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Bois piquant (Oplopanax horridus)


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Bois piquant
Mary Vaux Walcott.
Wildflowers of America, 245

 

Une cause à suivre

Le Canada est signataire de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique. Aux termes de ce document, les peuples autochtones ont droit, en tant que dépositaires de savoirs traditionnels, à une part équitable des avantages financiers qui découlent de la commercialisation de ces savoirs. Le Canada respectera-t-il ce droit? La façon dont il appliquera la Convention à la vente de bois piquant à des fins médicinales — une pratique déjà répandue — établira sans doute les règles pour l'avenir. Renseignements complémentaires : http://www.herbalgram.org/
herbalgram/articleview.asp?a=2697
 (En anglais).
 

Aire de distribution
Le bois piquant (ou aralie épineuse) pousse en abondance dans les forêts pluviales de la côte et de l'intérieur de la Colombie-Britannique ainsi que dans les montages Rocheuses. On trouve également des populations de cet arbuste épineux dans les régions montagneuses du Nord-Ouest des États-Unis et au Nord du Lac Supérieur.

Histoire et usages traditionnels
Selon les Premières Nations de la côte Ouest, le bois piquant est doté de grands pouvoirs médicinaux et spirituels. On a recensé, chez les Amérindiens du Nord-Ouest, une trentaine de façons d'utiliser cette plante à des fins médicinales. Parmi les usages traditionnels les plus courants, mentionnons le traitement des maladies infectieuses, y compris la tuberculose, et le traitement de l'arthrite et des affections gastro-intestinales.

Les colons, en revanche, ont hésité longtemps avant d'adopter cette plante. Ce n'est qu'à la fin des années 1900, avec le regain d'intérêt pour les remèdes traditionnels à base de plantes, que les herboristes ont commencé à utiliser l'aranie épineuse. À la même époque, on a entrepris la culture commerciale de cette plante qui, prétendait-on, avait les mêmes propriétés qu'une espèce apparentée — le ginseng. Or, les propriétés médicinales du ginseng ne sont corroborées ni par le savoir traditionnel ni par les études cliniques.

Résultats récents et nouvelles possibilités
Il existe peu d'études scientifiques sur le bois piquant. Des chercheurs ont toutefois isolé plusieurs substances chimiques ayant des propriétés antibactériennes, dont certaines sont très efficaces contre la bactérie responsable de la tuberculose, une maladie qui est de plus en plus résistante aux antibiotiques connus. On poursuit aussi les recherches sur l'utilité du bois piquant comme régulateur des effets secondaires liés au diabète.

Dans les jardins canadiens
Le bois piquant a ses amateurs et ses détracteurs. Les premiers raffolent de cet arbuste (3 à 5 mètres) au feuillage magnifique et aux fruits rouges. Les seconds détestent ses épines acérées et sa tendance à se propager. On le plante surtout dans les zones humides et sauvages de très grands jardins.

Culture commerciale et récolte
Le bois piquant est récolté exclusivement à l'état sauvage. Or, comme la demande pour cette plante médicinale augmente, et plus particulièrement pour sa racine, on craint pour sa survie. En médecine traditionnelle autochtone, on ne récolte que l'écorce intérieure de la tige, ce qui est beaucoup moins dommageable pour la plante.

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