À la croisée des chemins

« Tous les chemins mènent à Rome » : vous connaissez ce proverbe? À Charlesbourg, on pourrait dire que tous les chemins mènent au Trait-Carré. Plusieurs axes de communication se croisent à ce carrefour. De plus, la commune est ceinturée d’un chemin. Arpentez ces voies d’accès pour constater combien elles ont favorisé le développement du village.

Le chemin de Charlesbourg

Le chemin de Charlesbourg relie le Trait-Carré à la ville de Québec. Dès le début du XVIIIe siècle, il permet aux cultivateurs d’aller vendre leurs produits dans les différents marchés de Québec. Ce chemin est donc essentiel au développement économique du Trait-Carré. Aujourd’hui, il correspond à la 1re Avenue.

Le chemin Bourg-Royal

Depuis le chemin de Charlesbourg, on aménage aussi le chemin Bourg-Royal. Celui-ci relie le Trait-Carré au village de Bourg-Royal fondé par l’intendant Jean Talon. Grâce à cette voie de communication, les habitants de Bourg-Royal se rendent au Trait-Carré pour assister à la messe, pour profiter des services offerts au centre du village ou pour visiter la parenté.

Le chemin Saint-Joseph

Partant de la commune, le chemin Saint-Joseph permet d’accéder au village de La Jeune-Lorette. Les habitants du Trait-Carré entretiennent des liens d’amitié avec ces voisins. Quand ils se rendent dans le village de Saint-Amboise de La Jeune-Lorette pour participer à des fêtes ou à des activités communautaires, ils rencontrent, à l’occasion, des Hurons.

Le chemin du Trait-Carré

Ce chemin ceinture la commune. Au début, il sert à amener les bêtes au pâturage. Les habitants doivent clôturer le front de leur terre qui donne sur le chemin du Trait-Carré. Au XIXe siècle, les maisons se concentrent autour de ce chemin. De nos jours, les deux axes de communication principaux croisent le chemin du Trait-Carré, soit la 1re Avenue (nord-sud) et le boulevard Louis-XIV (est-ouest).

Le chemin Saint-Pierre

Ce chemin relie le Trait-Carré aux nouveaux établissements situés plus au nord. Cette voie permet le développement de Lac-Beauport et de Stoneham. Les habitants du nord peuvent ainsi se rendre plus facilement aux marchés de Québec et faire une halte au Trait-Carré. Ils en profitent alors pour fréquenter les commerces de Charlesbourg ou, simplement, pour déambuler dans les chemins du Trait-Carré. On raconte que les jeunes gens s’y croisent le soir venu. Garçons et filles en profitent pour se faire la cour. Ce chemin est d’ailleurs surnommé la « promenade des amoureux ». Aujourd’hui, il se nomme le « boulevard Henri-Bourassa ».

Circuler ou rebrousser chemin

Malgré leur utilité, les chemins qui traversent le Trait-Carré ne sont pas toujours en bon état. Comme ils ne sont pas pavés, ils deviennent boueux et difficilement praticables quand il pleut, notamment l’été. En hiver, on ne peut tout simplement pas les emprunter. Ainsi, l’ouverture des chemins, le printemps venu, est un événement fort attendu.

Se rendre au Trait-Carré

La plupart des voies de circulation du Trait-Carré ne suivent pas les divisions originales des terres. Seul le chemin du Trait-Carré respecte les limites de la commune. On a préféré aménager les axes de communication pour permettre aux gens qui habitent à la périphérie de venir au Trait-Carré, centre du monde rural.

Une côte cahoteuse

Avant d’arriver au Trait-Carré, les gens doivent emprunter la côte Saint-Pierre. Cette dernière est si abrupte et raboteuse que les produits transportés passent souvent par-dessus bord. Voilà pourquoi on surnomme cette côte « Vide-poche ».