Au début du XXe siècle, la construction navale était en plein essor.

« Au pays des grands cèdres, les Haïdas ont eu des siècles pour développer leurs talents de constructeurs. Les Européens ont su tirer parti des techniques et des styles des embarcations autochtones. »

« Un des aspects intéressants, c’est que les artisans haïdas trouvaient sur place tout ce dont ils avaient besoin. Ils avaient la pruche pour le talon du mât, le cèdre jaune pour la membrure et le bordé. Les troncs naturellement tordus donnaient une solide courbe d’étambot, et le pont était revêtu de pin. »
-John Bennett

La flottille haïda, c’est ainsi qu’on appelait les nombreux bateaux construits à Haida Gwaii. Fabriqués avec soin par les habiles artisans haïdas, ces bateaux blancs qui rentraient au port les cales pleines de poisson faisaient la fierté des pêcheurs.

Les pêcheurs haïdas d’aujourd’hui pensent que la réussite de leurs p&egr Pour en lire plus
Au début du XXe siècle, la construction navale était en plein essor.

« Au pays des grands cèdres, les Haïdas ont eu des siècles pour développer leurs talents de constructeurs. Les Européens ont su tirer parti des techniques et des styles des embarcations autochtones. »

« Un des aspects intéressants, c’est que les artisans haïdas trouvaient sur place tout ce dont ils avaient besoin. Ils avaient la pruche pour le talon du mât, le cèdre jaune pour la membrure et le bordé. Les troncs naturellement tordus donnaient une solide courbe d’étambot, et le pont était revêtu de pin. »
-John Bennett

La flottille haïda, c’est ainsi qu’on appelait les nombreux bateaux construits à Haida Gwaii. Fabriqués avec soin par les habiles artisans haïdas, ces bateaux blancs qui rentraient au port les cales pleines de poisson faisaient la fierté des pêcheurs.

Les pêcheurs haïdas d’aujourd’hui pensent que la réussite de leurs pères et de leurs grands-pères était due à l’effort collectif de la famille, qui se cotisait pour payer la fabrication du bateau, et dont les membres pêchaient ensemble, une fois le bateau à l’eau.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Trois bateaux de pêche haïdas, v. 1930.

Photo: Bill Stevens
vers 1930
© Bill Stevens


Bateau de pêche construit à Skidegate, v. 1920.

Photo : Musée royal de Colombie-Britannique

PN 16687
© Musée royal de Colombie-Britannique


Senneur

« Haida Girl », senneur de Massett.

Photo: Allan Wilson

© Allan Wilson


Wilfred Bennett était l’un des nombreux pêcheurs qui excellaient à la construction des bateaux. Il a mis à l’eau environ 28 senneurs, parmi lesquels le Don Marie et le Bennett. Le constructeur a su transmettre à ses fils et à ses petits-fils son amour de la mer et des bateaux.
Wilfred Bennett était l’un des nombreux pêcheurs qui excellaient à la construction des bateaux. Il a mis à l’eau environ 28 senneurs, parmi lesquels le Don Marie et le Bennett. Le constructeur a su transmettre à ses fils et à ses petits-fils son amour de la mer et des bateaux.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Bateau

Le « Bennett ».

Photo : John Bennett

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.


Wilfred Bennett

Wilfred Bennett à bord d’un bateau de pêche.

Photo : Monty Stewert-Burton

© Monty Stewert-Burton


Même si les Haïdas respectaient l’océan et pêchaient avec habileté, leur flottille commença à décliner vers la fin des années 50.

De nombreux problèmes apparurent entre les propriétaires de bateaux et les sociétés de pêche, qui avaient besoin de poisson pour alimenter les conserveries. Les Haïdas étaient capables de capturer d’énormes quantités de poisson, mais refusaient de surexploiter les stocks.

Leur souci de préserver l’équilibre écologique desservait les pêcheurs haïdas, tout comme le tournant pris alors par les politiques halieutiques. Des erreurs de gestion et des pratiques injustes ajoutèrent à leurs difficultés. Selon John Bennett, tôt ou tard les grosses sociétés allaient mettre la main sur les bateaux.
Même si les Haïdas respectaient l’océan et pêchaient avec habileté, leur flottille commença à décliner vers la fin des années 50.

De nombreux problèmes apparurent entre les propriétaires de bateaux et les sociétés de pêche, qui avaient besoin de poisson pour alimenter les conserveries. Les Haïdas étaient capables de capturer d’énormes quantités de poisson, mais refusaient de surexploiter les stocks.

Leur souci de préserver l’équilibre écologique desservait les pêcheurs haïdas, tout comme le tournant pris alors par les politiques halieutiques. Des erreurs de gestion et des pratiques injustes ajoutèrent à leurs difficultés. Selon John Bennett, tôt ou tard les grosses sociétés allaient mettre la main sur les bateaux.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Bateau

Bateau abandonné à Massett.

Photo : Allan Wilson

© Allan Wilson


Depuis peu, les Haïdas recommencent pourtant à tirer profit de leur connaissance de la mer en explorant les nouvelles technologies.

C’est ainsi que le conseil du village d’Old Massett a conclu une entente de coentreprise avec le groupe Six Nations Geo Systems, de la réserve des Six Nations, en Ontario. L’objectif en est la commercialisation, la formation des utilisateurs et la gestion d’un système d’information géographique (SIG) de pointe, baptisé Eagle’s Cry Land Research Information System, qui sera exploité pour ses capacités de cartographie bathymétrique couleur, et d’autres applications scientifiques. Les partenaires ont convenu de partager les revenus de la vente du système et de la formation dans le secteur de l’Asie-Pacifique (Malaysia, Japon, Chine, Philippines et Nouvelle-Zélande), ainsi qu’en Colombie-Britannique et en Alaska.

Est-il encore possible de vivre de la pêche? Les pêcheurs haïdas restent sceptiques. Sur les côtes du Nord-Ouest, les bateaux sont de plus en plus nombreux à pourchas Pour en lire plus
Depuis peu, les Haïdas recommencent pourtant à tirer profit de leur connaissance de la mer en explorant les nouvelles technologies.

C’est ainsi que le conseil du village d’Old Massett a conclu une entente de coentreprise avec le groupe Six Nations Geo Systems, de la réserve des Six Nations, en Ontario. L’objectif en est la commercialisation, la formation des utilisateurs et la gestion d’un système d’information géographique (SIG) de pointe, baptisé Eagle’s Cry Land Research Information System, qui sera exploité pour ses capacités de cartographie bathymétrique couleur, et d’autres applications scientifiques. Les partenaires ont convenu de partager les revenus de la vente du système et de la formation dans le secteur de l’Asie-Pacifique (Malaysia, Japon, Chine, Philippines et Nouvelle-Zélande), ainsi qu’en Colombie-Britannique et en Alaska.

Est-il encore possible de vivre de la pêche? Les pêcheurs haïdas restent sceptiques. Sur les côtes du Nord-Ouest, les bateaux sont de plus en plus nombreux à pourchasser des stocks de poisson en diminution constante. Autour de Haida Gwaii, les pourvoyeurs de pêche sportive disputent le saumon aux pêcheurs commerciaux. Les Haïdas s’inquiètent aussi de l’exploitation des forêts anciennes, qui dévaste les cours d’eau et les frayères.

L’avenir de la pêche commerciale et de la pêche de subsistance est, pour les Haïdas, aussi incertain qu’une sortie en mer par gros temps.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Bateau

« Sanglinay »

Photo : John Bennett

© John Bennett


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • Décrire l’importance de l’industrie de la pêche et de la fabrication de bateaux sur la société haïda en ces temps modernes ;
  • décrire l’affrontement entre la vie traditionnelle et la société industrielle moderne, en se servant, à titre d’exemple, du peuple haïda et de l’histoire de l’industrie de la pêche.

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