Cliquer sur les images ci-dessous pour les agrandir dans une nouvelle fenêtre

Old and New Forest

Old and New Forest, 1931-1932
huile sur toile
112,2 x 69,8 cm
Collection de la Vancouver Art Gallery, Fonds Emily Carr
VAG 42.3.23
Photo: Trevor Mills, Vancouver Art Gallery

A Rushing Sea of Undergrowth

A Rushing Sea of Undergrowth, 1935
huile sur toile
112,8 x 69,0 cm
Collection de la Vancouver Art Gallery, Fonds Emily Carr
VAG 42.3.17
Photo: Trevor Mills, Vancouver Art Gallery

Le sens du paysage et du lieu

Objectif:

Les élèves explorent les diverses façons dont Carr a exprimé sa relation personnelle au paysage.

Description de l’activité:

Les élèves vont comparer une description littérale d’un lieu à une description qui fait place à l’interprétation en évoquant l’expérience et l’émotion du sujet. Puis, les élèves vont étudier de la même façon des peintures d’Emily Carr, en exerçant à l’occasion leur aptitude à écrire.

Durée:

1 leçon, 60 minutes

Information de base destinée aux enseignants:

Emily Carr était à la fois une artiste en arts visuels et une écrivaine. Dans ses œuvres graphiques et ses livres, elle a exploré son profond amour de la nature, notamment des forêts, des montagnes, des scènes marines et des ciels de la Colombie-Britannique. Par les mots et par la peinture, elle a tenté de communiquer l’intensité de l’expérience vécue dans la nature. Dans ses peintures, elle utilise pour le sol et le ciel des couleurs fortes et vives, des formes solides et des lignes de couleur onduleuses qui créent une impression d’énergie. Dans ses livres, elle se sert de mots descriptifs et de métaphores pour partager des sentiments d’énergie et de croissance. Voici un court extrait de son journal, publié en 1966 sous le titre Hundreds and Thousands:

Va dans les bois, seule, et regarde la terre encombrée par la végétation nouvelle et ancienne jaillissant de solides racines cachées dans le sol silencieux et vivant, chaque graine selon sa propre espèce prenant de l’expansion, surgissant à son propre rythme, montant, se frayant un chemin vers la lumière et l’air, chacune sachant ce qu’il faut faire, chacune revendiquant ses propres droits sur la terre. Ressens cette croissance, la poussée vers le haut, l’expansion, la vie qui bat…

La lecture des livres de Carr nous permet de voir ses peintures d’un oeil neuf, alors que l’observation de ses peintures nous aide à comprendre ses écrits.

En savoir plus sur l’intérêt d’Emily Carr pour le paysage de la Colombie-Britannique.

Préparatifs des enseignants:

Matériel pour les élèves:

Marche à suivre:

Partie I

  • Invitez les élèves à choisir un lieu personnel et spécial qui inspirera leur travail. Ce lieu peut être réel ou imaginaire.
  • Demandez aux élèves de créer une description écrite, précise et détaillée de ce lieu spécial en expliquant exactement ce qu’on pourrait y voir.
  • Puis, faites-leur écrire pourquoi cet endroit leur est si précieux. Encouragez-les à utiliser une langue précise, expressive, descriptive qui communique des expériences et des émotions. Demandez-leur: «Comment est ce lieu? À quoi ressemble le fait d’y être? Comment s’y sent-on? Comment vous sentez-vous quand vous y êtes? À quoi pensez-vous? Qu’est-ce que vous voyez, sentez, entendez et touchez?»
  • Enfin, demandez aux élèves de comparer leurs deux textes, en notant bien que l’un constitue un compte rendu factuel d’un lieu, alors que l’autre est un reflet de ce qu’il leur fait ressentir.

Partie II

  • Invitez les élèves à regarder des reproductions d’Emily Carr et à refaire l’exercice d’écriture précédent, en mettant d’abord l’accent sur ce que l’artiste essaie de montrer précisément (le ciel, l’eau, la forêt), puis en décrivant ce qui, à leurs yeux, rendait ces endroits précieux pour elle.

Discussion:

  • Discutez avec les élèves de la manière dont Emily Carr a essayé de combiner ces deux types de descriptions dans son art et son écriture. Elle rendait non seulement l’apparence d’un lieu, mais aussi ce qu’elle y ressentait.

Approfondissement:

  • Invitez les élèves à lire un extrait du journal de Carr publié en 1966, Hundreds and Thousands: The Journals of An Artist, afin de vérifier si leur interprétation des peintures de Carr est semblable à ce que l’artiste voulait communiquer dans son travail.