La création de la Société générale de financement (SGF)

Un dur constat s’impose dans les années 1960 : entre 5 et 20 % de l’économie du Québec appartient aux Québécois francophones; le reste, soit au minimum 80 %, (et probablement plus), est entre les mains de sociétés canadiennes anglaises et américaines. Au pouvoir, le Parti libéral du Québec entend rectifier cette situation. En effet, dans un discours prononcé en mars 1961, le premier ministre Jean Lesage affirme que « le colonialisme économique n’est plus acceptable pour les Québécois ». Et la solution avancée par le gouvernement est la création de la Société générale de financement (SGF) en 1962, une société mixte réunissant des fonds de l’État, d’institutions financières et des contribuables. Sa mission consiste à soutenir des entreprises québécoises en difficulté et à diversifier la base de la production industrielle du Québec. En plus d’acquérir des actions d’entreprises, la SGF peut se procurer des obligations des autres paliers de gouvernement ou d’organisations (les commissions scolaires, par exemple) et les revendre. Bref, elle entend agir comme le bras financier du gouvernement du Québec et réduire la dépendance du Québec à l’égard des capitaux étrangers.
Musée québécois de culture populaire
20e siècle
© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons