Haïda Gwaii, ou les îles de la Reine-Charlotte, c’est un archipel situé à 100 km à l’ouest de la côte nord de la Colombie-Britannique, au Canada, et constitué d’une grappe isolée de plus de 200 îles, de tailles diverses, couvrant environ 10 000 km2.

Haïda Gwaii s’accroche au rebord océanique du plateau continental du Canada. Les effets combinés de la rencontre des eaux froides et riches du Pacifique Nord avec les courants chauds nés au Japon créent un environnement qui abonde en ressources naturelles, tant dans la mer que dans les forêts.

Les plantes à fleurs, dont certaines sont uniques à Haïda Gwaii, abondent dans les hautes prairies alpines. Le cèdre rouge (ou thuya géant), le pin de Sitka, la pruche de l’Ouest et le cyprès jaune prospèrent sous le climat océanique frais et humide. Ces merveilles de la nature sont parmi les plus grands arbres encore vivants sur la planète.

Depuis dix ans, on a soustrait à l’exploitation forestière Pour en lire plus
Haïda Gwaii, ou les îles de la Reine-Charlotte, c’est un archipel situé à 100 km à l’ouest de la côte nord de la Colombie-Britannique, au Canada, et constitué d’une grappe isolée de plus de 200 îles, de tailles diverses, couvrant environ 10 000 km2.

Haïda Gwaii s’accroche au rebord océanique du plateau continental du Canada. Les effets combinés de la rencontre des eaux froides et riches du Pacifique Nord avec les courants chauds nés au Japon créent un environnement qui abonde en ressources naturelles, tant dans la mer que dans les forêts.

Les plantes à fleurs, dont certaines sont uniques à Haïda Gwaii, abondent dans les hautes prairies alpines. Le cèdre rouge (ou thuya géant), le pin de Sitka, la pruche de l’Ouest et le cyprès jaune prospèrent sous le climat océanique frais et humide. Ces merveilles de la nature sont parmi les plus grands arbres encore vivants sur la planète.

Depuis dix ans, on a soustrait à l’exploitation forestière de grandes portions des îles. La réserve de parc national de Gwaii Haanas et le site du patrimoine haïda protègent le tiers sud de l’archipel. En 1987, les Haïdas ont réussi à faire interdire l’exploitation forestière dans cette zone, qui va ainsi demeurer dans son état naturel.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Cart

Carte de Haïda Gwaii

Musée canadien des civilisations

© 1996, G.F. MacDonald, Douglas & McIntyre et le Musée canadien des civilisations.


Photo

Passage Burnaby, Gwaii Haanas.

Photo : Art Twomey
Islands at the Edge, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre.
1984
© 1984, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.


La forêt de Gwaii Haanas

Le forêt de Gwaii Haanas.

Photo : Jack Litrell
Islands at the Edge, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre.
1984
© 1984, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.


Barge

Barge chargée de bois dans le bras Massett.

Photo : Larry Thompson

© Larry Thompson


Le littoral de Haïda Gwaii, qui mesure plus de 5000 km, offre un habitat idéal à une flore et une faune marines extrêmement variées.

Les baleines, les marsouins, les phoques, et plus de la moitié de la population d’otaries de la Colombie-Britannique abondent dans les eaux riches en plancton.

Haïda Gwaii abrite plus de 25 % de tous les oiseaux nicheurs du Pacifique canadien -- soit près d’un demi-million de couples reproducteurs. Cette abondante nourriture fait prospérer le faucon pèlerin de Peale, dont on trouve ici les plus grandes concentrations au monde. Le pygargue niche dans l’île Moresby Sud à des densités inconnues ailleurs au Canada. Les îles sont une importante halte pour la sauvagine sur la voie migratoire du Pacifique. Le Cygne trompette et la Grue du Canada sont parmi les espèces menacées qui trouvent refuge à Haïda Gwaii.

Haïda Gwaii est le territoire le plus isolé du Canada. On qualifie parfois l’archipel de Galapagos canadiennes. Leur éloignement fait des îles un laborat Pour en lire plus
Le littoral de Haïda Gwaii, qui mesure plus de 5000 km, offre un habitat idéal à une flore et une faune marines extrêmement variées.

Les baleines, les marsouins, les phoques, et plus de la moitié de la population d’otaries de la Colombie-Britannique abondent dans les eaux riches en plancton.

Haïda Gwaii abrite plus de 25 % de tous les oiseaux nicheurs du Pacifique canadien -- soit près d’un demi-million de couples reproducteurs. Cette abondante nourriture fait prospérer le faucon pèlerin de Peale, dont on trouve ici les plus grandes concentrations au monde. Le pygargue niche dans l’île Moresby Sud à des densités inconnues ailleurs au Canada. Les îles sont une importante halte pour la sauvagine sur la voie migratoire du Pacifique. Le Cygne trompette et la Grue du Canada sont parmi les espèces menacées qui trouvent refuge à Haïda Gwaii.

Haïda Gwaii est le territoire le plus isolé du Canada. On qualifie parfois l’archipel de Galapagos canadiennes. Leur éloignement fait des îles un laboratoire naturel permettant d’étudier l’évolution. Plusieurs espèces de plantes, de lichens et de mousses ne se retrouvent qu’à Haïda Gwaii. Certains animaux, comme l’ours brun, l’hermine et le caribou de Dawson (maintenant disparu) représentent des sous-espèces distinctes dont les traits évolutionnaires sont particuliers à Haïda Gwaii.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Otaries

Otaries à Gwaii Haanas.

Photo : David Denning
Islands at the Edge, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre.
1984
© 1984, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.


Aigle

Aigle

Photo : Bob Sutherland
Islands at the Edge, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre.
1984
© 1984, Islands Protection Society, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.


Le nom le plus ancien de l’archipel est Xaaydlaa Gwaayaay, ce qui signifie « les îles autrefois cachées ». Leur nom haïda le plus usité est Haïda Gwaii, c’est-à-dire « les îles du peuple ».

Le nom géographique officiel des îles est archipel de la Reine-Charlotte. En 1787, George Dixon, commerçant pelletier britannique, les baptisa ainsi en hommage à la reine Charlotte, épouse du roi d’Angleterre George III.

Aujourd’hui, le nom d’archipel de la Reine-Charlotte commence à être délaissé au profit de « Haïda Gwaii » dans la langue courante et officielle. Le Conseil de la nation haïda a entamé une procédure pour changer officiellement le nom de l’archipel.
Le nom le plus ancien de l’archipel est Xaaydlaa Gwaayaay, ce qui signifie « les îles autrefois cachées ». Leur nom haïda le plus usité est Haïda Gwaii, c’est-à-dire « les îles du peuple ».

Le nom géographique officiel des îles est archipel de la Reine-Charlotte. En 1787, George Dixon, commerçant pelletier britannique, les baptisa ainsi en hommage à la reine Charlotte, épouse du roi d’Angleterre George III.

Aujourd’hui, le nom d’archipel de la Reine-Charlotte commence à être délaissé au profit de « Haïda Gwaii » dans la langue courante et officielle. Le Conseil de la nation haïda a entamé une procédure pour changer officiellement le nom de l’archipel.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Littoral

Le littoral sauvage de Gwaii Haanas, vue aérienne.

Photo : Réserve de parc national de Gwaii Haanas

© Réserve de parc national de Gwaii Haanas


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • situer Haïda Gwaii sur une carte géographique, et faire le lien avec le reste du Canada ;
  • définir l’écologie de Haïda Gwaii ;
  • définir l’histoire et la signification du nom géographique officiel de ces îles.

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