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Podophylle pelté (Podophyllum peltatum)


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Aire de distribution

Podophylle pelté
© Les Jardins botaniques royaux
 
Podophylle pelté
© Les Jardins botaniques royaux
 

Une pharmacie transplantée

On trouve des colonies isolées de podophylle pelté bien au Nord et à l'Est de son aire de distribution habituelle. Comment cela se fait-il? Les Premières Nations l'ont probablement planté là délibérément afin d'en avoir à portée de la main.
 

 
 
Le podophylle pelté (ou pomme de mai) est natif des régions boisées humides du Sud de l'Ontario et du Québec, ainsi que de la plupart des régions de l'Est des États-Unis.

Histoire et usages traditionnels
Les Premières Nations et les colons utilisaient le podophylle pelté comme laxatif et comme tonique, contre les vers et pour traiter les verrues et les tumeurs. C'est devenu un ingrédient populaire des médicaments brevetés vers la fin des années 1800, en particulier des médicaments pour le foie.

Certaines Premières Nations infusaient les feuilles et les racines vénéneuses dans de l'eau pour en faire un insecticide liquide pour leurs récoltes. Le podophylle pelté a également des usages culinaires. Le fruit mûr du podophylle pelté est comestible. On peut le manger cru, en faire des gelées et des confitures ou en aromatiser des boissons.


Résultats récents et nouvelles possibilités

La pomme de mai contient plusieurs substances chimiques qui influent sur la santé; certaines bloquent la division des cellules, ce qui pourrait en faire une source possible de médicaments contre le cancer. La podophyllotoxine, un des composés chimiques, a été approuvée pour traiter les verrues génitales.

Plusieurs médicaments créés en modifiant la molécule de la podophyllotoxine ont été approuvés pour soigner certaines formes de cancers. La recherche se poursuit dans ce domaine.
 
Dans les jardins canadiens
Le podophylle pelté est de plus en plus populaire dans les jardins ombragés et dans les jardins boisés. On l'apprécie pour son apparition dramatique au printemps et pour ses feuilles qui se déroulent, telles une ombrelle. La fleur et le fruit, en partie cachés sous les feuilles, sont relativement modestes. 

Ceux qui envisagent planter le podophylle pelté dans leur jardin ne doivent pas oublier qu'il est, à l'exception du fruit mûr, très vénéneux. De même que toutes les plantes indigènes qui poussent lentement dans la forêt, il ne faut pas déraciner les plants sauvages, mais plutôt en acheter dans une pépinière de renom qui les cultive à partir de la semence.

Culture commerciale et récolte
On cueille le podophylle pelté à des fins médicinales presque entièrement à l'état sauvage. Au début, on récoltait surtout la variété hymalayenne aux fins de production commerciale de médicaments, mais comme cette espèce se fait maintenant rare, la demande en podophylle pelté nord-américain croît. La plante a été déclarée espèce menacée dans certaines régions du Québec, où la cueillette et le transport de cette plante à l'état sauvage sont réglementés.

Les chercheurs essaient de trouver des moyens de récolter le podophylle pelté sans le mettre en danger et de le cultiver à des fins commerciales. On explore, notamment, la possibilité de le cultiver en association avec d'autres plantes médicinales qui poussent dans la forêt dans des conditions semblables, comme le ginseng et l'hydraste du Canada. Une récente découverte prometteuse a révélé que les feuilles, tout comme les racines, pourraient être une source de podophyllotoxine, si bien qu'il serait possible de récolter tous les ans une partie des feuilles au lieu de déraciner la plante toute entière.

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