Au Canada, durant les jours précédant Noël, on faisait également l’achat des victuailles nécessaires à la préparation du réveillon et du dîner de Noël. Les marchands d’alimentation utilisaient abondamment la publicité dans les journaux pour annoncer leurs produits et tenter de s’attirer une clientèle plus nombreuse.

Dans les années 1860, certains marchands décoraient l’intérieur de leur magasin avec des guirlandes de houx et de fleurs séchées afin de créer une ambiance des fêtes. D’autres, plus astucieux, allaient même jusqu’à offrir un cadeau en prime à tous les clients : feuilles de houx ou boule de gui. Voyant déjà les commandes affluer, les marchands n’hésitaient pas à augmenter le nombre de voitures de livraison pour satisfaire leur clientèle.

Parmi la grande variété d’aliments offerts à cette époque, on retrouvait beaucoup de fruits frais : oranges, citrons, limes, raisins, figues et prunes. On proposait également des fromages importés d’Europe et des États-Unis, des tartes aux fruits, et pour la clientèle plus aisée, du caviar russe et du gibier en provenance d’Angleterre.

On pouvait aussi se procurer divers produits déjà préparés et vendus en conserve, tels la soupe aux tomates (une nouveauté) ou à la tortue, les pâtés de foie, de canard, de bécassine et de crevette. La diversité des boissons ne faisait pas défaut non plus. Les vins de Bordeaux, de Bourgogne, de Sauternes, de Champagne, du Rhin, de Porto et de Madère abondaient, de même que les liqueurs fines.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Mission de la recherche et de la technologie, Direction des Musées de France, Musée de la civilisation, Provincial Museum of Alberta, Musée national des arts et traditions populaires, Département de l'organisation des systèmes d'information,

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons