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Hommes devant camp de bûcheron

Découvreurs - Saguenay : Un fjord exceptionnel !

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Musée du Fjord

(1535 à 1663)

La deuxième phase qui débute au XVIe siècle est mieux connue que la précédente. En effet, des écrits de voyageurs, de missionnaires, de traiteurs et d’arpenteurs la ponctuent. Pour sa part, Jacques Cartier entend parler d’un " Royaume du Sagné ". Les Iroquois de Stadaconé, ancienne appellation de la ville de Québec, évoquent une région magique, débordante de métaux précieux où l’on vit à la française. Notre découvreur fut alors charmé par l’attrait de cette terre promise. Il la qualifie d’ailleurs de " Royaume " dans ses textes. Dès lors, le Saguenay éveillera la curiosité chez les explorateurs qui viendront. Au cours de son deuxième voyage (1535-1536), Cartier découvrira que ce royaume ne renferme aucune richesse. Voici ses premières impressions lorsqu’il s’arrêtera à l’entrée du fjord :

" Il y a une rivière fort profonde et courante, qui est la rivière et chemin des royaumes et terres du Saguenay, ainsi qu’il nous a été dit par nos deux hommes du pays. Et cette rivière est entre de hautes montagnes de pierre nue, où il y a peu de terre, nonobstant il y croît une grande quantité d’arbres, et de plusieurs sortes, qui croissent sur ladite pierre nue comme sur une bonne terre ". 1

Durant cette période, la fourrure reste la seule richesse. Dans cette perspective, une entente sera signée entre Montagnais et Français. C’est ainsi que les Montagnais agiront comme seuls fournisseurs de pelleterie auprès de la clientèle française. En retour, les Français ne feraient aucune intrusion sur le territoire. Pourtant, les Montagnais accepteront de rencontrer les trafiquants européens à chaque été lors des foires de Tadoussac. Pourquoi donc avoir choisi ce lieu précis ?

Les commerçants de fourrures avaient établi des postes de traite aux endroits propices à leur troc, généralement à l’embouchure du Saint-Laurent ou des rivières. Ainsi, l’un des premiers postes de traite de la Nouvelle-France s’installera à Tadoussac sous le règne de Pierre Chauvin en 1600.

Située au confluent du Saguenay et du Saint-Laurent, Tadoussac servira de lieu de rencontres et d’échanges auprès des différentes et nombreuses communautés amérindiennes.

Durant la seconde moitié du XVIIe siècle, Tadoussac représente une plaque tournante pour le commerce des fourrures en Amérique du Nord. Basques, Normands, Bretons et autres Européens font donc affaire avec les Montagnais du Saguenay et des alentours. Ces derniers feront le lien entre les Blancs et les autres nations autochtones.

Outre sa fonction de traite, Tadoussac deviendra aussi le centre d’une activité religieuse intense avec l’arrivée des Jésuites vers 1640. Tadoussac gardera toutefois sa vocation commerciale première au cours des deux siècles suivants.


1 Extrait reformulé d’après Le Saguenay historique, nº 2, collection " Mon pays ", Éditions Fides, Montréal, 1940, p.10.

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