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Faites connaissance avec des chercheurs de remèdes:
Parlez à Pascale Harster


Propriétaire, Harster Greenhouses & Science Based Medicinal Plants Inc., Dundas (Ontario)

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Pascale Harster

Qu'est-ce que la normalisation des plantes?

Pourquoi la normalisation est-elle importante?

Comment faites-vous pousser des plantes normalisées? Utilisez-vous des techniques spéciales?

Si toutes les plantes sont différentes, comment savez-vous laquelle reproduire en masse?

Quelles plantes essayez-vous de normaliser et comment vous y prenez-vous?

Quels facteurs environnementaux touchent le plus les plantes?

Est-ce que la culture de plantes dans une serre présente des avantages pour l'environnement?


Qu'est-ce que la normalisation des plantes?

Grâce à la normalisation, toutes les plantes utilisées pour fabriquer une pilule ou un produit, quelle que soit sa forme (un extrait, par exemple), contiennent des quantités de composés médicinaux identiques. La normalisation est nécessaire parce que toutes les plantes sont différentes. Comme les frères et les sœurs, elles proviennent de graines, et chaque graine est unique.



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Hydraste du Canada
Hydraste du Canada
© Les Jardins botaniques royaux

 
Pourquoi la normalisation est-elle importante?

Il y a des milliers d'années, ceux qui recueillaient les plantes médicinales en connaissaient les propriétés. Ils savaient que telle plante était bonne et que telle autre ne l'était pas. Ils possédaient une connaissance traditionnelle qui est maintenant perdue. De nos jours, de nombreuses plantes médicinales sont récoltées sans qu'on sépare les bonnes des mauvaises. La normalisation consiste donc à garantir que toutes les plantes sont identiques.

C'est important parce que les scientifiques croient aujourd'hui qu'il y a une synergie entre les différents composés chimiques d'une plante médicinale. Ce n'est pas le composé mentionné sur l'étiquette qui est important — c'est toute la plante qui est importante. Si les plantes sont normalisées, on peut être certain que chacune d'elles contient chaque composé chimique en quantité égale — et il peut y en avoir des centaines.



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Comment faites-vous pousser des plantes normalisées? Utilisez-vous des techniques spéciales?

Il s'agit de sélectionner des plants vigoureux, de les multiplier de manière uniforme et de les cultiver ensuite dans un environnement contrôlé pour qu'ils restent les mêmes tout au long de leur croissance. Comme les plantes ne poussent plus à l'extérieur, nous pouvons en produire douze mois par année. Cela facilite aussi l'approvisionnement, parce que les plantes qui poussent dans la nature sont souvent emmagasinées pendant des mois, et il est fort probable qu'elles n'aient plus aucune substance chimique au moment du traitement parce qu'elles sont restées trop longtemps sur les étagères.



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Si toutes les plantes sont différentes, comment savez-vous laquelle reproduire en masse?

C'est peut-être la partie la plus difficile du projet. Il faut se fier aux plantes qui ont la réputation d'être efficaces. C'est le travail des scientifiques de l'université de Guelph. Ils parlent à des gens qui connaissent depuis longtemps les propriétés des plantes. Ils partent donc d'une plante qui a la réputation d'être efficace. Ils la testent ensuite pour en trouver les composants chimiques, puis choisissent une des eapèces à normaliser en fonction des composés chimiques qu'elle contient.



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Quelles plantes essayez-vous de normaliser et comment vous y prenez-vous?

Millepertuis
© Les Jardins botaniques royaux
 

Nous travaillons sur le millepertuis (Hypericum perforatum) et l'échinacée (E. purpurea et E. angustifolia). Nous travaillerons ensuite sur l'hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), la grande camomille (Tanacetum parthenium) et le Huang Qin (Scutellaria baicalensis). Nous en ajouterons peut-être à la liste en fonction des besoins de nos clients.

Les plantes de l'université de Guelph sont acclimatées et cultivées dans un environnement contrôlé. Le bâtiment ressemble à une serre, mais c'est beaucoup plus que ça — chaque aspect de l'environnement est contrôlé. Nous faisons des milliers d'expériences sur diverses espèces avec des environnements différents afin d'obtenir les meilleures plantes, des plantes identiques qui contiennent le bon composé chimique et ont la même puissance.

Les plantes cultivées dans un environnement contrôlé ne sont pas contaminées par un sol pollué, ce qui est parfois un problème quand elles poussent dans les champs.



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Quels facteurs environnementaux touchent le plus les plantes?

C'est une combinaison de tous les facteurs de l'environnement — la lumière, la température, le CO2 dans l'air, les engrais utilisés, le milieu dans lequel elles poussent, qu'il s'agisse de mousse de tourbe ou d'un milieu sans terre, ou qu'il n'y ait pas de milieu de culture. Beaucoup de facteurs entrent en jeu. Ce n'est malheureusement pas si simple.

Si une plante est stressée, elle essaie de se reproduire et produit davantage de ces composés chimiques. C'est sa manière de se protéger contre les prédateurs dans la nature. Ça ne veut pas dire que nous voulons toujours stresser les plantes, parce que nous voulons obtenir les bonnes substances chimiques dans les bonnes proportions. Une plante n'est pas nécessairement plus efficace sur le plan médicinal parce qu'elle contient une plus grande quantité d'une certaine substance chimique.



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Échinacée
Échinacée
© Les Jardins botaniques royaux

 
Est-ce que la culture de plantes dans une serre présente des avantages pour l'environnement?

Certaines plantes médicinales figurent dans la liste des espèces en voie de disparition, certaines ont déjà disparu, ce qui est, bien sûr, inquiétant. L'échinacée ne semble pas en danger, mais les gens récoltent souvent les mauvaises plantes parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font.

Ce que nous faisons peut effectivement protéger les espèces en voie de disparition, et nous espérons que la culture en serre présentera des avantages quand nous travaillerons, plus tard, avec d'autres plantes figurant dans la CITES [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction].



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Renseignements complémentaires : http://www.uoguelph.ca/mediarel/archives/004266.html (En anglais)

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