Centre d'interprétation du site archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha
Musée virtuel du Canada

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Le temps des récoltes

Le temps des récoltes

Gravure ancienne montrant une femme pilonnant le maïs.

Pilonnage du maïs



La moisson s'effectue généralement en septembre mais une première récolte hâtive du maïs est faite au mois d'août alors que la hauteur des plants dépasse celle des femmes. Chez les populations iroquoises, cette première cueillette de maïs vert donne lieu à un cérémoniel festif où les êtres surnaturels sont remerciés pour les généreuses récoltes par des danses et des offrandes.

Durant la moisson, les femmes d'une même maisonnée cueillent les épis de maïs avec l'aide de paniers de récolte portés sur leur dos qui sont ensuite acheminés vers le village où s'accumulent d'énormes tas de maïs. Au moment de l'épluchette et du tressage, les feuilles de chaque épi sont retournées puis on attache ensemble plusieurs épis qui seront suspendus dans les maisons-longues pour les faire sécher.

Ensuite, on égrène les épis de maïs et on rince les grains avant de les faire sécher à l'air libre. L'entreposage des grains de maïs se fait dans des fosses garde-manger dont les parois sont tapissées d'écorce. Une autre technique de conservation connue à la période historique consiste à faire carboniser l'enveloppe externe des grains en déposant les épis de maïs entier directement sur des braises ardentes. Les fouilles archéologiques ont révélé que les Iroquoiens du Saint-Laurent enfouissaient également de grands vases d'entreposage remplis de grains de maïs et autres denrées dans des fosses qui parsemaient le sol des maisons-longues. Nous retrouvons ce type de fosses dans plusieurs des maisons-longues du site Droulers/Tsiionhiakwatha.

Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?


Que savons-nous des habitudes alimentaires des populations iroquoiennes? Le pain de maïs et les poissons semblent être des aliments appréciés par les Iroquoiens du Saint-Laurent rencontrés par Jacques Cartier. Les écrits du navigateur malouin font régulièrement mention de la consommation de poissons séchés et fumés alors que la viande est grillée ou consommée tel quel. Les premiers Européens soulignent également l'absence de sel comme assaisonnement alors qu'eux, devaient avoir l'habitude de consommer de la nourriture plutôt salée. Les Relations des Jésuites mentionnent qu'il existe une vingtaine de façon d'apprêter le maïs chez les Hurons. Au début du XVIIe siècle, les Hurons mangeaient généralement deux repas par jour. Un repas ordinaire comprend généralement du maïs grillé ou réduit en farine avec l'aide d'un pilon en bois ou d'un mortier.

La farine de maïs sert à produire des pains auxquels on ajoute divers aliments tels des haricots, des fruits séchés, des graines de tournesol ou des noix. Ces pains sont enveloppés de feuilles de maïs et ils cuits dans les braises. Les épis, tout comme les courges, peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mentionnons un mets de choix chez les populations iroquoiennes, un bouillon ou une « soupe » avec de la farine de maïs mélangée à de l'eau agrémentée de poisson séché, de viandes, de haricots ou de courges appelée onnontara chez les Mohawks et ottet chez les Hurons. Les poissons et les prises animales sont généralement séchées puis boucanées (ou fumées) en vue d'en faire provision pour les mois d'hiver. Le maïs grillé et réduit en farine est régulièrement emporté durant les expéditions des Iroquoiens à l'extérieur des limites du village.