Venez explorer l’histoire de l’alpinisme sur le titan du Canada


Dans le monde de l’alpinisme, le mont Logan est une force dont il faut tenir compte. Les quelques braves qui ont tenté l’ascension de ses sommets sont peu nombreux. Seuls les alpinistes qui comptent une très grande expérience et font preuve de respect envers un tel colosse ont réussi à entreprendre l’ascension ardue de cette montagne. En route vers les sommets du mont Logan, il y a eu plusieurs quasi-réussites, des défaites amères et peu de succès triomphants. La montagne est toujours là, exerçant son attrait sur ceux qui sont prêts à relever le défi. Même les Premières nations de la région révèrent la montagne et sa force majestueuse et n’osent pas réveiller ce géant endormi.

L’évolution du matériel d’alpinisme

Depuis la fin du 19e siècle, le matériel d’alpinisme a connu de nombreuses transformations remarquables. À l’origine, ce matériel était lourd et encombrant, et les alpinistes parvenaient difficilement à le transporter sur les pentes. Par conséquent, les alpinistes comme le duc des Abruzzes faisaient appel à de nombreux porteurs dont la tâche consistait à hisser le matériel jusqu’au sommet. De nos jours, une bonne partie de ce lourd matériel a été remplacée par de l’équipement plus léger, plus facile à transporter d’un campement à l’autre en haute altitude et permettant une plus grande autonomie. De même, les fibres naturelles d’usage courant à la fin du 19e et au début du 20e siècles ont été remplacées par des fibres synthétiques telles que le nylon.


Tentes

Lorsque le duc des Abruzzes a fait l’ascension du mont St-Elias en 1897, les membres de son expédition utilisaient deux types de tentes, chacune faite de toile imperméable, légères pour l’époque : le modèle Whymper (15 kilos) et le modèle « momie » (6,4 kilos). Une toile cirée déposée sous le plancher de la tente servait de protection contre la neige mouillée et la glace au sol. À cette toile s’ajoutait un tapis, par-dessus le plancher de la tente, pour éviter que celui-ci ne soit transpercé par les semelles cloutées des alpinistes. Ensemble, les toiles cirées et les tapis pesaient 25 kilos de plus.

L’expédition MacCarthy au mont Logan avait également fait appel à deux types de tentes. La tente alpine, plus robuste, pouvait résister aux violentes tempêtes qui sévissent en altitude. Elle était composée d’un plancher cousu et d’un sas d’entrée et était soutenue par un poteau d’acier au centre de la tente. La petite tente, qui pesait 4,5 kilos, était faite d’un tissu plus léger et supporté par des perches en bambou. Ces tentes étaient peut-être plus faciles à hisser au sommet des montages, mais elles ne pouvaient résister aux tempêtes aussi bien que les tentes alpines.

Au cours des années 1950, les matériaux entrant dans la fabrication des tentes allaient graduellement changer. Alors que certains fabricants continuaient d’utiliser la toile, d’autres commencèrent à faire des essais avec du nylon.

Aujourd’hui, les alpinistes peuvent choisir parmi une grande variété de tentes, dont certaines pèsent à peine 2 kilos, soit beaucoup moins que les tentes de l’époque du duc des Abruzzes. Bien que certains modèles de tentes à toit incliné soient autoportantes et faciles à déplacer en cas de besoin, elles supportent moins bien le vent que les tentes à arceaux, qui sont par contre plus difficiles à déplacer puisqu’elles ne sont pas autoportantes. Les perches des tentes sont dorénavant faites d’aluminium, de fibre de carbone ou de fibre de verre, et ces matériaux offrent divers degrés de résistance.


Matériel de couchage

Le matériel de couchage des membres de l’expédition du duc des Abruzzes différait largement de celui de l’alpiniste moderne. Il était composé entre autres d’un lit pliant en fer (6,4 kg) et d’édredons en duvet (4,5 kg). Ce matériel devait représenter une lourde charge à transporter vers le sommet de la montagne.

Le matériel de couchage de l’expédition MacCarthy n’était pas aussi extravagant. Plutôt qu’un cadre de lit en fer, l’expédition utilisait des matelas pneumatiques (3,6 kg) qui servaient à isoler les alpinistes de la neige et de la glace sur laquelle ils dormaient. Les matelas pneumatiques sont cependant de piètres isolants, puisqu’ils éloignent la chaleur du corps; il semble pourtant que les membres de l’équipage n’aient pas eu à se plaindre. L’un des membres de l’expédition, Henry Hall fils, décrit les sacs de couchage employés : « Deux édredons, une couverture en poil de chameau, une couverture imperméable et une toile de sol. La couverture extérieure était refermée aux extrémités par des boucles. On pouvait défaire les boucles et étendre la couverture à plat pour ensuite y joindre une autre couverture et former ainsi un sac de couchage double. Un seul de ces sacs de couchage faisait environ six pieds de largeur dans l’ensemble. Quatre hommes y ont dormi pendant douze jours, à plus de 14 000 pieds [4300 mètres] d’altitude. L’installation procurait un surcroît de chaleur. Côté repos, c’était une autre histoire. Un seul sac de couchage pesait vingt-quatre livres. »

Les sacs de couchage et les matelas modernes sont beaucoup plus légers que le matériel de couchage transporté par MacCarthy et son équipe sur les pentes du mont Logan. La plupart des sacs de couchage, y compris ceux qui conviennent à des températures de –40 C, pèsent 2 kilos ou moins. Ces sacs de couchage sont faits de duvet d’oie ou de fibres synthétiques. Leurs avantages et inconvénients sont présentés dans la section qui porte sur les vêtements.


Poêles

Réchaud
Réchaud
Photo © Gouvernment du Yukon

L’équipe du duc des Abruzzes faisait la cuisine sur des réchauds à pétrole Primus fabriqués en aluminium qui pesaient 6,8 kilos. À ces réchauds s’ajoutaient deux lampes à alcool de 1,4 kilos. Leur bac en aluminium portatif pouvait rester allumé pendant le transport; les membres de l’équipage pouvaient donc faire du thé ou du bouillon à partir de neige fondue tout en poursuivant leur ascension.

L’expédition de MacCarthy se servait de deux types de réchauds à gaz. La Coleman No 2 servait au cours des déplacements sur les glaciers, tandis que le Primus, un poêle à gaz rugissant, était utilisé en plus haute altitude. Aux campements de base, l’équipe consommait 3,8 litres de combustible par jour. Toutefois, étant donné qu’elle hésitait à transporter une trop grande quantité d’essence à une plus grande altitude, elle s’est restreinte à 1,9 litre par jour après le col King. Il s’est avéré plus difficile de faire la cuisine en haute altitude; en très grande hauteur, le point d’ébullition est plus bas. Par conséquent, il fallait préparer des aliments qui prenaient moins de temps à cuire.

Aujourd’hui, les réchauds sont beaucoup plus légers, et pèsent de 0,3 à 0,5 kilo. Ils sont toujours fabriqués en aluminium, mais d’autres matériaux entrent aussi dans leur composition, comme l’acier inoxydable. On place parfois une planche sous le réchaud pour éviter qu’il ne tombe dans la cavité que forme la neige en fondant.


Vêtements

Les premiers alpinistes à franchir les monts St-Elias ne connaissaient que les vêtements de fibres naturelles, comme le coton et la laine. Les membres de l’expédition MacCarthy portaient plusieurs couches de vêtements. Encore aujourd’hui, la superposition de plusieurs couches de vêtements fait partie des techniques employées par les alpinistes. Au bas des pentes, les grimpeurs pouvaient se contenter de sous-vêtements et de gants de coton. Toutefois, le coton perd ses propriétés isolantes à mesure qu’il absorbe l’humidité. La laine par contre reste un bon isolant même lorsqu’elle est mouillée. C’est pourquoi les alpinistes passent du coton à la laine à mesure qu’ils prennent de l’altitude et que la température baisse. Selon les conditions météorologiques, les grimpeurs enfilaient jusqu’à trois chemises de laine à la fois. Plus haut sur la montagne, ils mettaient un bonnet de laine et un passe-montagne.

Les alpinistes portaient des pantalons de toile imperméable pendant l’ascension et des pantalons de laine autour du campement. Enfin, une fois parvenus en altitude moyenne à haute, ils revêtaient leur parka de coutil. Personne ne portait de fourrure au cours de cette expédition.

À mesure que les fibres synthétiques virent le jour, les alpinistes ont pu choisir des vêtements qui absorbaient moins l’eau que le coton et la laine. De nos jours, les grimpeurs peuvent porter des vêtements de polyester ou de polypropylène, qui repoussent la sueur par effet de capillarité et offrent une bonne couche de base. Les alpinistes prendraient avec eux des sous-vêtements légers et des sous-vêtements d’expédition. Toutefois, ces sous-vêtements ne protègent pas contre le refroidissement éolien. Le polyester entre aussi dans la composition des vestes, des chandails et des pantalons de molleton ou tissu polaire et forme une couche isolante efficace.

La couche extérieure est maintenant faite de nylon. Pour pratiquer l’escalade par grand froid, comme sur le mont Logan, les vestes rembourrées, de duvet ou de fibres synthétiques, sont à privilégier. Le duvet a une longue durée de vie, mais il perd ses propriétés isolantes lorsqu’il est humide. Le rembourrage de fibres synthétiques quant à lui conserve ses propriétés isolantes même lorsqu’il est mouillé.


Chaussures

Sur les basses pentes du mont Logan, l’expédition MacCarthy portait des chaussons à semelle de caoutchouc, empeigne de cuir et lacets de cuir brut. Il fallait normalement porter deux paires de chaussettes à l’intérieur. En altitude, les grimpeurs échangeaient leurs chaussons contre des mocassins. Il fallait que ces derniers soient assez grands pour que le grimpeur puisse porter quatre ou cinq paires de chaussettes à la fois.

Lors de l’expédition de 1925, les membres de l’équipage portaient deux types de chaussettes : des chaussettes de laine et « ce qu’on appelle des chaussettes d’Esquimau, qui sont formées d’une couche extérieure en laine et d’une doublure molletonnée qui favorise la circulation dans les pieds par effet de friction. » Le port de plusieurs paires de chaussettes en même temps exigeait un peu de planification. Comme l’écrit Hall : « Le plus difficile en ce qui concerne les chaussettes consiste à obtenir des paires qui se superposent bien l’une sur l’autre de façon à ce que, une fois la quatrième paire enfilée, l’ensemble ne serre pas trop le pied et n’empêche pas la circulation du sang. Cette question exige une planification minutieuse avant le départ. »

Pendant les années 50, les alpinistes qui escaladaient le mont Logan portaient encore des bottes d’alpinisme en cuir. Les membres d’une expédition au mont Logan au cours des années 50 portaient des bottes de cuir « coréennes ». Pour mieux isoler les bottes, ils portaient des chaussettes de feutre à l’intérieur, et des mukluks de toile par-dessus. Ces chaussures convenaient bien à la neige sèche puisqu’elles étaient bien isolées. Elles mettaient toutefois beaucoup de temps à sécher, et gelaient en haute altitude. Et les problèmes ne s’arrêtaient pas là : « Pour descendre la pente à skis, les bottes sont beaucoup trop souples; pour la marche sur la moraine, elles n’offrent pas assez de soutien. »

Les bottes d’alpinisme en cuir n’ont plus autant la faveur aujourd’hui. Divers matériaux sont désormais utilisés avec le cuir, ou en remplacement du cuir. Bien que les chaussures de cuir soient polyvalentes et conviennent à de nombreuses conditions météorologiques, les chaussures qui allient le cuir à d’autres tissus sont souvent plus légères; il faut aussi moins de temps pour les adapter aux pieds de celui qui les porte. Toutefois, elles sont moins durables et pas assez robustes pour les crampons. Les chaussures de plastiques sont particulièrement utiles pour l’escalade en terrain recouvert de neige et sur les glaciers. Elles sont plus rigides et conviennent mieux aux crampons. Les doublures en feutre ou en mousse à alvéoles fermées servent souvent à isoler le pied.

Avant de choisir une paire de bottes d’alpinisme, il faut tenir compte de quelques éléments. En 1992, Charlie Roots a fait l’escalade du mont Logan par la fosse King. Puisque l’ascension a eu lieu la plupart du temps à skis, il lui fallait des chaussures qui lui donneraient une bonne maîtrise de ses skis par les avant-pieds.

Les alpinistes qui s’attaquent au mont Logan s’enfoncent souvent dans d’épaisses couches de neige; il leur faut donc un moyen d’éviter que toute cette neige pénètre dans leurs bottes. Pour Roots, les surbottes faisaient bien l’affaire. Elles sont isolées, et contrairement aux guêtres, elles couvrent la totalité de la chaussure.


Raquettes et skis

Les skis permettent des déplacements plus rapides sur les glaciers.
Skis
Photo © Gouvernment du Yukon
Raquettes
Raquettes
Photo © Gouvernment du Yukon

Lors de la première ascension du mont Logan, les raquettes étaient le mode de transport de prédilection pour franchir les glaciers entourant le massif du mont Logan. Les skis ont toutefois depuis gagné la faveur. L’expédition MacCarthy utilisait trois types de raquettes : la raquette canadienne, la raquette de l’Alaska et la raquette en forme de patte d’ours. Hall disait des raquettes en pattes d’ours : « Je crois que rien n’équivaut les raquettes en pattes d’ours pour l’escalade. » Bien que les raquettes étaient encore utilisées pour franchir le massif du mont Logan dans les années 1950, certains alpinistes de l’époque estimaient que les skis permettaient des déplacements plus rapides sur les glaciers.

Pour obtenir une bonne prise en montée, des peaux d’ascension sont fixées aux skis à l’aide de sangles. Dans les années 1940 et 1950, les peaux d’ascension étaient faites de peau de phoque, cette dernière offrant une meilleure prise. Étant donné que les poils pointent dans un même sens, le ski peut glisser vers l’avant sans glisser vers l’arrière. Aujourd’hui, les peaux d’ascension sont en nylon, en polypropylène, ou en polyuréthane. Les peaux d’ascension sont fixées aux skis de plusieurs façons. L’une des méthodes de fixation consiste à accrocher la pointe de la peau à la spatule du ski et de coller la peau à la semelle jusqu’au talon. Une autre méthode consiste à attacher la peau au talon du ski puis à la sangler sur le dessus du ski. Chacune de ces méthodes présente des avantages et des inconvénients.


Crampons
Les crampons offrent au grimpeur une meilleure traction sur la neige dure et sur la glace.
Crampons
Photo © Gouvernment du Yukon
Chaussure d'alpinisme
Chaussure d'alpinisme
Photo © Gouvernment du Yukon

Lorsque la pente devient trop raide pour la raquette ou le ski, les alpinistes passent aux crampons. Ce sont des pointes de métal que l’on fixe aux chaussures afin d’obtenir une meilleure traction sur la neige durcie et la glace. Les crampons ont eu quatre pointes vers la fin du 19e, puis dix pointes (1908) et enfin douze (1932). Au cours de l’expédition MacCarthy, le crampon le plus utilisé était le crampon suisse. Les grimpeurs ont éprouvé quelques difficultés en raison du froid, qui faisait geler les sangles. Des semelles de feutre servaient toutefois à isoler leurs pieds du métal des crampons. Un autre instrument semblable aux crampons (sans toutefois en être un) se composait d’une semelle de cuir munie de quatre pointes à l’avant du pied et de quatre autres pointes au talon. Bien que cette semelle ait été plus facile à retirer que le crampon suisse par temps froid, elle était beaucoup plus lourde.

Pour éviter le problème de gel des sangles qu’ont connu les membres de l’expédition MacCarthy, les sangles modernes sont faites de nylon enduit de néoprène imperméable. Il existe aussi des crampons à fixation rapide. Les crampons en aluminium sont plus légers, mais les crampons en acier sont plus durables. Les crampons d’alpinisme sont généralement mi-rigides et donnent suffisamment de flexibilité au pied tout en offrant une plate-forme suffisamment stable pour l’escalade des pentes abruptes.


Piolets
Les grimpeurs se servent du piolet pour de multiples usages.
Piolet
Photo © Gouvernment du Yukon

Le piolet est un autre instrument d’escalade qui était largement utilisé dans le cadre des expéditions dans les monts St-Elias. Le piolet a d’ailleurs été employé lors de la première ascension réussie du mont St-Elias et continue de servir à plusieurs usages de nos jours. Par exemple, un piolet de la bonne longueur peut servir de bâton de marche sur les pentes raides. Plus la pente est raide, plus la tige du piolet doit être courte. Le piolet peut aussi servir à éviter ou à arrêter les chutes.


Protection contre le soleil et l’éblouissement

Les alpinistes doivent aussi se protéger la peau contre les rayons du soleil et l’éblouissement. De façon assez inusitée, au cours de l’ascension de 1925, ce sont des filets antimoustique qui ont servi à protéger les membres de l’équipage contre le soleil et le vent. Les grimpeurs s’enduisaient aussi le corps de graisse; toutefois, cette protection a fait plus tort que de bien. Comme l’écrit Hall : « L’utilisation de la graisse pendant le jour sur les parties de la peau exposée au soleil a eu au mieux des résultats douteux, et s’est avérée carrément nocive dans le pire des cas. »

Les alpinistes d’aujourd’hui cherchent à se protéger des rayons du soleil en portant des lunettes de soleil, un écran solaire et de la pommade pour les lèvres. La protection des yeux revêt une grande importance pour ceux qui s’aventurent sur la glace et la neige; l’imprudent qui ne protège pas ses yeux risque la cécité des neiges. La protection solaire a connu toute une évolution depuis l’huile inefficace utilisée par les membres de l’expédition MacCarthy. De nos jours, les écrans solaires sont conçus spécialement pour bloquer les rayons ultraviolets qui provoquent les brûlures et le cancer de la peau.


Cordes
Les cordes modernes sont beaucoup plus solides que leurs prédécesseurs en fibres naturelles.
Cordes d'aplinisme
Photo © Gouvernment du Yukon

Même la technologie d’un objet aussi peu compliqué que la corde a évolué au fil des ans. À une certaine époque, les cordes étaient faites de fibres naturelles, telles que le chanvre de manille. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les cordes de nylon ont vu le jour. Ces cordes de nylon sont beaucoup plus solides que leur équivalent en fibres naturelles; elles sont plus élastiques et amortissent mieux la chute au besoin. Malgré le net avantage du nylon, certaines expéditions se servaient encore, vers la fin des années 1950, de cordes en fibres naturelles pour escalader le mont Logan.

Les cordes de nylon n’étaient pas parfaites. Ainsi, lorsque la corde de nylon s’étire, par exemple lors d’une opération de sauvetage dans une crevasse, le nylon torsadé se défait. Au cours des années 1970, les cordes de nylon ont été remplacées par les cordes d’alpinisme (Kernmantle). Conçues spécialement pour l’escalade, ces cordes sont tressées et ne peuvent donc se détordre. Selon le chemin emprunté, certains équipages choisissent d’utiliser des cordes fixes.


Avions

L’avion reste probablement l’avancée technologique la plus spectaculaire qu’a connu l’alpinisme. En 1925, il a fallu que MacCarthy parcoure le trajet le long de la route envisagée vers le mont Logan pour s’assurer qu’il y aurait suffisamment de vivres en route vers le massif du mont Logan. Puis son équipage entreprit l’expédition par les nombreux glaciers qui mènent à la montagne. Cette façon de faire commence à changer vers les années 1950 : certaines expéditions choisissent de faire larguer des vivres par avion le long de la route qui mène à la montagne. Mais il y a plus révolutionnaire encore que le largage des vivres : les alpinistes peuvent aujourd’hui se faire déposer au pied du mont Logan. Plus besoin désormais de franchir le long et pénible chemin emprunté par MacCarthy et son équipe. À cela s’ajoute la photographie aérienne, qui facilite énormément la tâche lorsque vient le moment de choisir un itinéraire.

Ce n’est là qu’un bref aperçu des articles nécessaires à l’ascension d’un tel titan que le mont Logan. Il faut une grande quantité de matériel pour entreprendre une aventure de cette envergure.

Avion-courrier prêt à décoller du plateau, à 5300 mètres, à proximité du col Northwest.
Avion-courier prêt au décollage
Photo © Gerald Holdsworth, 1981