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HISTORIQUE

Les Autochtones

Britannique a commencé il y a 5000 années, et avant l'arrivée des premiers Européens, au XVIIIe siècle, il devait y avoir près de 100.000 habitants. Dans le sud-est de la Colombie-Britannique, deux nations se distinguent: les Sinixt dans la région des lacs Arrow et de la rivière Kootenay et les Ktunaxa dans le sillon des Montagnes Rocheuses et dans la partie inférieure du lac Kootenay. Pour les Sinixt, l'eau était le centre du monde. Ils utilisaient les rivières comme moyen de transport entre leurs villages et les centres d'échanges. Ces rivières leur procuraient saumons, esturgeons et ombles à tête plate, les trois piliers de leur régime alimentaire. Traditionnellement, ils enterraient leurs morts sur des terres dominants l'eau. Pour eux, l'eau avait une signification à la fois biologique et spirituelle. Les Yaqaón Nuñkiy de la vallée inférieure de la Kootenay vivaient aussi tout près de l'eau et dépendaient des terres humides naturelles qu'occupent aujourd'hui Creston, la rivière et le lac Kootenay qui leur procuraient nourriture et matériaux culturels. Il ne reste aujourd'hui que peu de traces de ces premiers habitants de la région, à part les signes d'un contact post-européen car un développement permanent et destructif ne faisait pas partie des croyances et des pratiques de ces peuples.

Les Sinixt

Les Sinixt, dont le nom signifie "Peuple de l'endroit où on trouve des ombles à tête plate", parlent une langue qui fait partie de la famille des langues des Salish de l'intérieur. On les connaît aussi comme les Indiens des lacs Arrow au Canada et les Indiens des lacs aux états-Unis. Comme la frontière n'existait pas avant 1846, ils vivaient au nord et au sud le long du fleuve Columbia. Des recherches archéologiques ont prouvé que leurs villages se situaient entre Kettle Falls et Revelstoke, du lac Kootenay au lac Christina. Pendant des générations, les Sinixt ont vécu de chasse, de pêche et de cueillette dans cette région qui faisait partie de leur territoire traditionnel. La disparition du saumon - élément indispensable de leur cycle alimentaire - dû à la construction de barrages, fut particulièrement dévastatrice pour leur culture.

En 1956, avant l'aménagement des lacs Arrow en vertu du Traité du fleuve Columbia, le ministère des Affaires indiennes a déclaré, après la mort du dernier Sinixt officiellement reconnu en tant que tel au Canada, l'extinction de la Bande des Indiens du lac Arrow. La plus grande partie des témoignages archéologiques de leur mode de vie, de leurs coutumes et de leurs rituels se trouve désormais noyé, selon les saisons, sous les eaux du réservoir des lacs Arrow.

À cette époque là, 257 Sinixt ont été inscrits dans le Colville Confederated Tribes de l'état de Washington comme les Indiens des lacs. Aujourd'hui, 1000 Indiens des lacs vivent au sud de la frontière Canada-US ou ont été immergé dans les tribus voisines au Canada. Un petit nombre est retourné à leurs territoires traditionnels canadiens pour défier la déclaration d'extinction du gouvernement.

Les Ktunaxa

Les Knutaxa, également connus sous le nom de Ksanka dans l'état du Montana, étaient des nomades. Il n'existait pas de distinction entre les divers groupes qui se trouvaient dans la région. Leur langue différait de toutes celles de leurs voisins, et leurs manières traditionnelles d'utiliser les ressources étaient complexes. Ils se déplaçaient au gré des saisons à travers notre territoire et étaient assez prospères.

À la fin des années soixante, les Ktunaxa s'étaient sédentarisés et avaient le statut de Bandes. Celle qui se trouve près de Creston s'appelle Yaqaón Nuñkiy (se prononce "ya-qan nu-kiy"); on la connaît aussi comme la Bande de la partie inférieure du lac Kootenay. Il existe quatre autres Bandes qui vivent dans le sillon des Rocheuses le long du Columbia et de la Kootenay; la Bande du lac Columbia à Invermere, la Bande Ste Mary à Cranbrook, la Bande des plaines Tobacco à Grasmere et la Bande Shuswap à Invermere. Il y a aussi deux Bandes qui vivent aux états-Unis, la tribu Kootenaï de l'Idaho à Bonners Ferry et la Bande Ksanka à Elmo au Montana. Au nord et au sud de la frontière entre le Canada et les états-Unis, il s'agit des mêmes populations même si leur nom s'épelle Kootenaï.


David Thompson

David Thompson, employé à la Compagnie du Nord-Ouest, traverse les Montagnes Rocheuses en 1807, avec ses enfants et sa femme à demi-Crie, Charlotte Small. Il construit, au sud du lac Windermere, le poste de "Kootanae House", à l'ombre de la chaîne Purcell. Il commence à explorer la région, à la recherche d'une "Grande Rivière" qui irait jusqu'à la mer. Le fleuve Columbia, qui lui est inconnu, et qui parcourt près de 2000 kilomètres (1.200 milles) jusqu'à l'océan, prend sa source dans le lac Columbia, tout près de l'endroit où il se trouve. Thompson passe plusieurs années à cartographier le passage du Columbia dans l'ouest de la région des Kootenays.

Au cours de l'hiver 1810-1811, David Thompson et ses hommes installent un campement au confluent du Columbia et des rivières Wood et Canoë, que l'on connaît comme Boat Encampment. Il continue d'explorer la région au printemps et atteint l'embouchure du Columbia en avril 1811. Il revient sur ses pas et arrive aux chutes de Kettle en septembre. Il se joint à un groupe de huit canots Sinixt et remonte le cours du Columbia vers le nord, dépasse les confluents des rivières Pend d'Oreille et Kootenay, jusqu'à Boat Encampment. Il cartographie le dernier tronçon du fleuve avant de retrouver sa famille, puis de repartir vers Montréal en 1812.

David Thompson trace plus tard une carte définitive de l'ouest canadien à partir de ses notes.


Les Doukhobors

En 1899, 750.000 Doukhobors arrivent au Canada de Russie, à titre de réfugiés pour convictions religieuses. Après la suppression des propriétés rurales, qui leur avaient été concédées en 1906 au Saskatchewan, sur 62.000 acres de terre défrichée, ils viennent chercher leurs propres terres dans la région des Kootenays en 1908, se fixant là où se trouve aujourd'hui Castlegar et poussant jusqu'à Grand Forks. Ils deviennent, sous le nom de "Chrétiens de la fraternité universelle", constitués en corporation en 1917 avec un capital de 1 million de dollars, dès 1938, la plus grande entreprise communale d'Amérique du Nord, qui comprend 760.000 acres et un secteur d'activités évalué à 10 millions de dollars. Ils créent, rien que dans cette région, quatre-vingt-dix villages, plantent un grand nombre de vergers et de jardins et exploitent des entreprises industrielles. Pacifistes convaincus que l'esprit de Dieu habite tout être animé, ils ont un mode de vie végétarien et sont objecteurs de conscience.

Les Doukhobors possédaient, avant la construction des barrages sur le Columbia, leurs propres génératrices flottantes d'énergie électrique, mais, plus tard, pendant la deuxième guerre mondiale, ils fourniront une main d'œuvre importante pour cette construction.