Les Haïdas ont avec la Nature une relation toute particulière. Nous devons respecter toutes les formes de vie. Quand nous faisons une cueillette pour nous nourrir ou nous soigner, nous rendons grâce à l’objet récolté et au Créateur en chantant une chanson ou en disant un merci sincère.

Les femmes haïdas entretiennent un rapport particulier avec les racines et l’écorce qu’elles récoltent pour la vannerie.

« L’écorce de cèdre est comme la sœur aînée de chaque femme. » (Swanton, 1905b: 29)

Chacune a sa propre façon de montrer sa gratitude aux arbres et au Créateur, mais il s’agit là d’un savoir personnel et sacré.

On détache des arbres de longues bandes d’écorce. La couche extérieure, sombre, est rejetée, et on fait un ballot du reste de l’écorce, qui est de couleur pâle et sera découpée en minces languettes pour la vannerie. La récolte des racines d’épinette, hlii.ng, est beau Pour en lire plus
Les Haïdas ont avec la Nature une relation toute particulière. Nous devons respecter toutes les formes de vie. Quand nous faisons une cueillette pour nous nourrir ou nous soigner, nous rendons grâce à l’objet récolté et au Créateur en chantant une chanson ou en disant un merci sincère.

Les femmes haïdas entretiennent un rapport particulier avec les racines et l’écorce qu’elles récoltent pour la vannerie.

« L’écorce de cèdre est comme la sœur aînée de chaque femme. » (Swanton, 1905b: 29)

Chacune a sa propre façon de montrer sa gratitude aux arbres et au Créateur, mais il s’agit là d’un savoir personnel et sacré.

On détache des arbres de longues bandes d’écorce. La couche extérieure, sombre, est rejetée, et on fait un ballot du reste de l’écorce, qui est de couleur pâle et sera découpée en minces languettes pour la vannerie. La récolte des racines d’épinette, hlii.ng, est beaucoup plus longue. Les vannières se rendent au banc de sable de la pointe Rose ou dans des zones de mousse où poussent les épinettes. Après avoir déterré les longues racines cachées dans le sable, les femmes les grillent sur un feu pour détacher l’écorce. Les racines dénudées sont alors fendues en deux.

Les racines sont ensuite refendues à l’épaisseur voulue, puis elles sont mises à sécher et entreposées jusqu’à ce que la vannière soit prête à travailler à un projet. Elle fait alors tremper les racines dans l’eau pour les assouplir.

Les Haïdas sont renommés pour leurs paniers et leurs chapeaux de vannerie serrée. Les paniers de racine d’épinette sont faits de brins tordus avec deux ou trois fils actifs de trame. La vannière ajoute parfois des brins teints pour dessiner des motifs. Les teintures étaient autrefois naturelles ; grâce à la technologie moderne, les artisanes se servent maintenant de teintures textiles. Les motifs géométriques comme la marque de l’escargot ou la fraise sont tirés de la nature.

Si une vannière veut orner son œuvre d’un emblème, c’est généralement son mari, ou un autre artiste de sexe masculin, qui peint le motif sur le chapeau ou le panier.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

collage

Florence Davidson se sert d’un grand couteau pour prélever des bandes étroites d’écorce sur le tronc des cèdres.

Photo : Ulli Steltzer
vers 1976
© Ulli Steltzer


Photo

Florence Davidson enlève la couche extérieure de l’écorce, car elle ne travaille que la couche intérieure.

Photo : Ulli Steltzer
vers 1976
© Ulli Steltzer


La forêt de Haida Gwaii, vue aérienne.

Photo : Michel Tremblay
vers 1999
© Michel Tremblay


Photo

Florence Davidson creuse sous la mousse pour dégager les longues racines d’épinette.

Photo : Ulli Steltzer

© Ulli Steltzer


Photo

Florence Davidson prépare ses racines d’épinette.

Photo : Ulli Steltzer

© Ulli Steltzer


paniers

Collection de petits paniers teints.

Photo : April Churchill
vers 1997
© April Churchill


Photo

Eliza Abrahams a confectionné de nombreux chapeaux pour sa famille et pour la vente.

Photo : Ulli Steltzer
vers 1976
© Ulli Steltzer


Isabella Edenshaw faisait de la vannerie chaque jour. Son mari Charles décorait à la peinture ses chapeaux de racine d’épinette, qu’elle vendait à Port Essington pour acheter des vêtements et d’autres objets usuels pour sa famille. Aujourd’hui, bon nombre de ses chapeaux se trouvent dans des musées. Ils sont reconnaissables à l’étoile rouge et noir à quatre pointes qui orne leur calotte.

Le grand talent d’Isabella a été transmis à sa descendance : ses filles et ses petites-filles sont des artistes contemporaines reconnues pour la qualité de leur vannerie.
Isabella Edenshaw faisait de la vannerie chaque jour. Son mari Charles décorait à la peinture ses chapeaux de racine d’épinette, qu’elle vendait à Port Essington pour acheter des vêtements et d’autres objets usuels pour sa famille. Aujourd’hui, bon nombre de ses chapeaux se trouvent dans des musées. Ils sont reconnaissables à l’étoile rouge et noir à quatre pointes qui orne leur calotte.

Le grand talent d’Isabella a été transmis à sa descendance : ses filles et ses petites-filles sont des artistes contemporaines reconnues pour la qualité de leur vannerie.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

natte

Motif d'otarie peint sur une natte en racines d'épinette tressées, Charles et Isabella Edenshaw, vers 1895.

Charles et Isabella Edenshaw
Musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique
vers 1895
A7203.
© Musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique


Collage

1. Dawn Bell s’amuse à fendre l’écorce de cèdre. 2. Sharon Matthews tient dans ses mains un mini panier. 3. Nellie Bell prépare des lanières d'écorce. 4. Winnie Smith aide à faire des paniers pour le mariage de Lucille Bell.

Photo: Lucille Bell

© Lucille Bell


On dénombre aujourd’hui un grand nombre d’excellentes vannières (et quelques vanniers) haïdas, dont une soixantaine apparue depuis quatre ans. Les enfants apprennent même cette tradition à l’école. La vannerie est un art florissant que de nombreux artisans vont faire entrer dans le nouveau millénaire, notamment :

Andrea Bell Buster Bell Carol Bell Dorcas Bell Lucille Bell Christine Carty Carrie Carty April Davis- Churchill Deloris Churchill Donny Churchill Reg Davidson Sharleen Davidson Charlene Edgars Maxine Edgars Denise Thiessen Sandy Keddie Jerry Gagnon Leo Gagnon Virginia Hunter Marina Jones Florence Lockyer Elizabeth Moore Tracey Moore Patricia Moore Marie Olfield June Russ Alyssa Samuels Louise Smith Pour en lire plus
On dénombre aujourd’hui un grand nombre d’excellentes vannières (et quelques vanniers) haïdas, dont une soixantaine apparue depuis quatre ans. Les enfants apprennent même cette tradition à l’école. La vannerie est un art florissant que de nombreux artisans vont faire entrer dans le nouveau millénaire, notamment :

  • Andrea Bell
  • Buster Bell
  • Carol Bell
  • Dorcas Bell
  • Lucille Bell
  • Christine Carty
  • Carrie Carty
  • April Davis- Churchill
  • Deloris Churchill
  • Donny Churchill
  • Reg Davidson
  • Sharleen Davidson
  • Charlene Edgars
  • Maxine Edgars
  • Denise Thiessen
  • Sandy Keddie
  • Jerry Gagnon
  • Leo Gagnon
  • Virginia Hunter
  • Marina Jones
  • Florence Lockyer
  • Elizabeth Moore
  • Tracey Moore
  • Patricia Moore
  • Marie Olfield
  • June Russ
  • Alyssa Samuels
  • Louise Smith
  • Candace Weir
  • Lena Washington
  • Colleen Williams
  • Blossom Wilson
  • Lorraine York

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire les méthodes traditionnelles de la vannerie haïda, y compris le choix des plantes qu’on y utilise ainsi que la manière de les récolter et de les traiter ;
  • nommer quelques artistes de la vannerie haïda d’hier et d’aujourd’hui.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons