Un milieu de conservation exceptionnel

Depuis les premières découvertes, les fossiles de Miguasha font l’unanimité sur leur qualité remarquable de fossilisation. Cette qualité, qui a été l’un des arguments ayant justifié l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, est en grande partie redevable au milieu de conservation exceptionnel qui prévalait dans l’estuaire dévonien.

Ce milieu était caractérisé par deux facteurs très spécifiques, soit une certaine pauvreté en oxygène et une grande quantité de sédiments qui venait se déposer au fond de l’estuaire. L’organisme, soit un poisson ou une plante, qui se retrouvait au fond de l’eau, était rapidement enfoui par une mince couche de sédiments. Cet ensevelissement rapide avait deux conséquences favorables à la fossilisation. D’abord, il isolait prestement l’organisme de son milieu, le rendant inaccessible aux charognards et à l’action des courants. Ensuite, le milieu déjà faible en oxygène le devenait davantage parce que les échanges gazeux avec l’eau étaient encore plus réduits. Ainsi s’amorçait le processus de fossilisation dans ce milieu de conservation exceptionnel.

Une autre preuve directe de la faible teneur en oxygène dans les sédiments est l’abondance de pyrite de fer dans les couches sédimentaires. Ce minéral, surnommé l’or des fous, est en fait un sulfure de fer dont la formation est conditionnelle à la rareté de l’oxygène. Cette pyrite de fer se retrouve souvent sur le corps des organismes fossilisés.
Parc national de Miguasha

© 2007, Parc national de Miguasha

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