Les dessous de l’Histoire : Marguerite B., les écrits est une œuvre constituée de 426 tableautins sur lesquels l’artiste a copié durant deux ans ce qui reste des écrits autobiographiques de Marguerite Bourgeoys. Pour s’approcher au plus près du texte, elle a repris le geste accompli par les nombreuses religieuses copistes qui en ont assuré la transmission après la perte du manuscrit original. L’artiste revisite par sa peinture le parcours d’une des rares femmes à faire partie des personnages de l’histoire de la Nouvelle-France. Marguerite Bourgeoys apparaît, à travers ses écrits, comme la première femme d’affaires de la colonie, avec ses allées et venues entre la Nouvelle-France et la métropole, ses campagnes de financement, son recrutement de jeunes filles, sa ténacité. L’écrit devient une représentation du passé, pour ainsi dire, reconstruisant un des récits possibles de l’histoire par sa notation graphique. Le document écrit constitue une preuve jugée irréfutable dans le domaine des sciences humaines, et son utilisation fait en sorte que le passé devient accessible grâce à la capacité de le lire. Ce qui reste des générations passées réside dans leur écriture parcellaire. Et, dans le cas de l’œuvre de Monique Régimbald-Zeiber, cette écriture nous parvient quelque peu modifiée, cachée et annotée par tous les bouts de tissus, de peaux, de retailles, de voiles et de chiffons.
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