Des sentinelles dans la nuit - Les phares de l'Île-du-Prince-Édouard Musée virtuel du Canada
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Les gardiens du phare d'East Point

Le gardien du phare était responsable de tout le fonctionnement de la station de phare, y compris le phare lui-même, le bâtiment de l’avertisseur de brume, trois unités de logement, les hangars à huile et à charbon et un bâtiment pour radio. Il pouvait s’absenter pour aller à l’église et pour se rendre voter. Le gardien en chef embauchait des gardiens adjoints afin de l’aider avec les travaux de peinture, l’entretien et d’autres tâches courantes; ils l’aidaient aussi en prenant la relève au phare et au bâtiment de l’avertisseur de brume. Une partie des salaires de l’adjoint étaient payés par le ministère des Transports et l’autre partie par le gardien.

Selon Harry Harris, qui a été le dernier gardien du phare d’East Point, la pire chose pour un adjoint était de travailler pour un gardien « qui portait une chemise et une cravate et qui se promenait les mains dans les poches ». Même lorsque les gardiens adjoints étaient de service, le gardien n’était jamais bien loin. Ce qui faisait dire à Harry : « Nos soucis nous suivaient partout. » Il se souvient avoir été rappelé à la maison alors qu’il était à un concert ou à d’autres activités locales et qu’un problème survenait au phare. Si le gardien était vu trop souvent à l’extérieur du phare, des individus qui convoitaient son poste portaient plainte contre lui. Il se souvient, entre autres, d’un type qui « avait usé les roues de sa charrette à faire signer une pétition, un certain été, pour qu’il soit démis de ses fonctions de gardien ».

Harry Harris et sa femme. 2006. CMAPEI.
Harry Harris et sa femme.
 
     
 
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