Jacques Perron – L'expérience des visiteurs de Défilement

Transcription

Bien, on entre dans une pièce, la pièce est dans la pénombre, suffisamment dans la pénombre pour qu'on discerne l'œuvre, mais pas de façon claire tout de suite. J'aime l'idée de découvrir quelque chose, j'aime l'idée de s'approcher vers l'œuvre, que l'œuvre soit un appel aussi, d'où la nécessité de la pénombre, je pense, tu sais? Donc, ce qu'on voit en entrant immédiatement, c'est l'œil, un œil, qui semble un peu étrange, qui bouge, mais on n'est pas sûr, encore une fois, si c'est filmé dans la réalité ou s'il y a un traitement, un traitement d'image. C'est ce qu'on va découvrir en cours de route, mais pas immédiatement, tu sais? Pour moi, défi masse c'est idéalement c'est une expérience de désaisissement, et puis j'appuie sur le « dé » aussi. Le « saisissement », mais le « désaisissement ». Je pense que dans un premier temps, ce que j'ai voulu faire dans le doigt fil de méduse, c'est que l'image nous fige, nous fixe, mais qu'après, on est donc saisi. Mais qu'après, on soit « désaisi », qu'on passe par-dessus ce « saisissement », et puis qu'on ait le goût de s'en approcher et de la découvrir.