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Pavot asiatique. La morphine provient du liquide blanc qui suinte de la gousse.
Pavot asiatique. La morphine provient du liquide blanc qui suinte de la gousse.
© Les Jardins botaniques royaux

Flacons pour composés de morphine.
Flacons pour composés de morphine.
© Fondation du patrimoine Ontarien

Contenants pour préparations à base de quiquina et de quinine.
Contenants pour préparations à base de quiquina et de quinine.
© Fondation du patrimoine Ontarien

Écorce du quiquina, source de la quinine.
Écorce du quiquina, source de la quinine.
© Fondation du patrimoine Ontarien

En 1804, Friedrich Sertürner, un pharmacien allemand âgé de 22 ans, extrait la morphine du pavot asiatique (Papaver somniferum). Il en teste ensuite les effets sur lui-même et sur trois personnes qui se portent volontaires. Comme ils ont pris environ 10 fois plus que la dose prescrite de nos jours, ils ont mis pas mal de temps à se remettre de ses effets stupéfiants!

Sertürner baptise la nouvelle substance « principe somnifère » en raison de ses capacités puissantes de provoquer le sommeil. Ce nom est remplacé plus tard par le mot morphine en l'honneur de Morphée, le dieu grec des rêves.

La technique mise au point par Sertürner permet à d'autres scientifiques d'isoler des alcaloïdes à partir de plantes médicinales. C'est un domaine en effervescence. En 1854, on avait découvert 30 nouveaux médicaments, dont dix au cours de la décennie qui a suivi la découverte de Sertürner.

Les « vedettes » de ce processus sont deux pharmaciens français, Pierre-Joseph Pelletier et Joseph-Bienaimé Caventou. Ils travaillent en équipe pendant 25 ans; cette collaboration prend fin avec le décès de Pelletier en 1842.

Juste avant cette collaboration, Pelletier et un autre collègue avaient isolé l'émétine à partir de l'ipéca (Cephaelis ipecacuanha), connue pour ses vertus vomitives. Puis, en 1818-1819, Pelletier et Caventou isolent ensemble la strychnine, la brucine, la vératrine et la colchicine.

En 1820, ils font une de leurs plus importantes découvertes : la quinine, isolée à partir de l'écorce du quinquina (Cinchona officinalis). La quinine est alors utilisée pour traiter la malaria, endémique à l'époque dans certaines régions du monde, y compris au Canada. Pelletier et Caventou construisent leur propre usine de fabrication de la quinine, mais ils publient aussi leur processus de production, ce qui leur fait honneur. 

Pelletier et Caventou poursuivent leurs recherches — tous les deux ou avec des partenaires supplémentaires — pour isoler la pipérine à partir du poivre noir, la caféine à partir du café et plusieurs autres alcaloïdes dérivés du pavot asiatique.

Entre-temps, d'autres pharmaciens et chimistes, français et allemands pour la plupart, isolent d'autres alcaloïdes à partir de plantes médicinales qui ont d'importantes vertus en tant que médicaments, dont l'atropine, l'aconitine, la codéine, la papavérine, la cocaïne et la scopolamine.

Cette vague de découvertes révolutionne la manière dont les gens utilisent la puissance curative des plantes. Des ingrédients isolés remplacent de plus en plus la plante entière en médecine traditionnelle. Les nouveaux médicaments sont plus puissants, et on peut mesurer et contrôler avec plus de précision la dose d'ingrédients actifs donnée au patient.

Archives of Ontario
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