« Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. (Mt 28, 18) Allez donc, de toutes les nations faites des disciples… (Mc 16,15) Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde…(Mt 28, 20b) »

Durant la courte période au cours de laquelle Jésus a foulé le sol de notre terre, c'est surtout dans le monde juif où il vivait que sa présence a été remarquée. Au cours des siècles qui ont suivi, cependant, à mesure que les premiers chrétiens portaient leur message au monde des Gentils, le moment historique et culturel particulier de l'existence terrestre de Jésus a de plus en plus été vu comme le moment historique et culturel par excellence. En cherchant à comprendre la signification de l'incarnation de Dieu dans le monde temporel, les philosophes, les théologiens et les artistes ont formulé une nouvelle « grammaire de l'histoire ». Selon cette syntaxe unique en son genre, Jésus est devenu l'être essentiel dont la pr&ea Pour en lire plus
« Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. (Mt 28, 18) Allez donc, de toutes les nations faites des disciples… (Mc 16,15) Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde…(Mt 28, 20b) »

Durant la courte période au cours de laquelle Jésus a foulé le sol de notre terre, c'est surtout dans le monde juif où il vivait que sa présence a été remarquée. Au cours des siècles qui ont suivi, cependant, à mesure que les premiers chrétiens portaient leur message au monde des Gentils, le moment historique et culturel particulier de l'existence terrestre de Jésus a de plus en plus été vu comme le moment historique et culturel par excellence. En cherchant à comprendre la signification de l'incarnation de Dieu dans le monde temporel, les philosophes, les théologiens et les artistes ont formulé une nouvelle « grammaire de l'histoire ». Selon cette syntaxe unique en son genre, Jésus est devenu l'être essentiel dont la présence permanente confère ordre et sens à l'écoulement du temps.

© 2009, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.

Jésus avec les Sphères des Quatre Évangiles

Dans son histoire du monde, Rolevinck a été le premier à dater les événements à partir de la naissance du Christ, exprimant ainsi la présence de Jésus à travers les âges - depuis l'ère préchrétienne jusqu'à aujourd'hui.

Werner Rolevinck
vers 1477
Gravure
PMA:J99.1957
© Provincial Museum of Alberta


« Année après année, les jours de fête commémoraient l’Incarnation de Notre-Seigneur, l’événement de notre Rédemption et la source de notre espoir. » [traduction]

Arno Borst, The Ordering of Time (L’ordonnancement du temps)

La naissance de Jésus marque le début de l’histoire pour la plus grande partie du monde moderne et tous les événements historiques sont datés selon « l’an du Seigneur » (anno Domini), mais il n’en a pas toujours été ainsi. Les premiers chrétiens se servaient du calendrier juif et les premiers historiens du christianisme utilisaient le système romain de datation par le règne des empereurs. Abandonnant ce système, certains chrétiens ont, un peu plus tard, commencé à prendre pour point de départ de leur calendrier l’« âge des martyrs », période de persécution des chrétiens particulièrement sanglante sous l’empereur Dioclét Pour en lire plus
« Année après année, les jours de fête commémoraient l’Incarnation de Notre-Seigneur, l’événement de notre Rédemption et la source de notre espoir. » [traduction]

Arno Borst, The Ordering of Time (L’ordonnancement du temps)

La naissance de Jésus marque le début de l’histoire pour la plus grande partie du monde moderne et tous les événements historiques sont datés selon « l’an du Seigneur » (anno Domini), mais il n’en a pas toujours été ainsi. Les premiers chrétiens se servaient du calendrier juif et les premiers historiens du christianisme utilisaient le système romain de datation par le règne des empereurs. Abandonnant ce système, certains chrétiens ont, un peu plus tard, commencé à prendre pour point de départ de leur calendrier l’« âge des martyrs », période de persécution des chrétiens particulièrement sanglante sous l’empereur Dioclétien (284-305 apr. J.-C.). Au VIe siècle, Denys le Petit (v. 500-550), un moine scythe, a décidé de faire débuter le calendrier chrétien à un moment de meilleure augure, la naissance de Jésus. En se mettant à dater les événements à partir de l’année de la naissance du Seigneur, il entérinait une apparente absurdité comprise depuis longtemps par le monde chrétien, à savoir que, symboliquement sinon en réalité, l’histoire commence avec la naissance d’un paysan galiléen.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Chiffres d'or, martyrs de l'âge des persécutions et calendrier du cycle pascal.

Denys a appliqué ses connaissances en astronomie et en mathématiques ainsi que l'événement de l'Incarnation pour façonner la conception chrétienne du temps.

Collection The Provincial Museum of Alberta.

Photographie
PMA:J99.1980
© Collection The Provincial Museum of Alberta.


« Alors Perpétue lui dit : " Mon père !… Tiens, vois-tu par exemple le pichet qui se trouve là, une poterie ou tout ce qu’il te plaira ? " Et lui répondit : " Je le vois. Quel rapport ?" Perpétue dit : " Pourrait-il par hasard porter un autre nom que celui qui est le sien ? " Alors il répondit : " Non. " Perpétue dit : " Pareillement, je ne puis accepter d’autre nom que celui qui est le mien : chrétienne ". »

Actes [de Perpétue et Félicité], II, 2

Jésus est perçu comme le tournant de l’histoire non seulement au niveau historico-mondial, mais aussi sur le plan des histoires personnelles des chrétiens pieux où son influence transformatrice est peut-être plus visible encore. La vie de sainte Perpétue témoigne de la profondeur de l’ascendant de Jésus sur ceux et celles qui imitent sa vie et suivent ses enseignements. Née à Carthage de parents païens, Perpétue se convertit au c Pour en lire plus
« Alors Perpétue lui dit : " Mon père !… Tiens, vois-tu par exemple le pichet qui se trouve là, une poterie ou tout ce qu’il te plaira ? " Et lui répondit : " Je le vois. Quel rapport ?" Perpétue dit : " Pourrait-il par hasard porter un autre nom que celui qui est le sien ? " Alors il répondit : " Non. " Perpétue dit : " Pareillement, je ne puis accepter d’autre nom que celui qui est le mien : chrétienne ". »

Actes [de Perpétue et Félicité], II, 2

Jésus est perçu comme le tournant de l’histoire non seulement au niveau historico-mondial, mais aussi sur le plan des histoires personnelles des chrétiens pieux où son influence transformatrice est peut-être plus visible encore. La vie de sainte Perpétue témoigne de la profondeur de l’ascendant de Jésus sur ceux et celles qui imitent sa vie et suivent ses enseignements. Née à Carthage de parents païens, Perpétue se convertit au christianisme en bas âge et sa foi au Christ devient très ardente. N’acceptant pas de renier sa foi, elle refuse de sacrifier aux dieux romains de sa ville et est arrêtée. Pendant son emprisonnement, en attente de son procès, une série de visions lui révélant son propre salut renforcent sa détermination. Malgré les supplications de son père qui l’implore de se soumettre et malgré son angoisse d’avoir à priver son enfant de sa mère, Perpétue demeure ferme jusqu’au bout. En 203 après J.-C. elle est sauvagement exécutée avec plusieurs autres chrétiens. Son dernier geste dans ce monde est d’embrasser une des ses compagnes martyres.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Reliques des Bienheureux J. de Brébeuf, G. Lalemant et C. Garnier

Ces reliques nous rappellent que les martyrs canadiens ont donné leur vie en portant le message chrétien aux Premières nations du Canada d'aujourd'hui. Le sens de leur mission est exprimé de façon percutante dans l'instruction du père Brébeuf à ses compagnons : « Vous devez aimer ces Hurons comme des frères puisqu'ils ont été rachetés par le Fils de Dieu. » [traduction]

Collection The Provincial Museum of Alberta.

Bronze et Verre
PMA:J99.2008
© Collection The Provincial Museum of Alberta.


« Ils pleureront, ils se lamenteront sur elle les rois de la terre, les compagnons de sa vie lascive et fastueuse quand ils verront la fumée de ses flammes…

Ils pleurent et se désolent sur elle, les trafiquants de la terre; les cargaisons de leurs navires, nul désormais ne les achète ! »

Ap 18, 9 et 11

Il est surprenant de constater que le non-avènement de l’Apocalypse attendue n’a guère causé de traumatisme dans l’Église primitive. Elle a au contraire suscité une remarquable évolution de la conscience chrétienne - la coexistence d’une attente de la Parousie imminente et d’une disposition à vivre dans la perspective d’une continuation de l’histoire humaine. Tertullien (v. 160- v. 220), le fougueux apologiste chrétien du IIe siècle, a illustré avec beaucoup d’éloquence cette apparente contradiction. Le même Tertullien qui Pour en lire plus
« Ils pleureront, ils se lamenteront sur elle les rois de la terre, les compagnons de sa vie lascive et fastueuse quand ils verront la fumée de ses flammes…

Ils pleurent et se désolent sur elle, les trafiquants de la terre; les cargaisons de leurs navires, nul désormais ne les achète ! »

Ap 18, 9 et 11

Il est surprenant de constater que le non-avènement de l’Apocalypse attendue n’a guère causé de traumatisme dans l’Église primitive. Elle a au contraire suscité une remarquable évolution de la conscience chrétienne - la coexistence d’une attente de la Parousie imminente et d’une disposition à vivre dans la perspective d’une continuation de l’histoire humaine. Tertullien (v. 160- v. 220), le fougueux apologiste chrétien du IIe siècle, a illustré avec beaucoup d’éloquence cette apparente contradiction. Le même Tertullien qui prédit l’imminence du Jugement avec des accents terribles et une peur viscérale, avertissant que les « magistrats… seraient calcinés dans des flammes encore plus brûlantes que celles qu’ils avaient attisées dans leur rage contre les chrétiens » et que les « grands rois… gémiraient dans les profondeurs des abîmes » -- pouvait aussi prier pour « les empereurs, pour leurs ministres et pour les puissances, pour l’état présent du siècle, pour la paix du monde, pour le report de la fin. » Au cours des siècles postérieurs à Tertullien, l’attente ardente de la Seconde Venue de Jésus s’accompagnait de plus en plus fréquemment d’une foi qui affirmait que, par sa vie, sa mort et sa résurrection, Jésus avait déjà radicalement transformé le sens de l’histoire et de l’existence humaines.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Jugement dernier

L'image du Jugement dernier peinte par Blake est une vision mythique complexe qui surgit quand « l'imagination, l'art, la science et les dons intellectuels sont perçus comme inutiles. » [traduction]

William Blake (1757-1827)
vers 1809
Plume et encre avec lavis sur graphite
PMA:J98.114.
© Provincial Museum of Alberta


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer le sens de la phrase - ’’Jésus, le tournant de l’histoire’’ - et les références au calendrier ;
  • décrire à l’aide d’exemples, les idéologies de certains Chrétiens éminents à travers les siècles.

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