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Échinacée (Echinacea, en particulier E. purpurea,
E. angustifolia, E. pallida)


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Échinacée
© Royal Botanical Gardens
 

Un boniment peu commun

Pendant les années 1870, le docteur Meyer a créé le Meyer's Blood Purifier, un médicament breveté à base d'échinacée. Pour convaincre les gens de ses propriétés curatives, il proposait de se laisser mordre par un serpent à sonnettes! Un peu sonné le docteur...
 

Aire de distribution
L'E. pallida est native du Sud de la Saskatchewan et du Manitoba, ainsi que des prairies du Centre des États-Unis. Les deux autres espèces sont natives des prairies des États-Unis, l'E. angustifolia pousse de la vallée du Mississippi jusqu'aux Rocheuses et l'E. purpurea pousse dans la plupart des états de l'Est.

Histoire et usages traditionnels
Les Premières Nations des prairies utilisaient l'échinacée à de nombreuses fins médicinales, dont le traitement des maux de tête, des maux de dents et de l'enflure des glandes. Ils s'en servaient aussi contre les morsures et les piqûres d'insectes.

Les colons ont adopté la plante comme remède pour de nombreux troubles, pour eux-mêmes et pour le bétail. Vers la fin des années 1800, l'échinacée était une des plantes médicinales les plus utilisées en Amérique du Nord.

Durant presque tout le XXe siècle, l'Amérique du Nord s'est désintéressée de l'usage médicinal de l'échinacée, mais des recherches considérables sur ses propriétés ont été faites en Europe, particulièrement en Allemagne. Les résultats de ces recherches et un regain général d'intérêt pour les produits à base de plantes ont relancé l'usage de cette plante en Amérique du Nord vers la fin des années 1990.

Résultats récents et nouvelles possibilités
Pendant les années 1990, l'échinacée avait la réputation de stimuler le système immunitaire et de prévenir le rhume. Des recherches plus récentes suggèrent toutefois que ce n'est pas le cas.

Au lieu de prévenir le rhume, l'échinacée semble le traiter parce qu'elle en réduit la durée et la gravité. Des recherches se poursuivent dans ce domaine et sur d'autres usages possibles. 

Les chercheurs essaient aussi de découvrir les différences dans la composition chimique des trois espèces. Par le passé, les chercheurs utilisaient les différentes espèces d'échinacée et des parties des plantes comme si elles étaient identiques et interchangeables, ce qui n'est pas le cas et a entraîné de nombreux problèmes.

Dans les jardins canadiens
L'échinacée pourpre est une plante vivace populaire dans les jardins; on peut se la procurer chez des pépiniéristes, et il est relativement facile de la faire pousser à partir de la graine. Elle atteint environ un mètre de haut et pousse le mieux au soleil dans une terre bien drainée. On l'apprécie pour sa tolérance à la sécheresse et au froid, ses belles fleurs roses ou blanches qui fleurissent à la fin de l'été et son porte-graines conique intéressant.

Les autres espèces d'échinacée sont plus difficiles à obtenir, mais on en trouve parfois chez des pépiniéristes spécialisés.

Culture commerciale et récolte
En Amérique du Nord, on récolte surtout l'échinacée sauvage aux États-Unis. Elle est cultivée à petite échelle au Canada, principalement en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et en Ontario.

Les populations sauvages d'échinacée sont petites et éparpillées au Canada. Il est important de les préserver, non seulement pour leur bien, mais aussi parce qu'elles se sont adaptées au climat canadien et qu'elles pourraient être utiles pour la culture commerciale d'espèces plus résistantes.

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