« Voici, je fais l'univers nouveau »

Ap 21, 5

Pendant la Renaissance, la civilisation européenne a découvert de nouvelles régions du monde et de l'esprit humain. Comme les voyages de Christophe Colomb avaient repoussé les frontières du monde connu, ainsi la redécouverte de la philosophie et de la littérature humanistes grecques ont repoussé les limites de l'esprit. Ce nouvel élan de la pensée européenne a provoqué un foisonnement de nouvelles idées sur Jésus, la foi chrétienne et le monde créé par Dieu. Le Jésus de la Renaissance était un symbole de la « Vita Nuova » (vie nouvelle). En insufflant une nouvelle vie dans leur lecture des Évangiles par un retour au Nouveau Testament grec, les penseurs de la Renaissance ont senti que le message spirituellement rédempteur du Christ faisait également surgir la vie en eux. C'est ce qui explique qu'au cours de la Renaissance des penseurs ont donné un nouveau souffle à la foi chrétie Pour en lire plus
« Voici, je fais l'univers nouveau »

Ap 21, 5

Pendant la Renaissance, la civilisation européenne a découvert de nouvelles régions du monde et de l'esprit humain. Comme les voyages de Christophe Colomb avaient repoussé les frontières du monde connu, ainsi la redécouverte de la philosophie et de la littérature humanistes grecques ont repoussé les limites de l'esprit. Ce nouvel élan de la pensée européenne a provoqué un foisonnement de nouvelles idées sur Jésus, la foi chrétienne et le monde créé par Dieu. Le Jésus de la Renaissance était un symbole de la « Vita Nuova » (vie nouvelle). En insufflant une nouvelle vie dans leur lecture des Évangiles par un retour au Nouveau Testament grec, les penseurs de la Renaissance ont senti que le message spirituellement rédempteur du Christ faisait également surgir la vie en eux. C'est ce qui explique qu'au cours de la Renaissance des penseurs ont donné un nouveau souffle à la foi chrétienne et, ce faisant, vécu une véritable nouvelle naissance d'eux-mêmes et de toute la création participant à cette nouveauté de la vie.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Adoration des bergers

Ce tableau magnifique exprime bien le renouveau qui a caractérisé la Renaissance. La nouvelle architecture figure à côté des ruines de l'ancienne; des bergers, symboles d'une foi ranimée et sans questionnement, admirent la beauté du Christ enfant; et le chœur des anges confère une élégance et une grâce toutes simples à la scène.

Tommaso di Stefano (1496-1564).
vers 1525-1564
Huile sur bois
Acc. no. 85/313. PMA:J99.1714.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


« Qu'y a-t-il d'autre dans la philosophie du Christ que ce qu'Il appelle lui-même une 'renaissance' [renascentia], que le rétablissement de la nature [de l'homme] dans la bonté originelle de sa création »

Érasme de Rotterdam, Paracelsis

En puisant dans la vigoureuse philosophie gréco-romaine, la Renaissance s'est beaucoup intéressée à la majesté et à la dignité du corps et de l'esprit humains. Cette perception renouvelée de la grandeur de l'humanité a été inspirée, en partie du moins, par l'impression que l'expansion du monde et de l'esprit rouvrait les portes de l'Éden et rétablissait l'intégrité et la noblesse originelles de l'homme et de la femme. Cette redécouverte du monde humain comme lieu du sacré était intimement liée, dans l'esprit de nombreux penseurs de la Renaissance, au personnage de Jésus. Le véritable homme de la Renaissance - le plus grand des pédagogues, l'incarnation de toutes les vertus humaines, Pour en lire plus
« Qu'y a-t-il d'autre dans la philosophie du Christ que ce qu'Il appelle lui-même une 'renaissance' [renascentia], que le rétablissement de la nature [de l'homme] dans la bonté originelle de sa création »

Érasme de Rotterdam, Paracelsis

En puisant dans la vigoureuse philosophie gréco-romaine, la Renaissance s'est beaucoup intéressée à la majesté et à la dignité du corps et de l'esprit humains. Cette perception renouvelée de la grandeur de l'humanité a été inspirée, en partie du moins, par l'impression que l'expansion du monde et de l'esprit rouvrait les portes de l'Éden et rétablissait l'intégrité et la noblesse originelles de l'homme et de la femme. Cette redécouverte du monde humain comme lieu du sacré était intimement liée, dans l'esprit de nombreux penseurs de la Renaissance, au personnage de Jésus. Le véritable homme de la Renaissance - le plus grand des pédagogues, l'incarnation de toutes les vertus humaines, le Lien vital dans la Grande Chaîne de l'Être entre Dieu et l'humanité - Jésus est devenu le symbole emblématique de tout ce qui a de la valeur pour l'esprit et la pensée, et qui avait été perdu mais était maintenant récupéré.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Le Christ à la piscine de Bethzatha

Pour nombre de penseurs chrétiens, les guérisons physiques, psychologiques et spirituelles du Christ symbolisent le rétablissement de l'humanité dans la plénitude de la vie.

Artus Wolfort (1581-1641).
vers 1620-1630
Huile sur toile
Acc. no. 83/304. PMA:J99.1717.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


« … ainsi dans une nuée de fleurs qui montaient des mains angéliques et retombaient et dedans et dehors, une dame m'apparut, ceinte d'olivier sur son voile blanc, en vert manteau et robe de couleur de flamme vive. »

Dante Alighieri, La Divine comédie, Le Purgatoire, Chant XXX, 28-33

Nulle part ailleurs peut-être le rapport entre le Christ et la croyance de la Renaissance en un renouveau n'apparaît avec plus d'évidence que dans les éloquentes évocations de Béatrice, la joie de l'âme et la Muse de la poésie de Dante Alighieri (1265-1321). Dans Vita Nuova et dans La Divine comédie, Dante développe cette vision béatifique dans un riche cadre symbolique. Annoncée par un personnage associé à saint Jean Baptiste et au Printemps, Béatrice émerge des pages de la Vita Nuova comme l'incarnation radieuse de l'amour et l'image du Christ. Dans La Divine comédie, elle mène le poète au travers du Purgatoire jusqu'à l'illumination du Christ et de la Mère Pour en lire plus
« … ainsi dans une nuée de fleurs qui montaient des mains angéliques et retombaient et dedans et dehors, une dame m'apparut, ceinte d'olivier sur son voile blanc, en vert manteau et robe de couleur de flamme vive. »

Dante Alighieri, La Divine comédie, Le Purgatoire, Chant XXX, 28-33

Nulle part ailleurs peut-être le rapport entre le Christ et la croyance de la Renaissance en un renouveau n'apparaît avec plus d'évidence que dans les éloquentes évocations de Béatrice, la joie de l'âme et la Muse de la poésie de Dante Alighieri (1265-1321). Dans Vita Nuova et dans La Divine comédie, Dante développe cette vision béatifique dans un riche cadre symbolique. Annoncée par un personnage associé à saint Jean Baptiste et au Printemps, Béatrice émerge des pages de la Vita Nuova comme l'incarnation radieuse de l'amour et l'image du Christ. Dans La Divine comédie, elle mène le poète au travers du Purgatoire jusqu'à l'illumination du Christ et de la Mère du Christ. Symbole de l'ascension des ténèbres à la lumière, de la plénitude de vie annoncée par le Printemps et de l'amour inspirant de Jésus, le personnage de Béatrice exprime de façon convaincante le joyeux réveil de l'humanité dans le Christ tel que le comprenait la Renaissance.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Marie, Reine des cieux

« Tu contempleras la Reine sur son trône / À laquelle ce royaume est soumis et dévoué. »

Gustave Doré (1832-1883).
Vision du Purgatoire et du Paradis selon Dante Alighieri
vers 1868
Gravure
PMA:J99.1734.
© The Provincial Museum of Alberta


« En pénétrant dans un cœur humain, le Christ lui apporte une double lumière : d’abord la lumière de la conscience, qui révèle les péchés passés, puis la lumière de la paix, l’espoir du salut. La lanterne que le Christ porte dans sa main gauche est justement cette lumière de la conscience. » [traduction]

John Ruskin

Peintre « réaliste » décidé à respecter la « vérité de la nature », William Holman Hunt a représenté Jésus dans un verger, au crépuscule, frappant à une porte envahie par les mauvaises herbes. L’œuvre suggère que l’âme humaine demeure insensible à l’appel divin à une époque matérialiste. Jésus y est représenté comme un être humain idéalisé selon les canons de l’art de la Renaissance, sans lien avec une époque historique en particulier. Même si cette représentation de J&eacut Pour en lire plus
« En pénétrant dans un cœur humain, le Christ lui apporte une double lumière : d’abord la lumière de la conscience, qui révèle les péchés passés, puis la lumière de la paix, l’espoir du salut. La lanterne que le Christ porte dans sa main gauche est justement cette lumière de la conscience. » [traduction]

John Ruskin

Peintre « réaliste » décidé à respecter la « vérité de la nature », William Holman Hunt a représenté Jésus dans un verger, au crépuscule, frappant à une porte envahie par les mauvaises herbes. L’œuvre suggère que l’âme humaine demeure insensible à l’appel divin à une époque matérialiste. Jésus y est représenté comme un être humain idéalisé selon les canons de l’art de la Renaissance, sans lien avec une époque historique en particulier. Même si cette représentation de Jésus comme « lumière du monde » est vide de contenu doctrinal, elle suscite un intérêt universel. Grâce aux reproductions de haute qualité destinées au marché de masse au XIXe, cette représentation est devenue le modèle de la classe moyenne émergente - un Sauveur personnel sans lien avec les enseignements des diverses Églises.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Lumière du Monde

Cette réplique d'une peinture de William Holman Hunt présente une porte fermée à clé envahie par les mauvaises herbes, métaphore du cœur humain entêté qui se détourne du message salvateur du Christ.

(Réplique) William Holman Hunt
vers 1881
Gravure
PMA:J99.1523.
© Collection The Provincial Museum of Alberta.


« Connais-toi donc toi-même, sans présumer sonder le mystère de Dieu, L'objet adéquat d'étude pour l'homme, c'est l'homme. » [traduction]

Alexander Pope, Essai sur l'homme

Au XIXe siècle, les historiens de l'art estimaient que le naturalisme de la Renaissance était si «séculier» qu'il minait - voire profanait - la majestueuse religiosité du sujet d'œuvres chrétiennes aussi monumentales que la Cène de Léonard de Vinci. Plus récemment, cependant, ces historiens ont soutenu de façon convaincante que les expressions « naturalistes » de la sexualité de Jésus à la Renaissance s'inspiraient d'une théologie de l'Incarnation qui est au cœur du christianisme orthodoxe. Ainsi, une grande partie de l'art de la Renaissance n'était autre que la concrétisation d'un ensemble de croyances culturelles communes sur la divinité inhérente à l'humanité, croyances qui trouvaient en Jésus-Christ leur plus noble expression.
« Connais-toi donc toi-même, sans présumer sonder le mystère de Dieu, L'objet adéquat d'étude pour l'homme, c'est l'homme. » [traduction]

Alexander Pope, Essai sur l'homme

Au XIXe siècle, les historiens de l'art estimaient que le naturalisme de la Renaissance était si «séculier» qu'il minait - voire profanait - la majestueuse religiosité du sujet d'œuvres chrétiennes aussi monumentales que la Cène de Léonard de Vinci. Plus récemment, cependant, ces historiens ont soutenu de façon convaincante que les expressions « naturalistes » de la sexualité de Jésus à la Renaissance s'inspiraient d'une théologie de l'Incarnation qui est au cœur du christianisme orthodoxe. Ainsi, une grande partie de l'art de la Renaissance n'était autre que la concrétisation d'un ensemble de croyances culturelles communes sur la divinité inhérente à l'humanité, croyances qui trouvaient en Jésus-Christ leur plus noble expression.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Halte pendant la Fuite en Égypte

Les couleurs radieuses utilisées dans l'œuvre de van Orley et son sens aigu du détail conjugués à l'image de Marie allaitant le Christ expriment la croyance de la Renaissance en une nouvelle vie.

Bernard van Orley (c.1491-1541).
vers 1518
Huile sur bois
Acc. no. 2456. PMA:J99.1107.
© Collection Musée des beaux-arts de l'Ontario.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • placer l’image du Christ dans le contexte historique de la Renaissance européenne ;
  • démontrer à l’aide d’exemple, la représentation du Christ dans l’art de la Renaissance.

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