Du sommet de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, les visiteurs peuvent admirer le port de Montréal et constater la place centrale qu'il occupe dans la ville de même que dans l'économie du Canada tout entier. Ici, en ce début de XXe siècle, tout converge.

Le long des quais, les bateaux à vapeur déchargent leurs cargaisons et reçoivent les marchandises venues de partout au Canada. Montréal est le carrefour des voies ferroviaires transcontinentales : le Grand Tronc et le Canadien Pacifique y aménagent d'immenses silos à blé où sont stockés les récoltes, et les espoirs, des cultivateurs de l'Ouest. Et le train, qui pénètre au cœur du port, relie ainsi le premier port canadien à tous ses arrière-pays. La proximité du port et la densité du réseau ferroviaire ont contribué à l'essor industriel du secteur du canal Lachine, dont les cheminées et la fumée dominent l'horizon vers l'ouest. Aux alentours du marché Bonsecours, cultivateurs et petits vendeurs se bousculent pour exposer leurs produits et attirer l'œil des citadins en quête d'aubaines.
Par Joanne Burgess et Gilles Lauzon
Musée McCord d'histoire canadienne

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