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Annexe: La représentation des cultures des Premières nations

Les Premières nations de la côte du Nord-Ouest sont célèbres pour leurs mâts totémiques, objets monumentaux habituellement sculptés dans un seul thuya géant. Tous les groupes autochtones de la côte du Pacifique Nord, des Salish du littoral de Puget Sound aux Tlingit du Sud-Est de l’Alaska, ont pratiqué cette forme d’art.

Les mâts totémiques relatent généralement l’histoire des lignées de chefs et de toute la communauté. Les mâts ont beaucoup d’usages concrets: rappeler un passé réel ou mythique, afficher des emblèmes ancestraux, souligner des mariages, commémorer des défunts, définir des revendications territoriales et accueillir des invités lors de fêtes ou à l’occasion d’un potlatch. La plupart des images sculptées sur les mâts totémiques sont des figures emblématiques. Elles représentent les ancêtres animaux, humains ou surnaturels d’une famille. Les rituels accompagnant la construction et l’érection des mâts totémiques sont anciens et complexes.

Les mâts totémiques sont faits de bois, habituellement de thuya géant (Thuja plicata), et sont taillés par un maître sculpteur aidé par des apprentis. Dans les temps anciens, les mâts étaient traditionnellement peints avec des pigments durables de couleur vive provenant de poussière de minéraux et de charbon de bois et de coquilles de palourdes brûlées et pulvérisées, le tout dans un liant fait d’oeufs de saumon broyés. Plus récemment, au cours de la période historique, les peintures commerciales à l’huile ont remplacé les pigments naturels, en offrant une palette de couleurs plus diverse.

Lors de l’érection d’un mât, un narrateur est désigné pour décrire en détail le sens et l’histoire de chaque figure sculptée sur le totem. Puis le mât est consacré au moment d’une fête ou d’un potlatch. Les invités, témoins de l’événement et des revendications du chef hôte, sont ensuite payés en dons de nourriture et de cadeaux qui confirment les transactions effectuées.

Les Premières nations continuent à ériger des mâts totémiques pour les dédier à des fins traditionnelles. De plus, on voit souvent des gouvernements, des entreprises commerciales, des institutions culturelles et des collectionneurs commander des totems.

Totem de bienvenue: Habituellement, le mât représente une seule figure debout souvent avec les bras tendus, érigé sur le devant de la maison de l’hôte afin d’accueillir les invités à des événements cérémoniels.

Totem commémoratif: Élevé devant une maison ou à une sépulture et représentant les emblèmes principaux d’un chef décédé. Le mât est habituellement consacré par le successeur du chef au cours d’un potlatch commémoratif tenu une année ou plus après sa mort. Autre possibilité: une seule figure humaine, qui représente souvent la personne décédée, peut être dressée à côté d’une sépulture.

Totem mortuaire: Mât d’environ 6 mètres (20 pieds) de hauteur. Le totem mortuaire des Haida et des Tlingit possède une cavité à son sommet où placer le cercueil d’un chef de haut rang. Des figures emblématiques décorent parfois la colonne et la plaque rectangulaire couvrant la niche funéraire.

Poteaux-mitan: Sur la côte du Nord-Ouest, il s’agit des quatre principaux supports structuraux de la charpente de la maison longue en cèdre, construite à poteaux et à poutres, souvent décorés de figures emblématiques. Les poteaux supportent les énormes poutres qui, à leur tour, soutiennent les chevrons et les planches du toit.

Totems de façade de maison: Mâts placés contre la façade d’une maison. Ils peuvent comprendre un portail d’entrée cérémoniel au niveau du sol ou presque.

Figure de potlatch: Une figure de potlatch peut être placée en permanence devant la maison de son propriétaire ou érigée temporairement au cours d’un potlatch. Elle peut indiquer les privilèges transmis lors d’un mariage, symboliser des orateurs, dépeindre l’hôte, ridiculiser un rival, représenter un ancêtre ou rendre compte des biens qui seront donnés en cadeaux aux témoins assemblés.