Les frères faucons
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Histoire © Joe Johnson


Il existe beaucoup de légendes qu’on m’a racontées il y a longtemps. Lorsque les animaux parlaient comme les Autochtones ou les Indiens. Il y avait des animaux qui parlaient toujours. Il y avait quatre frères, quatre ou cinq, qui étaient des oiseaux rapaces, des éperviers, des faucons à plumes rouges. Ils ont amené tout un groupe d’animaux sur l’île Jacquot, qui se trouve par là. Ils ont amené des orignaux, plusieurs orignaux là-bas, des mouflons, des chèvres, et ils les ont laissé sur l’île pour qu’ils engraissent. Ils sont revenus sur l’île à l’automne une fois que tous les animaux étaient devenus bien gras.

Sur l’île, d’autres personnes, qui étaient en fait des oiseaux, avaient tué les orignaux, ou ce qu’ils appelaient des orignaux. Ils ont mangé tous les animaux que ces gens avaient laissés sur l’île, ce qui les a rendu furieux et ils ont mis leur attirail de guerre. Autrefois, lorsqu’ils se battaient, ils portaient du cuivre, ils fixaient leurs couteaux comme ça avec des lanières, et ça ressortait de chaque côté ici, et lorsqu’ils frappaient quelqu’un ils pouvaient le couper ou le tuer, et ils tenaient aussi quelque chose dans les mains. Donc, ils se sont rendus sur l’île et se sont battus contre les autres et ils les ont tous tués parce qu’ils étaient furieux que les autres aient mangé tous les orignaux et tout ce qu’ils avaient amené sur l’île. Ils ont eu peur, ils ne voulaient pas que quelqu’un les trouve, ils se feraient tuer eux aussi. Donc, ils sont partis et sont allés à Donjek et ils sont restés près de l’embouchure de Arch Creek. Un d’eux était un jeune faucon, une jeune personne d’après moi, il jouait encore donc il devait être assez jeune. Ils ont dit qu’ils appelaient ça (Zil), ils ont fait une balle, une balle dans ma langue c’est Zil. Ils l’ont fabriqué avec des branches de saule et il jouait avec ça. Ils lui disaient toujours de ne pas aller près d’une rivière avec sa balle, parce que si la balle est emportée par la rivière, quelqu’un va la trouver en aval, et ils vont savoir qu’on est là. Avec le temps, comme il fallait s’y attendre, le garçon a perdu la balle en jouant près de la rivière et quelqu’un en aval de la rivière Donjek l’a trouvé, et ils ont dit « Oh, Oh! Ils ont trouvé Zil, ils ont trouvé la balle et ils ont dit il y a quelqu’un en amont. Quelqu’un habite en amont, on va aller voir ». Donc, deux shamans et leur esprit, l’aîné du groupe ont dit, quelques jours plus tard, ils ont dit je sens qu’ils viennent pour nous tous et nous devons nous préparer, on va devoir les combattre. Comme il fallait s’y attendre lorsque les autres sont arrivés ils se sont mis à se battre. Ils ont chargé et les ont tous tués. Un par un ils se sont fait tuer. Tous les cinq ou quatre sont morts. Ils se sont tous fait tuer, ils étaient tous des oiseaux, tous des faucons.

Aujourd’hui, les monuments de ces cinq faucons sont toujours à l’embouchure de la Donjek. La Donjek est une grande rivière avec cinq rochers qui sortent du sol, pas en groupe, mais un ici et là. Cinq rochers qui sortent partout, qui sortent du gravier. On m’a dit que c’était les personnes qui ont été tuées où les faucons qui sont morts là. On m’a dit que ces rochers étaient des repères et que les gens se servaient de ces repères, selon mon père, se servaient des repères pour traverser la rivière Donjek, vous savez, où ils traversent. Puis quand des étrangers arrivent on leur dit où traverser, d’aller où sont les rochers.