Des sentinelles dans la nuit - Les phares de l'Île-du-Prince-Édouard Musée virtuel du Canada
Navigation
            Suivant  

Les gardiens du phare de West Point

La fonction de gardien de phare en était une d’importance capitale, surtout à l’époque où le transport des voyageurs et des marchandises en provenance ou à destination de l’Île-du-Prince-Édouard se faisait exclusivement par bateau. Le gardien de phare était tenu en haute estime. Dans un village, un homme a dit du gardien du phare qu’il était la personne la plus importante après le prêtre.

On fournissait aux gardiens de phare un manuel de règles et directives, comme les Rules and Instructions for the Guidance of Lighthouse Keepers and of Engineers in Charge of Steam Fog Alarms in the Dominion of Canada de 1879, dans lequel était expliqué par le menu tous les aspects des fonctions du gardien. En plus des plus infimes détails relatifs à l’allumage de la lampe, le gardien devait, le matin, s’assurer que tout était prêt pour le soir suivant. Cela impliquait, entre autres, de nettoyer et de polir les lentilles et le vitrage, ainsi que de remplir les contenants d’huile. Le manuel renfermait des instructions précises comme celles qui suivent : « Tous les jours où le phare est en service, nettoyer les prismes et les lentilles en verre du dispositif dioptrique. Pour ce faire, il faut d’abord les épousseter avec un linge humide, puis les astiquer avec des peaux de chamois parfaitement propres et sèches. »

« Le gardien doit effectuer tous les travaux de réparation qui peuvent être faits sans recourir à un ouvrier spécialisé et qui sont nécessaires pour le bon fonctionnement du phare. Au besoin ou sur l’ordre du surintendant, Il doit également peindre les différentes parties, et ce, sans toucher d’indemnités supplémentaires. »

Les gardiens devaient aider au déchargement des fournitures et « faire preuve de la plus stricte économie et d’une gestion des plus judicieuses des provisions. » (Ils devaient même retourner les pièces endommagées.) Le gardien devait donc savoir lire et écrire ainsi que tenir les comptes. Il y avait une somme énorme de travaux d’écritures étant donné que la plus simple demande devait être soumise en triple exemplaire.

Registre des gardiens de phare. 1879, collection de Carol Livingstone.
 
Registre des gardiens de phare. 1879
 
     
© 2007 Association des musées communautaires de l’Île-du-Prince-Édouard Commentaires Générique Accueil English