L'action terroriste du Front de libération du Québec (FLQ)

La révolution, la seule voie vers l’indépendance

Le mouvement de décolonisation après la Deuxième Guerre mondiale donne lieu à des épisodes violents et tragiques. Pensons aux guerres du Vietnam (1946-1975) et d’Algérie (1954-1962), à la révolution cubaine (1959), ou encore aux actions de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) qui reprend du service en 1949 et de l’ETA (le pays basque et la liberté) en Espagne à partir de 1959. Ces luttes armées pour la libération nationale constituent des sources d’inspiration pour des militants de l’indépendance du Québec qui en viennent à croire que celle-ci ne peut pas s’obtenir par la voie démocratique. 

Le graffiti, une nouvelle façon d’exprimer ses convictions

À l’aube des années 1960, la sensibilité nationaliste d’une bonne partie de la population québécoise est à fleur de peau. Aussi, lorsqu’en 1962 Donald Gordon, président du Canadien national (CN), déclare sans ambages que les Canadiens français n’ont pas la compétence pour occuper le poste de vice-président dans la société d’État qu’il dirige, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Peu après, un groupuscule plus ou moins clandestin voit le jour, le Réseau de résistance pour la libération nationale du Québec (RR) avec comme seul but d’apposer des graffitis réclamant l’indépendance du Québec comme, par exemple, « Vive le Québec libre », sur les monuments, les édifices publics et les panneaux de circulation. Au fond, le RR vient appuyer les efforts des mouvements souverainistes. 

Le FLQ, une organisation de plus en plus violente

En 1963, se détache du groupuscule graffiteur une trentaine d’individus convaincus que l’indépendance du Québec ne peut pas s’obtenir sans violence. C’est la naissance du Front de libération du Québec (FLQ). Quelques semaines plus tard, des bombes incendiaires sont lancées sur trois manèges de l’Armée canadienne à Montréal. Elles sont suivies par d’autres bombes et des vols de banque et d’armes. En 1967, année du centenaire de la Confédération et de l’Exposition universelle de Montréal, le FLQ se fait plus discret. Les actions d’éclat du mouvement révolutionnaire québécois culminent avec la crise d’octobre 1970 et la mort du ministre libéral Pierre Laporte.
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20e siècle
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