Très compétitifs, les Haïdas adorent jouer. L’un de leurs jeux de hasard se joue avec des bâtonnets et un autre avec un dé.
Très compétitifs, les Haïdas adorent jouer. L’un de leurs jeux de hasard se joue avec des bâtonnets et un autre avec un dé.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

On forme deux équipes, un joueur de chaque équipe jouant à tour de rôle. Comme ce jeu demande de la concentration, chaque équipe essaie de distraire l’autre par des chants et des danses.

On joue à ce jeu avec un magnifique ensemble de 40 à 60 bâtonnets gravés de 12 centimètres, qui sont tous décorés d’un motif peint, sauf un. Comme aux cartes, il y a quatre groupes de bâtonnets portant le même motif. On appelle djil ou appât le bâtonnet qui n’est pas décoré.

Le premier joueur saisit deux poignées de bâtonnets et les mélange sous une natte d’écorce de cèdre.

Le deuxième observe attentivement son adversaire et désigne la main où il pense que se trouve le djil.

D’un geste théâtral, le premier joueur lance les bâtonnets sur la natte : si le djil s’y trouve, c’est le deuxième joueur qui prend le paquet de bâtonnets.

Si le djil n’est pas sorti, le premier joueur ne gagne rien. Pour en lire plus
On forme deux équipes, un joueur de chaque équipe jouant à tour de rôle. Comme ce jeu demande de la concentration, chaque équipe essaie de distraire l’autre par des chants et des danses.

On joue à ce jeu avec un magnifique ensemble de 40 à 60 bâtonnets gravés de 12 centimètres, qui sont tous décorés d’un motif peint, sauf un. Comme aux cartes, il y a quatre groupes de bâtonnets portant le même motif. On appelle djil ou appât le bâtonnet qui n’est pas décoré.

Le premier joueur saisit deux poignées de bâtonnets et les mélange sous une natte d’écorce de cèdre.

Le deuxième observe attentivement son adversaire et désigne la main où il pense que se trouve le djil.

D’un geste théâtral, le premier joueur lance les bâtonnets sur la natte : si le djil s’y trouve, c’est le deuxième joueur qui prend le paquet de bâtonnets.

Si le djil n’est pas sorti, le premier joueur ne gagne rien.

Chaque joueur joue jusqu’à ce que l’un des deux perde tous ses bâtonnets. Certains joueurs peuvent perdre ainsi jusqu’à leurs effets personnels

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Sac haïda en peau de caribou décoré d’un motif d’épaulard servant à ranger les bâtonnets à jouer.

Photo : Musée de Haida Gwaii

no 1.700
© Musée de Haida Gwaii


Bâtonnets

Bâtonnets à jouer haïdas avec motifs peints.

Photo : Musée de Haida Gwaii

no 1.702.
© Musée de Haida Gwaii


Le jeu de dé gu’ tgi q!a’ atagan (je te le lance tu me le lances) est un autre jeu de hasard haïda auquel jouent surtout les femmes. Il se pratique habituellement dans le fumoir. La gagnante barbouille de suie le visage de la perdante.

1. La première joueuse tient le dé par le côté mince et le lance sur une natte.
2. Si le dé s’immobilise sur sa face quadrillée, la joueuse ne gagne pas de point et passe le dé à la deuxième joueuse.
3. S’il s’arrête sur le côté long ou concave portant un X, la joueuse gagne deux points et lance de nouveau.
4. S’il tombe sur la base, la joueuse gagne quatre points et lance de nouveau.

Chaque joueuse continue à lancer le dé jusqu’à ce qu’il tombe sur le côté quadrillé, puis c’est le tour de l’adversaire.
Le jeu de dé gu’ tgi q!a’ atagan (je te le lance tu me le lances) est un autre jeu de hasard haïda auquel jouent surtout les femmes. Il se pratique habituellement dans le fumoir. La gagnante barbouille de suie le visage de la perdante.

1. La première joueuse tient le dé par le côté mince et le lance sur une natte.
2. Si le dé s’immobilise sur sa face quadrillée, la joueuse ne gagne pas de point et passe le dé à la deuxième joueuse.
3. S’il s’arrête sur le côté long ou concave portant un X, la joueuse gagne deux points et lance de nouveau.
4. S’il tombe sur la base, la joueuse gagne quatre points et lance de nouveau.

Chaque joueuse continue à lancer le dé jusqu’à ce qu’il tombe sur le côté quadrillé, puis c’est le tour de l’adversaire.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

dé

Dé à jouer haïda.

Photo : Musée de Haida Gwaii

no 1. 698.
© Musée de Haida Gwaii


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire ces deux jeux de hasard traditionnels des Haïdas et la façon de les pratiquer ;
  • rapprocher les jeux haïdas de ceux pratiqués dans sa propre culture.

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