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Faune - Saguenay : Un fjord exceptionnel !

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Musée du Fjord

Poissons Mammifères marins Invertébrés

Chaîne alimentaire

Le Saguenay (eau douce et fjord) abrite quelques 76 espèces de poissons tandis que l'on peut retrouver près de 60 espèces dans le fjord seulement. On peut autant y rencontrer des poissons d’eau douce, comme l'omble de fontaine ou l’éperlan arc-en-ciel que des espèces typiquement marines comme la morue franche, le sébaste ou même l’étrange requin du Groenland, aussi appelé Laimargue.
Cette étonnante diversité est causée par la proximité de divers habitats car étrangement, le Saguenay est composé de deux cours d’eau circulant l’un dans l’autre. En surface, une couche d'eau faiblement salée qui provient des rivières qui se jettent dans le fjord, et en profondeur, la mer, une eau froide et salée provenant de l'estuaire du Saint-Laurent. Ces deux masses d'eau ne se mélangent que très peu en raison de leurs différences de température et de salinité. À quoi comparer ce phénomène? Imaginez un instant l'eau douce de ces rivières qui se déversent et sont emportées au loin, car elles flottent littéralement sur la couche d'eau marine du fjord. C'est comme des millions de petites gouttelettes d'eau douce qui glisseraient sur une énorme patinoire de verre et seraient ainsi emportées au loin. La présence de ces deux couches d'eau a aussi pour effet d'isoler la plupart de leurs habitants. D’ailleurs, très peu d’espèces peuvent voyager verticalement d’un milieu à l’autre. La biodiversité est très riche et les conditions écologiques particulières font du Saguenay un milieu très propice à la vie.

Poissons de la couche d’eau superficielle : Les poissons habitant la couche superficielle ont besoin d’un milieu faiblement salé. Il s’agit souvent d’espèces migratrices qui voyagent entre l’eau douce et salée, soit pour se reproduire, soit pour rechercher leur nourriture. Ils se tiennent souvent le long des rives, à faible profondeur, au grand plaisir des pêcheurs. Environ 19 espèces sont retrouvées strictement en eau douce ou dans la couche d’eau superficielle faiblement salée du Saguenay. Voici un aperçu des habitants les plus nombreux ou les plus insolites de cet habitat rare et très riche à la fois.

L’éperlan arc-en-ciel est un habitant typique de la couche d’eau superficielle. Ce petit poisson aime beaucoup se tenir en banc et savez-vous qu’il sent le concombre ? C’est un peu bizarre pour un poisson. Pourtant, on dit que l’éperlan est un véritable "buffet vivant" car il est la proie de plusieurs autres poissons prédateurs ou même des goélands qui n’hésitent pas à en faire leur repas en se délectant de ce petit concombre aquatique.

Éperlans arc-en-ciel

La truite de mer est un poisson spectaculaire, elle arbore des couleurs bleues, rouges et blanches, elle est très combative et rapide; son appétit est insatiable. Elle adore un repas d’éperlans ou bien de la multitude d’organismes invertébrés qui peuplent son habitat. La truite de mer s’appelle aussi l’omble de fontaine anadrome, hé oui, c’est notre petit omble que nous connaissons bien en eau douce mais dans le Saguenay, elle prend des allures de saumons et sa croissance est beaucoup plus rapide.

Truite de mer

On dit que c’est la forme anadrome car bien que l’eau saumâtre de la couche superficielle est un habitat idéal pour son développement, elle doit toujours revenir dans sa rivière natale pour se reproduire et déposer ses œufs.

L’esturgeon noir est un habitant mystérieux de la couche superficielle. Ce patriarche peut vivre jusqu’à 60 ans ou plus et les femelles sont plus grosses que les mâles, elles peuvent atteindre un poids de 200 kg. Ce poisson possède une véritable armure médiévale, on peut dire qu’il ressemble à un rhinocéros aquatique. Son corps est recouvert d’énormes plaques osseuses qui lui donne une allure vraiment préhistorique.

Esturgeon noir

Avec son nez, il aime fouiller la vase à la recherche d’invertébrés benthiques (organismes vivant sur le fond). Toutefois, une chose très bizarre a été observée par les biologistes : plusieurs esturgeons ont été retrouvés avec un élastique autour du museau. La raison ? Certains employés de la poste jetaient des élastiques dans la rue et ceux-ci atteignaient ensuite l’habitat de l’esturgeon en passant par le réseau d’égouts. En fouissant dans la vase, notre pauvre ami restait pris avec un encombrant élastique autour du museau, et avait beaucoup de difficulté à se nourrir par la suite. Heureusement, les facteurs récupèrent maintenant les élastiques et sont très contents de protéger l’esturgeon.

L’anguille d’Amérique ressemble à un serpent mais c’est bel et bien un poisson. Son cycle de vie est très étrange, c’est un poisson catadrome ; c’est-à-dire qu’il effectue une course du haut vers le bas, des lacs et rivières en eau douce vers l’océan. Toutes les anguilles vont se reproduire dans la mer. Et pas n’importe où, dans la mer des Sargasses, au large de l’île de Cuba. Les adultes meurent après avoir pondu leurs œufs mais les civelles (les petites anguilles) constituent la prochaine génération et rejoignent fidèlement la côte. Ensuite, elles remontent les rivières avec courage pour aller s’alimenter en eau douce durant plusieurs années avant de revenir frayer dans la mer des Sargasses, au même endroit que la génération précédente.

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