Peinture de Mt. Lefroy par Lawren Harris, 1930

Mt. Lefroy, 1930, les montagnes Rocheuses, Parc national Banff, frontière Alberta/Colombie-Britannique

Lawren S. Harris (1885-1970)

1975.7
© Collection McMichael d'art canadien. Acquisition 1999. Tous droits réservés.


«Lors de mes premières randonnées en montagne, le désespoir s'empare de mon être. Ces massifs rocailleux évoqués dans les divers dépliants publicitaires ne cadraient nullement avec ma vision personnelle. Toutefois, leur puissance et leur majesté se sont manifestées à moi au cours des mes randonnées et de mes expéditions de camping subséquentes. Ces magnifiques sommets procurent une expérience de la nature que l'on ne trouve pas décrite dans les dépliants de voyage.»1

«En regardant une montagne qui se dresse vers le ciel, nous pouvons éprouver un sentiment de bien-être tout à fait enivrant. C'est le jeu entre le vu et le voyant qui le provoque.»

«L'artiste donne corps à ce sentiment au moyen de la peinture… c'est ce qui permet aux autres de partager pleinement son expérience.»2
«Lors de mes premières randonnées en montagne, le désespoir s'empare de mon être. Ces massifs rocailleux évoqués dans les divers dépliants publicitaires ne cadraient nullement avec ma vision personnelle. Toutefois, leur puissance et leur majesté se sont manifestées à moi au cours des mes randonnées et de mes expéditions de camping subséquentes. Ces magnifiques sommets procurent une expérience de la nature que l'on ne trouve pas décrite dans les dépliants de voyage.»1

«En regardant une montagne qui se dresse vers le ciel, nous pouvons éprouver un sentiment de bien-être tout à fait enivrant. C'est le jeu entre le vu et le voyant qui le provoque.»

«L'artiste donne corps à ce sentiment au moyen de la peinture… c'est ce qui permet aux autres de partager pleinement son expérience.»2

1 Bess Harris et R. G. P. Colgrove, éd., Lawren Harris (Toronto : Macmillan, 1969) 62.

2 Bess Harris et R. G. P. Colgrove, éd., Lawren Harris (Toronto : Macmillan, 1969) 76.


© 1969, Macmillan. Tous droits réservés.

La recherche de Harris d'une « expression plus profonde et plus universelle » le conduisit plus loin, pas seulement du point de vue géographique mais aussi du point de vue artistique, vers l'abstraction totale. Il fit un premier voyage dans les Rocheuses en 1924 et y retourna chaque année pendant les trois années suivantes. Ses peintures de montagnes et d'icebergs montrent la réalisation de ses idéaux du point de vue de la peinture et de la religion. Le paysage est ramené à ses formes de base, dominatrices et massives. Dans Mt. Lefroy , les lignes diagonales de la forme montagneuse attirent l'oeil du spectateur vers le pic blanc et la lumière qui l'entoure. [Les œuvres qu'a créées Harris de Mount Lefroy démontrent ses croyances théosophiques] selon lesquelles la pureté de la vérité est comparée à un rayon de lumière de couleur blanche; les bleus indiquent divers états de sentiment religieux, et la clarté des contours et des formes telles que la pyramide reflète l'état spirituel.1
La recherche de Harris d'une « expression plus profonde et plus universelle » le conduisit plus loin, pas seulement du point de vue géographique mais aussi du point de vue artistique, vers l'abstraction totale. Il fit un premier voyage dans les Rocheuses en 1924 et y retourna chaque année pendant les trois années suivantes. Ses peintures de montagnes et d'icebergs montrent la réalisation de ses idéaux du point de vue de la peinture et de la religion. Le paysage est ramené à ses formes de base, dominatrices et massives. Dans Mt. Lefroy , les lignes diagonales de la forme montagneuse attirent l'oeil du spectateur vers le pic blanc et la lumière qui l'entoure. [Les œuvres qu'a créées Harris de Mount Lefroy démontrent ses croyances théosophiques] selon lesquelles la pureté de la vérité est comparée à un rayon de lumière de couleur blanche; les bleus indiquent divers états de sentiment religieux, et la clarté des contours et des formes telles que la pyramide reflète l'état spirituel.1

1Megan Bice, « Lawren Harris », La Collection McMichael d'art canadien (Kleinburg : La Collection McMichael d'art canadien, 1989) 49.


© 1989, Collection McMichael d'art canadien. Tous droits réservés.

Esquisse de Mt. Lefroy par Lawren Harris, c.1925

Mount Lefroy, c.1925, les montagnes Rocheuses, Parc national Banff, frontière Alberta/Colombie-Britannique.

Lawren S. Harris (1885-1970)

1986.1
© Collection McMichael d’art canadien. Acquisition 1986. A Tous droits réservés.


Esquisse de Mt. Lefroy par Lawren S. Harris, c.1929

Rocky Mountain Sketch, Mt. Lefroy, c.1929, les montagnes Rocheuses, Parc national Banff, frontière Alberta/Colombie-Britannique

Lawren S. Harris (1885-1970)

1971.12
© Collection McMichael d'art canadien, Acquisition 1986. Tous droits réservés.


Esquisse de Mt. Lefroy par Lawren S. Harris, c.1929

Mt. Lefroy, c.1929, les montagnes Rocheuses, Parc national Banff, frontière Alberta/Colombie-Britannique

Lawren S. Harris (1885-1970)

1981.85.2
© Collection McMichael d'art canadien, Acquisition 1973. Tous droits réservés.


Esquisse d'un dessin quadrillé de Mt. Lefroy par Lawren S. Harris, c.1929

Dessin préparatoire pour Mt. Lefroy, c. 1930, les Rocheuses, parc national Banff, frontière entre l'Alberta et la Colombie-Britannique.

Lawren S. Harris (1885-1970)

1975.64
© Collection McMichael d'art canadien, Don de M./ Mme L.P. Harris en mémoire. Tous droits réserve


Lawren S. Harris debout devant un chevalet et un tableau dans le Studio Building, Toronto, 1920

Lawren S. Harris in the Studio Building, 1920 / Toronto (Ontario), Fonds Lawren Harris / Bibliothèque et Archives Canada / C-085902

Inconnu

© 2006, Fonds Lawren Harris / Bibliothèque et Archives Canada / C-085902. Tous droits réservés.


Lawren Harris est issu d'une riche famille [conservatrice et religieuse] de Brantford, Ontario, cofondatrice de la firme de machinerie agricole Massey-Harris. [Harris jouit ainsi de nombreux privilèges] qui le dispensent d'exercer un métier pour gagner sa vie et qui lui permettent de se consacrer à la peinture. [À l'âge de dix-neuf ans, il se rend en Allemagne où il étudie pendant trois ans. Outre ses voyages,] [s]on indépendance financière lui permet de faire plusieurs contributions importantes et pratiques à la formation du Groupe [des Sept]. En 1913, avec son ami le Dr James MacCallum, il finance la construction de l'édifice toujours existant Studio Building à Toronto, offrant aux artistes [un endroit où] vivre et travailler. [Cela permet aux artistes de travailler ensemble et de partager des idées, ce qui les rallient.] De plus, Harris organise la première des célèbres randonnées vers Algoma en wagon couvert. Un autre membre du groupe A.Y. Jackson dit de lui : « Il n'y aurait pas eu de Groupe des Sept sans l'apport de Lawren Harris ; il nous a enco Pour en lire plus
Lawren Harris est issu d'une riche famille [conservatrice et religieuse] de Brantford, Ontario, cofondatrice de la firme de machinerie agricole Massey-Harris. [Harris jouit ainsi de nombreux privilèges] qui le dispensent d'exercer un métier pour gagner sa vie et qui lui permettent de se consacrer à la peinture. [À l'âge de dix-neuf ans, il se rend en Allemagne où il étudie pendant trois ans. Outre ses voyages,] [s]on indépendance financière lui permet de faire plusieurs contributions importantes et pratiques à la formation du Groupe [des Sept]. En 1913, avec son ami le Dr James MacCallum, il finance la construction de l'édifice toujours existant Studio Building à Toronto, offrant aux artistes [un endroit où] vivre et travailler. [Cela permet aux artistes de travailler ensemble et de partager des idées, ce qui les rallient.] De plus, Harris organise la première des célèbres randonnées vers Algoma en wagon couvert. Un autre membre du groupe A.Y. Jackson dit de lui : « Il n'y aurait pas eu de Groupe des Sept sans l'apport de Lawren Harris ; il nous a encouragés à faire preuve d'audace et à emprunter de nouveaux chemins. »

En 1921, Harris et Jackson se rendent sur la rive nord du lac Supérieur. Le paysage dénudé de cette contrée est la source de sa nouvelle vision artistique, influencée par son intérêt pour la théosophie et sa quête d'une spiritualité plus intense. Dans sa vie et dans ses toiles, Harris affiche un penchant pour l'intellect et la spiritualité. [Il était] fasciné par le concept théosophique d'une vérité essentielle et universelle et l'unicité de toute la nature. Il a écrit :

L'artiste passe lentement mais sûrement par de nombreuses transitions vers une expression plus profonde et plus universelle. À partir de son amour particulier, et au cours du processus de création qui en découle, il est poussé inévitablement vers des qualités universelles et vers une vision et une compréhension universelles.1

La dernière moitié de sa carrière de peintre a été consacrée à une exploration de l'abstrait suivant ses croyances. Harris est mort en 1970 et a été enterré parmi d'autres artistes du Groupe des Sept dans un cimetière sur les terrains de la Collection McMichael d'art canadien.2
1Bess Harris et R. G. P. Colgrove, éd., Lawren Harris (Toronto : Macmillan, 1969) 39.

2Megan Bice, « Lawren Harris », La Collection McMichael d'art canadien (Kleinburg : La Collection McMichael d'art canadien, 1989) 49.

© 2006, Collection McMichael d'art canadien. Tous droits réservés.

Tom Thomson et le Groupe des Sept

Au cours des premières décennies du XXe siècle, le destin rassemble plusieurs artistes déterminés à dévoiler, par l'entremise de la peinture, le caractère unique du paysage canadien. D'un commun accord, ils dépeignent les grandes contrées sauvages de notre pays en utilisant une technique qui se démarque de la tradition artistique européenne en faisant écho au sentiment nationaliste grandissant. Aujourd'hui, ces hommes se trouvent au panthéon des grands artistes canadiens, renommés pour leurs contributions à l'art de notre pays.

La plupart des artistes qui formeront le Groupe des Sept ont commencé leur carrière dans des entreprises de design commercial. C'est dans le cadre de leur travail pour la firme Grip Ltd. que Tom Thomson, J.E.H. MacDonald, Arthur Lismer, Frederick Varley, Frank Johnston et Franklin Carmichael lient connaissance et découvrent leur intérêt commun pour l'art. Les artistes organisent des randonnées de fins de semaine pour réaliser de Pour en lire plus
Tom Thomson et le Groupe des Sept

Au cours des premières décennies du XXe siècle, le destin rassemble plusieurs artistes déterminés à dévoiler, par l'entremise de la peinture, le caractère unique du paysage canadien. D'un commun accord, ils dépeignent les grandes contrées sauvages de notre pays en utilisant une technique qui se démarque de la tradition artistique européenne en faisant écho au sentiment nationaliste grandissant. Aujourd'hui, ces hommes se trouvent au panthéon des grands artistes canadiens, renommés pour leurs contributions à l'art de notre pays.

La plupart des artistes qui formeront le Groupe des Sept ont commencé leur carrière dans des entreprises de design commercial. C'est dans le cadre de leur travail pour la firme Grip Ltd. que Tom Thomson, J.E.H. MacDonald, Arthur Lismer, Frederick Varley, Frank Johnston et Franklin Carmichael lient connaissance et découvrent leur intérêt commun pour l'art. Les artistes organisent des randonnées de fins de semaine pour réaliser des esquisses et ils se rencontrent souvent au Arts and Letters Club à Toronto pour socialiser et discuter des nouvelles tendances de l'art canadien.

En 1913, Lawren Harris convainc A.Y. Jackson de quitter Montréal pour venir s'installer à Toronto. Au cours de la même année, Harris et J.E.H. MacDonald se rendent à la Albright Art Gallery de Buffalo (plus tard rebaptisée la Albright-Knox Art Gallery) pour visiter une exposition de tableaux scandinaves. Celle-ci renforce leur vision d'un art au cachet typiquement canadien. Il faut souligner que Lawren Harris a joué un rôle primordial dans la formation subséquente du Groupe des Sept.

Le décès tragique de Tom Thomson en 1917 est une perte immense pour la scène artistique canadienne. Bien que tenue après sa mort, la première exposition du Groupe des Sept fait de Thomson un véritable symbole du Groupe. Ses esquisses et ses toiles cherchaient à créer un style plus représentatif du panorama canadien.

Les sept membres fondateurs du Groupe sont Lawren S. Harris, J.E.H. MacDonald, Arthur Lismer, Frederick Varley, Frank Johnston, Franklin Carmichael et A.Y. Jackson. En mai 1920, ils exposent leurs œuvres pour la première fois à la Art Gallery of Toronto (plus tard renommée le Musée des beaux-arts de l'Ontario) sous le nom Groupe des Sept ; c'est un moment important de l'histoire de l'art canadien. On utilise encore aujourd'hui le nom Groupe des Sept pour désigner ces artistes de talent, bien qu'en réalité trois autres membres aient été ajoutés par la suite.

Frank Johnston ne présente ses œuvres qu'une seule fois dans le cadre d'une exposition en 1920. Sa démission du Groupe pousse ce dernier à inviter A.J. Casson à se joindre à lui en 1926. Afin d'étendre sa portée géographique au-delà de la région de Toronto, le Groupe recrute Edwin Holgate de Montréal en 1930 puis le peintre L.L. FitzGerald de Winnipeg en 1932, bien que la dernière exposition du Groupe ait lieu en 1931.

Dans les années qui suivent l'exposition de 1920, l'influence du Groupe des Sept ne cesse de grandir, appuyée par leur vision d'une culture nationale. Cette influence continue à se faire sentir aujourd'hui et les œuvres de ces artistes visionnaires symbolisent à merveille une identité canadienne bien distincte.

© 2006, Collection McMichael d’art canadien. Tous droits réservés.

Influence de la théorie théosophique sur l'œuvre de Lawren S. Harris. « L’Art moderne au Canada – Les débuts » L’Art moderne et la peinture abstraite au Canada, 1991

Lawren Harris... ses représentations géométriques de plus en plus abstraites expriment d'emblée ses croyances spirituelles. Lawren Harris était un théosophiste. La théosophie a exercé une grande influence sur de nombreux peintres abstraits de notre temps dont Malevich et Mondrian. Selon cette philosophie mystique, certaines formes géométriques comme le triangle possèdent des pouvoirs quasi surnaturels. C'est pourquoi l'artiste dépeignait soigneusement des montagnes solitaires car elles sont les incarnations naturelles du triangle. Pour Lawren Harris les montagnes sont des places sacrées qui agissent comme médiums entre e monde et l'au-delà.

Office national du film du Canada/Musée des beaux-arts du Canada

© 1991, Avec la permission de l’ONF/Musée des beaux-arts du Canada. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L'objet d'apprentissage Mt. Lefroy de Lawren S. Harris est conçu pour que les élèves et les enseignants atteignent les objectifs suivants :
  • Apprendre sur l'artiste et sa contribution à l'art canadien;
  • Explorer des thèmes relatifs à l'histoire et au patrimoine culturel du Canada;
  • Établir des liens entre l'art et l'identité culturelle;
  • Apprendre sur une période importante de l'art et de l'histoire du Canada, et son effet sur l'identité nationale;
  • Identifier, rechercher et décrire les caractéristiques visuelles et thèmes se trouvant dans l'art canadien;
  • Discuter et analyser une œuvre d'art en utilisant les principes de design et autres termes artistiques, et classifier une œuvre d'art par période, style et sujet;
  • Identifier les habiletés requises dans les diverses techniques d'arts visuels et carrières artistiques.

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