Des sentinelles dans la nuit - Les phares de l'Île-du-Prince-Édouard Musée virtuel du Canada
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Aperçu des phares - page 2

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Au cours du dix-neuvième siècle, l’expansion rapide de la navigation commerciale et de l’industrie de la pêche a entraîné une augmentation du trafic maritime autour des côtes de l’Île-du-Prince-Édouard. Le premier phare à être construit à l’Île-du-Prince-Édouard l’a été en 1845 à Point Prim sur une péninsule qui avançait dans la baie de Hillsborough. Le phare offrait une protection et une direction pour le trafic maritime dans la ville capitale de Charlottetown. Le phare a été construit en briques fabriquées à l’Île puisque qu’on n’y trouvait pas de pierres de construction. Ce ne fut pas un choix judicieux puisque les briques friables s’usaient rapidement par les intempéries et ont dû être recouvertes d’un bardage à clin et plus tard de bardeaux. Le phare de Point Prim est l’un des deux seuls phares ronds en briques au Canada, l’autre étant le phare de Fisgard à l’entrée d’Esquimalt Harbour sur l’Île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Il y avait huit phares préconfédéraux ou coloniaux à l’Île avant 1873 lorsque l’Île-du-Prince-Édouard est entrée dans le Dominion du Canada. Il s’agissait de : Point Prim (1845), Panmure Head (1853), Seacow Head (1863), St. Peters Harbour (1865), North Cape (1866), East Point (1867) et les feux d’alignement antérieur et postérieur de Murray Harbour (1869).

Les premiers phares canadiens étaient des ouvrages de maçonnerie massifs qui ont vite été remplacés par des structures à charpente en bois moins dispendieuses et plus rapides à construire et, bien souvent, plus efficaces. Ces structures convenaient particulièrement bien à l’Île-du-Prince-Édouard où on ne trouvait pas de pierre de construction seulement que du grès friable. Les constructeurs se sont tournés vers les ressources forestières abondantes et les nombreux ouvriers qualifiés en construction de navires pour bâtir les nombreux phares et feux d’alignement en bois éparpillés sur les 1760 kilomètres du littoral insulaire. Même aujourd’hui, on ne trouve à l’Île-du-Prince-Édouard que deux phares en béton, le phare de Shipwreck Point et le feu d’alignement antérieur de Brighton. Le feu d’alignement antérieur de Georgetown est une tour ronde en fibre de verre. Tous les autres phares sont en bois.

Le phare de Sambro Island.  Chris Mills
 
Le phare de Sambro Island.
   
Le phare de Seacow Head.  Carol Livingstone
 
Le phare de Seacow Head.
   
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