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Faites connaissance avec des chercheurs de remèdes:
Parlez à Tim Johns


Ethnobotaniste à l'Université McGill à Montréal (Québec)

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Tim Johns

Qu'est-ce qu'un ethnobotaniste?

Comment travaillez-vous? Comment recueillez-vous vos données?

Où travaillez-vous?

Quels types de problèmes les ethnobotanistes doivent-ils résoudre?

À quels projets portant sur des plantes médicinales travaillez-vous actuellement?

Comment travaillez-vous avec les Cris de la baie James?

 

Qu'est-ce qu'un ethnobotaniste?

L'ethnobotanique est la science qui étudie les rapports entre un groupe social humain et la flore, et peut-être certaines des conséquences de ces rapports. C'est un domaine très vaste qui étudie les rapports en détail. En général, les gens s'intéressent à l'action des plantes sur les humains et à l'usage que ces derniers en font, mais ça peut aussi aller dans l'autre sens. Certaines personnes s'intéressent particulièrement aux plantes et veulent comprendre les incidences de leur usage passé et actuel sur la constitution génétique des espèces, comme ce qui se produit au cours de la domestication ou sur les populations végétales.



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Comment travaillez-vous? Comment recueillez-vous vos données?

Vu l'aspect pluridisciplinaire de l'ethnobotanique, chacun d'entre nous a ses propres méthodes de travail. Comme je m'intéresse aux incidences des interactions entre les humains et la flore sur certains aspects de la santé des êtres humains, je me concentre sur les plantes et leurs propriétés. Je travaille aussi avec des populations humaines pour essayer de comprendre le rôle des plantes dans la subsistance de ces populations et la manière dont les plantes répondent aux besoins nutritionnels et à d'autres besoins sanitaires fondamentaux.

Étant donné que c'est un domaine interdisciplinaire, il faut connaître les plantes et disposer de moyens simples d'interagir avec les collectivités. Ensuite, il faut utiliser des outils très particuliers.




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Où travaillez-vous?

Tim Johns au travial
Tim Johns au travial.

Je cherche des populations dont le style de vie est en partie traditionnel, c'est-à-dire qui ont un rapport avec les ressources d'un certain milieu dont ils ont hérité au cours des âges. Elles peuvent se trouver n'importe où dans le monde. Je travaille en Amérique du Nord et au Canada, mais j'ai également beaucoup travaillé en Afrique et en Amérique latine et avec des étudiants qui travaillent dans d'autres pays.

L'ethnobotanique se pratique à l'échelle mondiale. Et les problèmes d'adaptation au changement que nous observons sont les mêmes partout dans le monde. L'étude de cette dynamique occupe de nombreux ethnobotanistes.




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Quels types de problèmes les ethnobotanistes doivent-ils résoudre?

Il n'y a pas si longtemps, la plupart des ethnobotanistes issus du milieu universitaire pensaient que la connaissance et les gens qui la possédaient étaient simplement des sujets d'étude. Cette attitude n'est plus acceptable. Je ne dis pas qu'il n'y a plus personne qui pense comme ça, mais dans le contexte contemporain, je crois qu'il ne faut plus définir les problèmes comme on le faisait par le passé.

De nos jours, la plupart des ethnobotanistes définissent les problèmes par rapport aux questions. Il ne s'agit pas uniquement de questions théoriques, il y a aussi des questions pratiques pour les gens et les collectivités qui utilisent ces plantes. L'orientation de la recherche est donc importante. Quand on participe au travail plutôt que d'étudier les gens, on travaille en équipe. Pour ma part, j'essaie de collaborer avec les collectivités pour comprendre avec elles les inquiétudes, les questions ou les problèmes, et la plupart de mes collègues en font autant. Nous recueillons ensuite des données de manière à voir le problème sous son angle théorique et nous contribuons à trouver une solution pratique.




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À quels projets portant sur des plantes médicinales travaillez-vous actuellement?

Le meilleur exemple est notre travail avec les Cris de la baie James. Les personnes qui travaillent en santé publique et les membres des Premières Nations eux-mêmes reconnaissent que le diabète est le plus important problème de santé à résoudre. Le problème s'est empiré, mais il a atteint une magnitude jamais vue auparavant. D'aucuns ont tenté de trouver des solutions, sans grand succès.




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Comment travaillez-vous avec les Cris de la baie James?

Les Premières Nations ont leurs propres conceptions de la santé et leurs propres traitements traditionnels. Dans les collectivités, la manière de penser et le style de vie de certains ont été influencés par la société ordinaire, alors que de nombreux anciens voient toujours les choses de manière très traditionnelle et continuent d'utiliser les ressources traditionnelles. La collectivité dans son ensemble aborde la santé de manière holistique et voit en elle un moyen de conserver son intégrité. Elle veut donc trouver des solutions aux problèmes, mais elle voudrait aussi le faire d'une manière qui convienne à sa situation, tant sur le plan social que sur le plan culturel.

À la baie James, nous étudions certaines plantes traditionnelles et la façon dont elles ont probablement servi, par le passé, à traiter le diabète et d'autres maladies. Nous voulons  comprendre certaines des ressources utilisées couramment par le passé, et dont l'usage pourrait encore être acceptable pour la collectivité. Nous faisons donc des entrevues, nous choisissons les plantes les plus importantes et nous faisons un suivi en laboratoire. L'objectif est de trouver dans ces plantes des substances utiles qui pourraient être réintroduites et que la collectivité pourrait utiliser sous une autre forme, de manière plus ciblée, pour combattre le diabète. Nous ne pensons pas à quelque chose qui pourrait être incorporé à un médicament quelconque, mais à quelque chose qui pourrait être utile de manière logique ou scientifique sous une forme qui serait, là encore, acceptable sur le plan culturel. En somme, nous voulons réintroduire certaines de ces plantes sous une forme et d'une manière que la collectivité trouverait acceptables, tout en mettant à profit les connaissances scientifiques que nous avons acquises sur les propriétés physiologiques et pharmacologiques.

Renseignements complémentaires: http://www.hc-sc.gc.ca/sr-sr/activ/consprod/cree-cries_f.html



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