Comme bon nombre de peuples autochtones, les Tutchone du Sud n’ont pas conservé de traces écrites de leur langue. Au cours des dernières années, des chercheurs ont trouvé des moyens d’écrire cette langue en faisant appel à l’écriture occidentale et aux caractères latins. Pendant des millénaires toutefois, l’histoire des Tutchone du Sud s’est transmise oralement d’une génération à l’autre.

Une place dans l'univers

L’histoire orale a de nombreuses utilités; elle permet aux Autochtones de se situer dans l’univers, de connaître leurs droits à l’égard de la Terre ainsi que les récits de leurs familles. Au commencement, selon la tradition orale des Tutchones du Sud, le monde n’était que chaos, mais il a été « nettoyé » par Ts’ürk’i (Corbeau) et par Äsùya (Homme castor). L’équilibre du monde a été établi à ce moment et il perdure encore aujourd’hui. Certaines questions existentielles importantes telles que qui sommes-nous? d’où venons-nous? que faisons-nous? trouvent leurs réponses dans la tradition orale.

La nature dicte le sens des mots

La tradition de la transmission des connaissances comme les noms de lieux et les récits rattachés à ces endroits permettait aux Premières nations de connaître les territoires de chasse et de pêche, de savoir où cueillir les meilleures baies et où poussaient les plantes médicinales, et ce, sans jamais y avoir mis les pieds. De plus, le fait de savoir quels liens de parenté partageaient les membres des autres familles faisait en sorte qu’on évitait les unions entre parents par le sang. La transmission du savoir au fil des générations donnait l’assurance que l’on se conformait aux « enseignements », que les leçons de la vie étaient mises en pratique et que la langue, la culture et les traditions des Tutchones du Sud se perpétueraient et resteraient intactes au fil des générations.

L'histoire orale en action : une histoire à écouter



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