La Banque des fermiers de Rustico
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La Banque des fermiers de Rustico

 

La Banque des fermiers de Rustico

Un vol qualifié à la banque de Rustico

Le 8 juillet 1870, l'article suivant a paru dans le Islander, rapportant un vol à la Banque des fermiers. L'article se lisait comme suit:

« Durant la nuit de mercredi ou au matin du jeudi 7 courant, un voleur est entré dans une pièce utilisée temporairement pendant que l'édifice de la banque de Rustico était en réparation et un coffre contenant environ 100 livres en billets de banque et en pièces d'argent y ont été dérobées. Le révérend P. McPhee, de Rustico, en apprenant ce vol, s'est rendu en ville jeudi matin et sur sa route a dépassé un homme qu'il a aussitôt soupçonné d'être le coupable. Les renseignements pertinents ayant été transmis à Son Honneur le maire, l'officier de police de la ville s'est rendu à la pension de Dogwell, dans cette ville, et procéda à l'arrestation de l'homme dénommé Smith Robins, de Morell. En le fouillant, l'officier de police a trouvé en sa possession une grande partie de la monnaie manquante et un bon nombre d'articles qu'il avait achetés récemment. Le prisonnier, à ce qu'il semble, a avoué de façon informelle avoir commis le vol. » [Traduction libre.] The Islander, le 8 juillet 1870

La loi sur les banques de 1871 a détruit les petites banques

L'adoption de la loi sur les banques en 1871 a marqué le commencement de la fin pour la Banque des fermiers, du fait qu'elle accordait le contrôle total des opérations bancaires au gouvernement fédéral. La loi stipulait qu'une banque ou toute autre institution financière devait maintenir des actifs financiers d'au moins 500 000 $. Or, la Banque des fermiers en avait pour moins de 10 000 $.

La Banque des fermiers était la seule du genre au Canada. Elle opérait sous l'autorité d'une charte provinciale, mais elle avait la permission d'émettre des billets de 1 $ et de 2 $, un privilège qu'elle perdait en vertu de la nouvelle loi fédérale sur les banques à charte adoptée en 1871. Elle n'avait pas non plus à remettre des rapports mensuels au ministre fédéral des Finances. La Banque des fermiers a continué de jouir de ces privilèges jusqu'à l'expiration de sa charte coloniale, le 1er juin 1889.

Prolongation de la charte de la Banque des fermiers

À l'approche de l'expiration de la charte de l'Île-du-Prince-Édouard, la banque a présenté une requête appuyée par les grandes banques à charte du gouvernement canadien. Le 13 mai 1891, la requête suivante a paru dans le Journal of the House: Par Peter McIntyre, évêque de Charlottetown, et d'autres personnes de l'Île-du-Prince-Édouard, demandant l'adoption d'une loi pour prolonger la loi constitutive de la Banque des fermiers de Rustico. [Traduction libre.].Il n'y avait pas de temps à perdre. Un projet de loi visant à prolonger la charte a aussitôt été référé au comité, inscrit immédiatement au feuilleton, adopté le 24 juin et envoyé au Sénat. Le 26 juin, le dernier jour de la session parlementaire avant le congé de la fête du Canada, il a été adopté par le Sénat, après avoir franchi rapidement toutes les étapes grâce à la suspension du règlement.

Le Gouverneur général a fait une apparition spéciale afin de donner sa sanction au projet de loi. Cette procédure s'est produite au tout dernier moment possible, car immédiatement après la signature du projet de loi par le Gouverneur général, les deux chambres ont été suspendues. Ce moment devait devenir la dernière heure de gloire pour la Banque des fermiers de Rustico. La charte a été prolongée jusqu'au 1er juin 1894.

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 Article de vol à la Banque des fermiers, 1870

Article de journal sur le vol à la Banque des fermiers. Tiré du Islander du 8 juillet 1870. Archives publiques de l'Île-du-Prince-Édouard.

Billet d'un dollar émis par la Banque des fermiers

Billet d'un dollar émis par la banque des fermiers illustrant un fermier labourant la terre. Vers 1864, collection de la Banque des fermiers.

L édifice délabré de la Banque des fermiers

L'édifice délabré de la Banque des fermiers. Vers 1940, collection de la Banque des fermiers.

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