  • être capable de résumer les événements clés dans la théologie de Jésus, comme Fiancé, à travers le temps.

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