La naissance, la croissance, la reproduction et la mort sont les étapes transcendantales de l’existence humaine. Chaque groupe et chaque culture les célèbrent selon leur conception particulière du monde qui les entoure.

Au Mexique, le premier et le deux novembre se commémorent comme les « jours des morts », célébration qui constitue un événement de première importance dans le calendrier social, agricole et religieux.

La coutume de faire des offrandes aux morts est un exemple du creuset de races du Mexique moderne. Surtout pour les communautés autochtones et rurales, le mort est un être dont les besoins fondamentaux doivent être satisfaits par des offrandes, une coutume préhispanique qui se perpétue dans la tradition d’aujourd’hui. D’autre part, il est nécessaire de l’aider à « bien mourir » au moyen des services et prières prescrits par la tradition catholique.

Dans une telle perspective, la coutume très particulière de faire des offrandes aux morts revê Pour en lire plus
La naissance, la croissance, la reproduction et la mort sont les étapes transcendantales de l’existence humaine. Chaque groupe et chaque culture les célèbrent selon leur conception particulière du monde qui les entoure.

Au Mexique, le premier et le deux novembre se commémorent comme les « jours des morts », célébration qui constitue un événement de première importance dans le calendrier social, agricole et religieux.

La coutume de faire des offrandes aux morts est un exemple du creuset de races du Mexique moderne. Surtout pour les communautés autochtones et rurales, le mort est un être dont les besoins fondamentaux doivent être satisfaits par des offrandes, une coutume préhispanique qui se perpétue dans la tradition d’aujourd’hui. D’autre part, il est nécessaire de l’aider à « bien mourir » au moyen des services et prières prescrits par la tradition catholique.

Dans une telle perspective, la coutume très particulière de faire des offrandes aux morts revêt une grande importance puisque, ironiquement, c’est à travers le culte des morts que se renforcent les liens de parenté, les échanges économiques, l’unité et l’identité, à l’échelle non seulement de la famille et de la localité, mais aussi de la culture nationale.

Nous souhaitons vous montrer ici les célébrations des jours des morts telles qu’elles se déroulent chez les Zapotèques, groupe ethnique qui habite dans les vallées centrales du merveilleux État d’Oaxaca, dans le sud-est du Mexique.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Dans la région qui comprend l’actuel État d’Oaxaca, on trouve des traces de présence humaine qui remontent à environ 10 000 ans avant J.-C.

Vers 1 600 avant J.-C., des groupes nomades s’établirent dans les premiers villages, autour desquels ils trouvaient et produisaient tout ce dont l’être humain a besoin pour vivre. L’un des lieux de peuplement les plus anciens fut celui de San José Mogote.

Pendant ce qu’on appelle la « période des villages » apparurent des coutumes et des modes de vie qui ont persisté à travers les siècles, laissant une empreinte indélébile sur le style de vie des peuples autochtones qui ont habité la région de l’État d’Oaxaca, et ce même jusqu’à nos jours. Ces caractéristiques, issues du passé, concernent l’organisation familiale et son importance comme unité de production et de consommation, le développement des techniques de base de culture, d’entreposage, de mouture et de cuisson du maïs, ainsi que la man Pour en lire plus
Dans la région qui comprend l’actuel État d’Oaxaca, on trouve des traces de présence humaine qui remontent à environ 10 000 ans avant J.-C.

Vers 1 600 avant J.-C., des groupes nomades s’établirent dans les premiers villages, autour desquels ils trouvaient et produisaient tout ce dont l’être humain a besoin pour vivre. L’un des lieux de peuplement les plus anciens fut celui de San José Mogote.

Pendant ce qu’on appelle la « période des villages » apparurent des coutumes et des modes de vie qui ont persisté à travers les siècles, laissant une empreinte indélébile sur le style de vie des peuples autochtones qui ont habité la région de l’État d’Oaxaca, et ce même jusqu’à nos jours. Ces caractéristiques, issues du passé, concernent l’organisation familiale et son importance comme unité de production et de consommation, le développement des techniques de base de culture, d’entreposage, de mouture et de cuisson du maïs, ainsi que la manière de traiter les morts.

L’étude archéologique révèle les activités grâce à leurs résultats matériels qui se conservent dans le temps, par exemple les tombes situées près des maisons, parfois accompagnées d’offrandes.

Certains morts furent inhumés avec des figurines en argile, des objets faits d’obsidienne, de céramique, de coquille, de jade, de sel et d’autres matériaux périssables. De cette grande variété d’objets, seules les figurines en argile étaient de fabrication locale. Le reste était obtenu grâce à un réseau intensif d’échanges régionaux et interrégionaux.

La période entre 800 et 500 avant J.-C. vit, dans la région d’Oaxaca, l’essor d’une culture qui avait des caractéristiques régionales et sa dynamique propre. Elle se distingue par la fabrication de poterie en argile gris, par le développement d’une stratification sociale très claire et par des connaissances astronomiques très précises, tout cela étant le prélude d’une époque subséquente, celle de la fondation de la grande ville de Monte Albán.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Des statuettes en argile

Des statuettes d’argile étaient parfois placées dans des tombes préhispaniques à Oaxaca, au Mexique.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

Oaxaca, MEXIQUE
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


La fondation de Monte Albán vers 500 avant J.-C. marque un changement dans le style de vie qui s’était développé jusqu’alors dans la région de l’actuel État d’Oaxaca. À cette époque, les centres urbains sont devenus les points focaux de la société.

Des recherches ont montré que Monte Albán fut fondée par les groupes humains d’ascendance Zapotèque qui vivaient dans la vallée d’Oaxaca. Il est probable que les pressions économiques et politiques du moment aient amené quelques familles des villages voisins à s’établir sur la colline.

Une des premières villes des Amériques, Monte Albán s’établit comme un grand centre de commerce et de distribution. Sa population a atteint un niveau de 35 000 habitants et elle a prospéré pendant plus de mille ans.

Pour pouvoir étudier l’évolution longue et complexe de Monte Albán, on l’a divisée en périodes distinctes. De 500 avant J.-C. à 100 apr&e Pour en lire plus
La fondation de Monte Albán vers 500 avant J.-C. marque un changement dans le style de vie qui s’était développé jusqu’alors dans la région de l’actuel État d’Oaxaca. À cette époque, les centres urbains sont devenus les points focaux de la société.

Des recherches ont montré que Monte Albán fut fondée par les groupes humains d’ascendance Zapotèque qui vivaient dans la vallée d’Oaxaca. Il est probable que les pressions économiques et politiques du moment aient amené quelques familles des villages voisins à s’établir sur la colline.

Une des premières villes des Amériques, Monte Albán s’établit comme un grand centre de commerce et de distribution. Sa population a atteint un niveau de 35 000 habitants et elle a prospéré pendant plus de mille ans.

Pour pouvoir étudier l’évolution longue et complexe de Monte Albán, on l’a divisée en périodes distinctes. De 500 avant J.-C. à 100 après J.-C., c’est la période de fondation et d’établissement de la ville. La période suivante, qui s’étend de 100 à 250 après J.-C., est celle du développement urbain. Pendant la troisième période, la ville connaît sa croissance maximale : dans une première phase, de 250 à 650 après J.-C., il y a des indices de contacts avec Teotihuacán, la grande métropole du plateau central du Mexique ; dans une deuxième phase, la ville vécut son âge d’or.

Des groupes familiaux qui détenaient fermement le pouvoir contrôlaient probablement le travail collectif, la circulation des biens et services, et les relations entre communautés. Les archéologues ont pu constater la stratification sociale par les divers genres de maisons et les différences notables dans le traitement des morts.

À Monte Albán, des fouilles ont porté sur des maisons différentes par leur taille et par des détails architecturaux. Celles dont les caractéristiques de construction révèlent le statut social supérieur de leurs habitants contiennent des sépultures dans des tombes construites en dessous des patios, avec une architecture et une décoration très fines, en plus d’offrandes de céramique très variées. Dans les résidences plus simples, par contre, on a trouvé des tombes sous le plancher des pièces, dans de simples fosses délimitées par des dalles de pierre.

Les premières tombes avaient la forme d’une boîte en pierre à plafond plat. Plus tard, on les construisait avec un plafond voûté, une antichambre et des niches. Près de 190 tombes ont été découvertes à Monte Albán. Pendant l’âge d’or de la ville, l’architecture funéraire était somptueuse, avec des constructions souterraines complexes et divers types de salles mortuaires et de façades. Dans certains cas, on a retrouvé des traces de peinture murale. Le rituel mortuaire comprenait le dépôt d’offrandes caractérisées par les urnes qu’on a découvertes, en argile gris, de forme cylindrique et dont le devant est orné d’un visage.

La construction de monuments à Monte Albán cessa vers 800 après J.-C., et la population abandonna la métropole pour plusieurs raisons encore imprécises, probablement liées aux grandes migrations que tout le Mexique préhispanique connut à cette époque. Les communautés des vallées centrales d’Oaxaca commencèrent un processus d’évolution qui dura plus ou moins jusqu’en 1325 et qui vit la naissance de petits fiefs autonomes. Parmi les plus connues de ces cités indépendantes, mentionnons Mitla et Zaachila, où furent construites des tombes finement décorées et garnies de riches offrandes.

Pendant la dernière période de l’histoire préhispanique de la région d’Oaxaca (1325-1521 après J.-C), le groupe Mixtèque, qui habitait les montagnes au nord-est, descendit vers les vallées centrales. Les Mixtèques se distinguaient par leurs traditions artistiques : céramique polychrome, maîtrise extraordinaire de la métallurgie, travail de pierres et cristaux semi-précieux, production de codices.

Dans les derniers moments de l’histoire de la ville de Monte Albán, déjà abandonnée, des Mixtèques d’une même famille violèrent l’une des tombes des Zapotèques et la vidèrent presque complètement de son contenu. Ensuite, ils déposèrent dans l’ancienne fosse les dépouilles mortelles de neuf personnes, accompagnées de l’une des plus riches offrandes jamais découverte dans l’archéologie mexicaine. Ces objets fabuleux constituent le fameux trésor de la tombe 7, ainsi désignée selon le numéro d’ordre de sa découverte.

À partir de 1400 après J.-C., les Aztèques dominèrent le centre du Mexique et imposèrent un régime sévère de tributs aux peuples des vallées centrales d’Oaxaca.

« La dynamique complexe de la coexistence des Zapotèques, des Mixtèques et des Aztèques dans les vallées centrales d’Oaxaca fut interrompue par la conquête espagnole en 1521 et par les événements qui s’ensuivirent. La période préhispanique a pris fin, mais la tradition culturelle autochtone a survécu, et survit encore dans la région sur ses fondements établis il y a plus de 3 500 ans... »

(L’archeólogue Marcus C. Winter, 1997)

© 1997 Marcus C. Winter

Les ruines

Les ruines de l'ancienne ville de Monte Albàn.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

Monte Albàn, MEXIQUE
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Urne provenant d’une tombe zapotèque

Urne provenant d’une tombe zapotèque à Monte Albán.

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Monte Albàn, MEXIQUE
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Trésor provenant d’une tombe mixtèque

Crésol provenant d’une tombe mixtèque à Monte Albán.

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Monte Albàn, MEXIQUE
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • découvrir la civilisation ancienne, le Zapotec, et sa culture dans l’état d’Oaxaca, au Mexique ;
  • faire ressortir la succession des cultures qui se chevauchent dans le temps et l’espace.

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