Le magasin est ouvert en semaine, de 8 h 30 à 17 h 30, et le samedi, jusqu'à 21 h 30. Il possède des vitrines de verre qui donnent sur la rue, des colonnes de miroir, des installations et des comptoirs solides, en chêne sur mailles, ainsi que des lampes électriques au tungstène, munies d'abat-jour en laiton brossé. L'établissement est élégant et regorge de belles marchandises. Les articles de journaux parus avant la grande ouverture décrivent ainsi la disposition des marchandises à chaque étage.

Au sous-sol : produits d'épicerie, friandises, cristal taillé vénitien, vaisselle, quincaillerie, porcelaine, produits en cuir et service de vente par correspondance.
Au rez-de-chaussée : soie, mercerie, dentelle, rubans, bas, gants, velours, produits pour la confection de robes, tweed, flanelle, articles pour hommes, vêtements pour garçons et hommes, chapeaux, casquettes, art et ouvrages à l'aiguille.

Au premier étage : corsets, vêtements pour bébés et enfants, landaus, robes et vêtements blancs pour femmes, linges de maison, rideaux, ameublement, couvertures et carpettes.

Au deuxième étage : tapis, linoléum, toile cirée, encadrement (lit), matelas, oreillers, balais mécaniques, bureaux de l'administration, ateliers de confection, salons d'écriture et le salon de thé royal Welsh, fierté de l'entreprise, meublé en « Mission Style », où joue quotidiennement un orchestre, de 12 h 30 à 13 h 30 et de 15 h 45 à 17 h 15.

Lors de l'ouverture, le jour de la Saint-Valentin, les clients peuvent goûter à des aliments délicats et entendre « la plus charmante harmonie de sons mélodieux » que joue l'orchestre dans le salon de thé, au deuxième étage. Les employés invitent les clients à passer des commandes par correspondance aux commis vêtues de blanc.

Grâce à sa centaine d'employés, à ses activités de vente par correspondance bien établies et à sa grande variété de biens de consommation, Pryce Jones défie directement la suprématie commerciale établie par la Compagnie de la Baie d'Hudson depuis qu'elle a fourni l'équipement de la Police à cheval du Nord-Ouest, de Fort Calgary, au milieu des années 1870. La Compagnie de la Baie d'Hudson se sent menacée. Moins d'un mois après l'ouverture de la Saint-Valentin, cette dernière achète l'immeuble du sénateur James Lougheed à l'angle de la 7e Avenue et de la 2e Rue Sud-Ouest et, en 1912, commence la construction d'un magasin de 1 500 000 $ pour contrer la nouvelle concurrence venue des « vieux pays ».
Texte de Jennifer Cook Bobrovitz
Reprise de l'article publié dans le Calgary Real Estate News, le 11 février 2000, avec l'autorisation de l'auteure.

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