Daniel Dion discute de ses expériences dans le domaine artistique

Transcription

Quand j'étais étudiant en arts, j'ai pris un cours d'art et puis le professeur m'a dit : « Abandonne tout. Tu ne feras jamais carrière là-dedans. ». Je lui ai répondu : « T'as raison, ton cours est platte anyway. J'm'en vais. » Mais curieusement, en secondaire quatre ou cinq, y'avait eu une sorte de laboratoire, j'sais pas, je crois qu'à l'époque y'avait de l'argent dans les polyvalentes, et puis, un laboratoire en, je pense, les cours de français qui s'étaient équipés d'équipement vidéo et des tous tous tous premiers équipements portables. Portables…ça prenait deux personnes et puis une valise, mais quand même les premiers portapack de Sony, c'était à bobine et tout ça, puis j'étais parti avec ça et puis une couple d'étudiants, on avait un intérêt, et puis ça avait débloqué. J'avais produit des trucs, bon c'était un peu « glin-glin » tout ça, mais c'était la première fois que j'avais eu un médium qui me touchait. Ma mère avait essayé de m'apprendre le piano et puis ça ne marchait pas, les cours d'art ça n'a pas marché, mais fondamentalement, ça, ça me parlait. Ça me parle encore aujourd'hui, bien, entre ça et la photographie aussi, les deux, il y a quand même quelque chose, des fois quand je regarde ces pistes-là, il y a une espèce d'esthétique aussi, visuelle, photographique. S'inscrit-elle dans un courant? Peut-être, peut-être pas. C'est peut-être plus aux autres de me dire ça.